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A Chaumont, des jardins qui soignent l'âme et le corps

Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

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19ᵉᵐᵉ Festival International des jardins
Thème 2010: "Jardins corps et âme"

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Cette année, le Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, a demandé aux équipes composées d'architectes, de scénographes, de paysagistes ou d'ingénieurs horticoles, de faire preuve d' imagination pour mettre en scène des jardins qui soignent l'âme et le corps, des jardins qui apaisent et régénèrent.
Ayant des effets d'apaisement et de sérénité, le jardin stimule tous nos sens. Il est un lieu qui favorise autant la contemplation que l'imaginaire.
Mais on trouve aussi dans au jardin, des plantes et des herbes à l'origine de médicaments capables de soigner le corps. Le jardin est aussi un endroit qui reconstruit et soigne l'esprit; le jardinage peut être une thérapie efficace sur des pathologies cérébrales et neurologiques. Dépenses physiques, activité intellectuelle, convivialité, tout concourt au jardin à favoriser les énergies positives.
Avec des plantes dépolluantes, détoxifiantes, le jardin participe à la restauration des paysages blessés  et à leur embellissement.
Si le jardin soigne l'âme et le corps, il suscite des passions, des engagements "corps et âme" au service de cette cause de la beauté, du bonheur et du mieux être.

Pour vous aider à "vous jeter corps et âme" dans chacun de ces jardins et mieux en saisir les sens,
j'ai retranscrit les explications fournies par le festival sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.

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Le jardin des carpes

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Jouant avec la configuration de cette parcelle pentue, ce jardin pérenne
apporte la fraîcheur d'une cascade et d'un bassin

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Des racines du corps à la bulle de l'âme

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Repère du festival: Ce jardin invite le visiteur à lever le visage vers le ciel pour en apprécier la lumière vivifiante et se gorger de son intensité. Entrant à couvert, il fera l'expérience du corps. Il appréciera sa pesanteur, son enracinement et cheminera librement parmi les tiges d'osier qui jaillissent de la masse dense de la Terre, se tendent vers le Ciel et ploient enfin dans un attrait irrépressible vers le sol. Des plantes grimpantes initient la marche vers le ciel. Après un passage fleuri, le jardin forme une clairière ou éprouver un instant le sentiment de l'éternité.

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Calligrâme

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Repère du festival: Au  Japon, le papier permet de correspondre avec les Dieux, soit sous forme de  petits papiers pliés accrochés aux arbres, soit lors de cérémonies, où le  prêtre shintoïste bénit les fidèles avec un rameau de papier. En japonais, "Kami" veut dire à la fois "papier" et  "Dieu".
Partant  de cette relation entre le corps et l'esprit, le couple d'artistes franco  japonais et les deux architectes qui les accompagnent ont imaginé un jardin  dont les allées forment l'idéogramme de l'âme : « Tamashi ».
Le jardin propose des œuvres de papier réalisées avec l'écorce du mûrier. Seuls  des végétaux utilisés pour la fabrication du papier ont été sélectionnés  (bambous, chanvre, graminées, peuplier, papyrus). L'absence de fleurs concourt  à accentuer l'effet vibratoire provoqué par les feuilles et leurs nuances.
Sérénité, apaisement, communion avec la nature sont les médicaments spirituels de l'âme.  A l'inverse des jardins secs qui se contemplent de l'extérieur, dans ce jardin, la végétation protège le visiteur du monde et l'invite à une approche très originale du papier, à la fois à travers les œuvres et la végétation. Comme dans un jardin Zen, le gravier des allées symbolise l'eau de la rivière, en résonance avec la vie qui passe. Trois bancs installés au centre du jardin et en périphérie des allées incitent les visiteurs à une pause contemplative.

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Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain

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Repère du festival:  Les  concepteurs de ce jardin ont choisi de prendre le contre-pied du bien-être et des plantes bienfaisantes que l'on attribue au jardin. Ils nous proposent une rencontre avec « l'âme » d'un personnage imaginaire, Monsieur Vilain, à travers  « le corps » de son jardin.
Tout  n'est pas rose pour Monsieur Vilain. Il est d'ailleurs souvent d'une humeur massacrante. Il passe par des moments de nostalgie, mais aime aussi parfois être farceur et jouer avec les mots. Ses états d'âme transpirent inévitablement dans son jardin qui traduit admirablement des expressions comme : « Tu me cours sur le haricot» «Il ne faut pas pousser mémé dans les orties», « Avoir des  soucis », « raconter des salades », « c'est pas tes oignons ».
Dans un souci pédagogique et attractif pour un large public, le jardin démontre à travers cet imaginaire, que tout ce qui peut sembler mauvais, sale, ou encore trop odorant (comme le compost, les tas de fumier ou les tuiles concassées) peut être un support idéal pour accueillir du végétal.
Monsieur Vilain a volontairement voulu cultiver les vilaines plantes de nos jardins pour leur redonner une âme. Il s'applique à guider sur support ses liserons (convolvulus). Il collectionne les mauvaises herbes, installe un banc de fortune dans les ronciers de son jardin (c'est un  farceur).
Le  corps humain digère, c'est un cycle naturel. Le « corps » du jardin produit le même cycle. Si Monsieur Vilain jardine avec le « corps » de son jardin, c'est pour lui donner une « âme ».

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Cheveux d'anges

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Repère du festival:  « Tillandsia usneoides », une plante sans début ni fin, légère et libre de racines, intouchable dans sa boîte de verre. En transparence, elle vous laisse voir ses chevelures d'argent, cheveux surnaturels, cheveux d'anges, prolongements de l'âme flottant sur une profondeur inconnue, eau et ciel, lumière et miroir aux multiples reflets.
Les corps sont invités à s'imaginer dans les chaises du repos sorties de l'eau comme les nymphéas, une constellation en blanc et rouge qui gravite autour du mystère de l'âme comme un manège qui lentement s'est arrêté, le temps de la contemplation, le temps d'un jardin.

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Main dans la main

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Repère du festival:  Ce jardin vous offre un parcours  chorégraphique à faire main dans la main. Chaque personne doit choisir la  couleur de son choix: rouge ou vert, et marcher sur les dalles de sa  couleur sans lâcher la main de l'autre (on peut bien entendu changer de main ou même se tenir les deux mains). Les dalles bicolores  sont les dalles à partager. Le visiteur peut à sa guise décider s'il désire marcher en  même temps que l'autre sur ces dalles, ou l'un derrière l'autre ou pourquoi pas? même tenter un simple porté. On s'apercevra que quelquefois il faudra savoir s'attendre l'un et l'autre, se pencher, s'étirer. Un pas de deux entre les mains du visiteur, à lui de dessiner, de composer sa  danse et d'être l'auteur de sa chorégraphie.

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Le jardin qui chante

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Repère du festival:  « Ecouter » et « contempler » sont les maîtres mots de ce jardin. Il accorde une large place aux oiseaux dont la présence permet de soigner le corps de l'homme et d'apaiser l'âme.
Le jardin est composé de deux ambiances différentes : La partie centrale est composée d'un parterre planté de nichoirs. Les visiteurs peuvent écouter le gazouillement de chaque espèce, lire le nom des  oiseaux et apprendre à les reconnaître selon les figures de bois découpées sur les toits.
Chaque allée bordant la pièce centrale donne sur des parterres plantés de graminées qui offrent la possibilité de se retirer et de méditer. Les curieux plongent dans la forêt de vivaces et atteignent un lieu de silence. Ils  peuvent alors grimper sur une chaise d'arbitre et regarder l'environnement avec hauteur. A deux mètres du sol, ils peuvent contempler l'animation au milieu du  jardin : les visiteurs, les oiseaux, les papillons et les fleurs. Ici, c'est le moment de relaxer corps et âme.

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Chaumont

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Dix pieds sous terre

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Repère du festival:  Creuser la terre, enfoncer, enfouir, ensevelir le corps pour mieux accéder à l'âme.
Une descente solennelle vers le centre du jardin, un couloir sombre et un accès soudain à la lumière, en rapport direct avec le ciel.
Ici, le concept « corps et âme » est poussé à son extrême, dans une réalisation sobre et épurée où l'intervention principale est le creusement d'un accès au cœur du jardin.

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Au lieu de piétiner le jardin, on y entre tout à fait pour se retrouver les yeux au ras de la terre. Au dessus de nos têtes, le jardin s'épanouît, dense et vigoureux, on ne peut y accéder, il déborde, regorge de plantes inquiétantes. Pourtant en venant se lover en son centre, il se dématérialise tout à fait pour nous laisser seuls, le nez en l'air ou parmi les herbes folles, en immersion totale.
Créer une "bulle" où l'on est en symbiose avec le jardin, un observatoire du micro. Changer de point de vue et de regard : la plante que l'on aurait piétiné depuis notre mètre 70 devient un extraordinaire objet de contemplation. Dans l'observatoire, on se penche, scrute, touche, ou se laisse totalement imprégner par la magie du lieu.

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Bon thé, bon genre

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Repère du festival:  Ce jardin nous convie à un tea-time anglais !
Mettez vos habits du dimanche et n'oubliez pas vos bonnes manières. Respectez l'étiquette traditionnelle : ne jamais faire trop de bruit en buvant votre thé, ne jamais interrompre un convive, attendre que l'on vous propose du thé avant d'en reprendre. L'Angleterre et le thé sont fait l'un pour l'autre. Imaginez des salons de thé à l'ancienne, napperons brodés, porcelaine  à fleurs et petits sablés.

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Pendant des milliers d'années l'homme a su utiliser les thés et les tisanes pour leurs qualités restauratrices du corps, de l'âme et de l'esprit. «Bon Thé Bon Genre» vous emmène à la découverte des usages traditionnels des plantes indigènes pour faire des tisanes, et les possibilités d'incorporer ces plantes  - si souvent ignorées - dans une plantation contemporaine.

A 4h chaque week-end, le thé sera servi dans le jardin. Les visiteurs seront aussi invités  à déguster une tisane n'utilisant que les plantes qui les entourent.

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Signes de vie

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Repère du festival:  Le lien qui existe entre l'âme et le corps reflète le sens intime de la vie cosmique, essence rassurante  de l'univers humanisé. Le corps est souvent considéré comme une enveloppe rigide destinée à protéger l'âme, ou conscience sensorielle, qui constitue la sève de la vie.
Dans le corps humain, le mélange entre ces deux composants est continuel, dans l'espace et au fil du temps. Les sensations arrivent à notre esprit et à notre conscience par des stimulations physiques et chimiques.
Les plantes, elles aussi, sont riches en valeurs duelles. La sève circule à travers les mécanismes de la  phytorégulation, qui conditionne et administre l'émission des bourgeons et des fleurs, ainsi que la détermination de la fin des cycles vitaux.
Le chemin proposé synthétise le parcours d'une vie, dont les étapes se franchissent grâce à des sortes de synapses, des liaisons obtenues parmi les forêts féeriques des alignements de bambous.
Les couleurs, la lumière, les sons, la tactilité, tous ces éléments surgissent du jardin, qui n'a besoin de rien d'autre pour vivre que de l'énergie solaire et des aliments de l'air (pluie et anhydride carbonique) et du sol (éléments de nourriture et solution hydrique), dans un croisement ultérieur, d'espace et de substances.
L'installation met en évidence la tactilité en soumettant le public à la tentation de caresser les bambous. Le goût et l'odorat sont eux aussi sollicités : le premier par le choix des végétaux et le second par des masses fleuries très parfumées.

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Le Labyrinthe de la mémoire

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Repère du festival:  Dans la continuité des œuvres présentées dans le Parc et le Château, ce jardin  évoquant l'âme et la mémoire fait partie des «fouilles» effectuées par Anne et Patrick Poirier.

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Dans les riches archives concernant le Parc, les chercheurs ont trouvé plusieurs documents (textuels pour la plupart) attestant la présence  d'un labyrinthe sur un site proche du château non loin du vallon des brumes. Parmi ceux-ci se trouvait, sur une feuille volante en mauvais état, ce qu'ils interprétèrent comme le plan du labyrinthe : un graphique elliptique ressemblant à la forme géométrisée  d'un cerveau, dessiné en plusieurs couleurs.

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JardiNez,
vagabondage aromatique

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Repère du festival:  « JardiNez » mêle le geste du jardinier à l'odorat. Le nez est au centre du jardin : il capte les parfums et permet la respiration et le souffle qui donne vie. Créateur de sensations, il relie le corps à l'âme.
Conçu avec le Conservatoire National des Plantes à parfums, Médicinales, Aromatiques et Industrielles de Milly-la-Forêt, ce jardin entraîne le promeneur dans un  parcours olfactif et didactique pour apprendre à reconnaître les plantes et à connaître leurs vertus médicinales et aromatiques.
Il réunit une palette de plantes de milieu sec de type méditerranéen. Jardin durable, il sera arrosé au minimum en complément des pluies saisonnières.

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Contactez-moi

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Repère du festival:  Dans l'univers du « soin », il y a communément deux « partis » et deux « parties » : ceux qui se font soigner et ceux qui soignent.

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Ce jardin est donc à l'image de cette relation : deux espaces se côtoient, se regardent et communiquent. Pour qu'il y ait une rencontre, il doit y avoir une limite, une frontière, une interface qui permette l'échange, matérialisée par un vaste meuble qui se déploie sur la longueur de la parcelle.

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Il recèle informations, découvertes, trésors sur les plantes. Elles sont présentées sous des formes diverses : séchées, broyées, infusées, prisonnières d'herbiers. Un meuble accessible des deux côtés et pouvant être traversé, constitue ce lien involontaire qui subsiste dans toute frontière.
Véritable paroi sensorielle, cette surface d'échange donne parfois à toucher, à caresser ;  mais aussi à voir, à observer, ou encore à entendre, à écouter, peut être à goûter, quelque fois à  tout simplement à ressentir de tout son corps. Tous les sens sont ainsi sollicités.

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Cupidon s'en fout

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Repère du festival:  Embarrassés, nous expliquons aux enfants qu'ils naissent dans des roses ou des choux suivant qu'ils sont filles ou garçons. C'est au jardin qu'ils accèdent au secret de la  vie. Ils y observent les végétaux et les insectes et découvrent ainsi rapidement, il faut bien l'avouer, le pot aux roses.

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Igloolik ultima

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Repère du festival:  Lieux fantasmagoriques où notre rapport au monde est bousculé, les régions  polaires et leurs habitants autochtones vont être confrontés à la menace d'un bouleversement climatique majeur. Igloolik ultima est une métaphore ontologique où les devenirs "femme, homme & chaman" s'incarnent dans un jardin par l'expérience des sens.

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Le creux de la main

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Repère du festival:  Dans ce jardin, le temps semble suspendu, le plancher s'est pétrifié.   Sur un sol incliné, des éléments figés offrent au CORPS matière à se détendre et à l'AME image à méditer.   Prenez le temps d'arriver dans la clairière ensoleillée, d'épier les visiteurs par les lorgnettes de bambous, de sentir la fraîcheur des plantes forestières autour de vous, d'écouter les insectes butineurs, les oiseaux se restaurer et chanter, le clapotis des écrevisses bleues. Observez le ruissellement des gouttes de pluie, la déambulation des promeneurs rêveurs... et soudain, cet espace deviendra jardin.

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Ma terre, mater

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Repère du festival:  La Terre est notre mère à tous, elle nous a enfanté par l'alchimie de ses éléments : retrouver ce contact premier avec notre « Mater la Terre » est la finalité de ce jardin. Nous naissons chacun avec des traces, visibles ou invisibles, de notre passage dans l'enveloppe maternelle.
Retrouver ce contact charnel avec la Terre, la Mère de tous les Hommes, rentrer dans un ventre imaginaire, comme celui qui nous a enveloppé avant notre naissance et se laisser imprégner de son essence (de ses parfums, de ses couleurs, de ses textures...), telle est la proposition de ce jardin.

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Hommage à Lady Day

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Repère du festival:  Ce jardin est un hommage à Billie Holiday, légende de la "soul music", tragiquement disparue à l'âge de 44 ans. Il fait référence à l'existence douloureuse de l'artiste ruinée par l"héroïne, à sa voix sublime et à son engagement "corps et âme" dans la musique qui, comme le jardin, agit sur nos âmes et les apaise. Le jardin s'inspire de la scène d'un night-club, d'un salon de jazz. La prairie est enceinte par un grand rideau noir et le visiteur est invité à prendre place dans de confortables canapés et à se relaxer, pour un instant de repos et de méditation, en contraste avec la frénésie du festival environnant.

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Le Carré des simples :
une alchimie du corps à l'âme ?

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Repère du festival:  Comme au XIIe siècle, on se passionne aujourd'hui de nouveau pour ces herbes et aromates aux vertus très diverses. On les appelle simples car les moines, humbles par vocation, élaboraient ces petits carrés d'herbes simples, mais savamment choisies à la fois comme plantes médicinales et comme aromates culinaires. Cultivée en surface, chaque petite parcelle était surélevée et délimitée.

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Aujourd'hui cette technique séculaire permet aussi de transformer les espaces urbains les plus limités en délicieux jardins d'agrément ou savoureux petits potagers.  Inutile de se baisser pour semer, pour biner, pour renouveler la terre, etc.  Des contenants modulables et démontables  peuvent donner aux « Carrés des Simples » un aspect très contemporain.  Ils deviennent non seulement une aubaine pour les jardiniers de ville mais  aussi une façon efficace de remettre la nature et les plantes à la portée de  tous, et particulièrement à celle des personnes handicapées ou simplement âgées.

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Ce jardin est une découverte, une promenade sensuelle qui décline les simples sous toutes leurs formes et leurs vertus, leurs pouvoirs et les sortilèges qu'elles peuvent créer.

A l'issue de sa présentation à Chaumont-sur-Loire, ce jardin, sera installé à l'hôpital du Vésinet.

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L'arbre à prières

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Repère du festival:  Ce jardin invente un lieu où puiser dans les éléments naturels un refuge pour ses peines, ses maux, ses espoirs ou encore ses secrets. Il permet d'accueillir une part de nous même par un geste symbolique qui délivre ou soulage.  Il s'inspire de rituels ancestraux que l'on peut rassembler sous le terme  « arbre à prières ».
Présents  dans de nombreuses cultures, ils ont le pouvoir d'absorber un mal ou de fixer  un espoir : en Asie, le cerisier accueille les vœux de réussite, de santé, de bonheur et de prospérité pour les proches. Dans le chamanisme, l'arbre  conduit les prières jusqu'aux esprits. En Europe, on accrochait jadis un  chiffon, substitut de l'organe souffrant, à « l'arbre à clous » (ou « à loques ») en vue d'une guérison.

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Hortithérapie sensorielle

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Repère du festival:  Voyage  à travers quatre jardins dédiés au bien-être, « jardin  sauna », « jardin potager », « jardin  massage », « jardin parfumé », cet espace   d' « hortithérapie sensorielle » propose une expérience des sens complète, destinée à rétablir l'équilibre et l'harmonie de l'âme et du corps des visiteurs. Plantes aromatiques, fragrances subtiles, élixirs et huiles essentielles, textures sensuelles, ce jardin souhaite les sensibiliser aux propriétés curatives des plantes et à leur effet apaisant.

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Le jardin de la terre gaste

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Repère du festival:  Depuis toujours, dans toutes  les civilisations, le jardin a eu pour fonction première d'apporter à ses  occupants le bien-être de l'âme et du corps au sein d'un espace protégé. Lieu  de retraite soustrait à un monde hostile, épuisant, malsain ou dévasté,  l'enclos du jardin offre à l'être humain de quoi reconstituer ses forces et sa  santé grâce à ses productions végétales, tout en lui procurant le calme et la  beauté propres à la méditation et au repos de l'âme.
Or des menaces nouvelles sont apparues. Sans commune mesure avec les précédentes puisqu'elles mettent en  cause l'existence elle-même de la planète. Ainsi, le réchauffement climatique rend-il déjà désertiques de vastes superficies de terres arables dans les zones les plus fragiles et les plus démunies du globe terrestre. C'est dire qu'est dévolue au jardin d'aujourd'hui une mission d'extrême urgence : être, symboliquement et matériellement, un lieu de résistance s'opposant à la progression de ce waste land, de cette nouvelle terre gaste.
Voilà ce que s'emploie à  représenter notre jardin sur un mode allégorique. D'un côté, une bande de terre  aride ; de l'autre, en léger contre bas, un « hortus conclusus »  de notre temps, protégé de cette poussée désertique par une  « muraille » de courtes bûches de bois ajourée dans sa partie  centrale ; enfin, menant de la terre gaste jusqu'au jardin, une allée permettra  une circulation « en boucle » des visiteurs.
Ainsi, notre jardin a t-il  pour visée de réunir en un seul lieu, non seulement les deux figures possibles  du monde à venir, mais encore les deux tensions jardinistes présentées comme antagonistes par l'artiste écossais, Ian Hamilton Finlay, dans un de ses  aphorismes : « Certains jardins sont  décrits comme des lieux de retraite alors qu'ils sont en réalité des  dispositifs d'attaque.

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Philocephalus Hortus

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Repère du festival:  Parcours  initiatique, labyrinthe de couleurs, jeu d'ombre et de lumière, ce jardin  s'appuie sur les sens, pour qu'émotion et perception riment avec compréhension.
De la terre, par  ses écorces et ses racines, ses fleurs et ses fruits, ses essences et ses  molécules, le végétal nous ramène au biologique qui nous compose, pour nous  permettre de penser notre existence, de concevoir l'innovation, et d'inventer  l'impensable. Espace de senteurs, conçu par une équipe de médecins, ce jardin  joue sur l'image des bocaux qui ornaient les anciennes pharmacies et exalte les  vertus de l'aromathérapie.

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Rêverie dans la nature

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Repère du festival:  Jardin empreint de grâce et de délicatesse. "Rêverie dans la nature" invite à une poétique promenade et vante les effets apaisants de la nature sur l'âme. Il est question de biodiversité mais aussi d'histoire et de relation avec l'ancien.

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Le rêve de Pantagruel

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Repère du festival:  Peut-être peut-on penser que l'âme s'exprime à travers les rêves. A travers ces derniers, elle communique directement avec le corps et elle en renouvelle les sens, ainsi que le corps, à travers les sens, construit dans l'âme, impressions et émotions. Dans ce rêve réapparaissent les saveurs, les couleurs, les humeurs d'une table dressée ; les décorations festives, l'ordre joyeux de l'apprêt, le rite de  "l'être ensemble" accompagné par la nourriture et le vin.
L'âme va sûrement au-delà du corps et ce qui est maintenant nourriture pour le corps, est fleur dans le rêve ; la table est suspendue, la nappe s'envole tel un nuage et la scène entière se développe dans une pièce, qui une fois la porte franchie, devient tout de suite paysage, lieu magique, rêvé et désiré.

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Un divan au jardin

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Repère du festival:  « Un divan au jardin » considère le jardin comme un outil thérapeutique pour lutter contre la morosité et le mal-être, fléaux de notre époque et de nos contrées. Clin d'œil au monde de la psychothérapie, il détourne les clichés du cabinet du thérapeute. A l'entrée, le visiteur est oppressé, très mal à l'aise dans un espace morose et écrasant. Il découvre une petite plaque métallique et dorée, élément inconditionnel des espaces médicaux, qui le guide dans un jardin aux formes rondes et amènes. Au cœur du jardin se trouve un divan sur lequel il peut s'allonger pour dire ses maux. Derrière le divan, ni personnage en costume ni carnet de notes, mais un arbre, silencieux et bienveillant. Les végétaux sélectionnés pour habiter le jardin sont des espèces qui possèdent des vertus thérapeutiques agissant sur le moral et le bien être global. Ainsi, « Un divan au jardin » suggère une alternative à la trop forte consommation de médicaments psychotropes.

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La vallée des brumes

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Le jardin potager biologique

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Jardin d'enfants

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Repère du festival:  Entièrement dédié aux enfants, ce jardin se visite en famille ou avec l'école. A la fois espace de travail, de découverte et d'apprentissage, il est aussi un lieu de bien-être et de détente, d'où émanent des senteurs variées et des ambiance diverses.

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Jardin kaléidoscope

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Repère du festival:  Réalisé par les enfants et adolescents, ce jardin Kaléidoscope est une succession changeante de 40 jardins; impressions sensorielles,mouvements d'idées, paysages de pensées, rêveries singulières réunis dans une œuvre collective.
Dans le cadre des thérapeutiques proposées, les soignants ont offert un support d'art-thérapie et une ouverture au champ culturel pour les enfants et les adolescents en soin dans le service pédopsychiatrie du Centre Hospitalier de Blois.
Le projet est né du thème "Jardins corps et âme", celui-ci faisant écho aux concepts qui guident dans l'approche du développement de l'enfant: travailler avec l'enfant, c'est se trouver en prise directe avec les enjeux de cette alliance du corps et de l'âme, de la psyché et du soma.
Au delà du soin, pouvoir apporter aux enfants et adolescents une ouverture à la créativité et un accès à la dimension collective et socialisante de l'art.

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L'ilôt des vivaces

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Repère du festival:  Cet aménagement encourage les visiteurs à explorer une zone du jardin qui n’était pas visitée jusqu'à aujourd’hui. Ils profitent ainsi d’une vue panoramique sur la Loire et ses îlots, et sur le paysage typique de la région - maisons en tuffeau, le coteau, sable, eau, ciel, la plaine.

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Pour aller sur le site officiel des Jardins de Chaumont Bouton_cliquez_ici

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Voir l'album photos des festivals des années antérieures
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Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [5] - Billet édité le 12 juin 2010 par
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Commentaires sur: A Chaumont, des jardins qui soignent l'âme et le corps

    Merci pour ce reportage. Avec toutes ces photos, c'est comme si nous y étions allés et encore mieux, car je ne pense pas qu'en une seule journée nous aurions pu découvrir tous ces détails!
    Gwladys.

    Posté par Gwladys, 12 juin 2010 à 18:16 | | Répondre
  • quel beau reportage!!! il n'y a plus rien à dire maintenant...enfin presque
    on trouvera toujours
    bon dimanche à tous les deux

    Posté par CatherineD, 13 juin 2010 à 12:00 | | Répondre
  • j' en ai l'eau à la bouche !

    [Peur]J'en rêve depuis des années, et j'ai l'occasion d'y aller cet été ! Bravo pour la visite guidée ainsi que les explications ! Du coup j'ai hâte !!!
    Merci et encore bravo !

    Posté par pagaille, 11 juillet 2010 à 14:27 | | Répondre
  • Un reportage très complet... Des photos superbes... On y retrouve tout, on découvre même des détails qui nous ont échappés... Tu as raison, Patrick, le Festival est vraiment aux jardins ce que la haute couture est au prêt-à-porter... Joli à voir, étonnant, mais pas toujours réalisable... Et des justifications conceptuelles souvent tirées par les cheveux... Mais indéniablement, ça vaut le détour... Ca fait réfléchir !!! En août, les jardins n'étaient plus les mêmes qu'en juin... Il y en a certains qui n'avaient plus les mêmes végétaux... Plusieurs visites dans la saison doivent être intéressantes pour en suivre l'évolution.Merci à toi. Amicalement.

    Posté par Chantal L'Echass, 02 septembre 2010 à 19:54 | | Répondre
  • BRAVO DE PIERRICK LE BIO JARDINIER !

    Très beau reportage.
    Félicitations !

    PIERRICK LE BIO JARDINIER
    Journaliste horicole depuis 1977

    PS/ juste un petit détail:
    les photos d'Iris cassent un peu le rythme des photos de jardins.

    Posté par PIERRICK, 05 septembre 2010 à 00:59 | | Répondre

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