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Le JardinOscope, toute la flore et la faune de nos parcs et jardins
15 novembre 2021

Adaptation de nos jardins à l'évolution climatique - Chapitre 4

   

Travail de réflexion de l'Association Les Jardingues

   

2019 - 2021

  

Photos et montages des illustrations de cet article sont de Patrick du JardinOscope

  


4 – La biodiversité par Patrick – Novembre 2021
 

  

Nous devons nous rendre à l‘évidence, depuis plusieurs années consécutives nous avons des étés très-très chauds, trop chauds, un manque dramatique de pluies conséquence de sécheresses de plus en plus marquées, assorties de restrictions d’arrosage ou à l’inverse des précipitations diluviennes à d’autres saisons selon les régions et qui font des dégâts dans nos jardins comme dans les cultures des agriculteurs et même dans les milieux naturels.

  

Cet article tente d'expliquer comment créer ou recréer et préserver la biodiversité en jardinant naturellement, sans produits phytosanitaires industriels ni purins, décoctions ou savon noir qui n'ont rien de sélectifs. Comment s'appuyer sur les ressources naturelles que sont les nombreux auxiliaires du jardin pour lutter contre les nuisibles ou ravageurs inféodés à certains végétaux...

  

  

1. Des conseils….bis repetita depuis 3 ou 4 ans...!

  

Ces changements climatiques ou ces caprices de la météo, nous conduisent depuis ces 3 ou 4 dernières années à répéter les mêmes conseils de base :

  

1.1. Installez des plantes supportant mieux canicules et sècheresses :

  

Observez au préalable :

  

  • Quelles plantes n'ont pas résisté aux étés secs et caniculaires précédents.
  • Notez les plantes qui, au contraire, se sont plutôt bien comportées malgré les conditions climatiques estivales difficiles.
  • Observez le comportement des plantes des massifs municipaux, ils peuvent être d'un grand enseignement...

   

C’était l’objet du questionnaire initial adressé à tous les adhérents dont Jocelyne nous a rendu compte lors du premier chapitre de ce dossier spécial jardins et changements climatiques.

 

Sélectionnez bien vos plantes :

 

  • Choisissez des plantes aux feuilles plus coriaces qui transpirent peu.
  • Plantez des végétaux qui une fois installés auront des racines profondes ou très étalées.
  • Sélectionnez des plantes dites xérophiles, c’est à dire des plantes vivant dans un milieu sec, qu'il s'agisse du sol ou du substrat, de l'air ambiant ou des deux.
  • Bannissez à l'évidence les plantes "soiffardes" et celles qui ne supportent pas les grandes chaleurs et les coups de soleil.
  • Favorisez les plantes "chameaux" mais attention aux sols insuffisamment drainés en hiver.
  • Les plantes vivaces ont besoin de moins d’eau que les plantes annuelles ces dernières ayant un système racinaire moins développé.

  

1.2. Binez régulièrement (rappelez-vous l’adage : "un binage vaut deux arrosages".

  

L’alternance de pluies et de périodes de sécheresse a tendance à créer une croûte dure à la surface du sol qu’on appelle « croûte de battance ». Dessous, la terre est généralement tassée – voire dure comme du béton - les plantes ont du mal à y pousser et la vie du sol a des difficultés à s’y développer.

  

La solution est donc d’aérer la terre comme nous l’a expliqué Jacky dans le chapitre 3 de notre dossier : « Les fondamentaux du jardinage ».

  

Des binages réguliers encouragent les racines à descendre plus profondément au frais, limitent aussi l’évaporation de l’eau retenue plus ou moins dans le sol.
Les sols sableux laissent passer l’eau sans l’arrêter, tandis qu’un sol argileux se gonfle d’eau et constitue une réserve pour les plantes.
A contrario, il ne faut pas qu’un sol argileux soit trop saturé d’eau car dans ce cas les racines des plantes n’ont pas la force de l’absorber. D’où la nécessité d’enrichir dans tous les cas le sol en humus pour équilibrer ses facultés de rétention en eau.

  

  

1.3. Apportez de l’ombre aux plantes sensibles

  

Stéphane a abordé ce sujet précédemment dans le chapitre 2 de notre dossier spécial « Les changements climatiques ».

  

  • Faites de l’ombre : Tous les moyens sont bons, même les plus farfelus pour protéger nos plantes sensibles à l’ardeur du soleil : Voiles, parasols, ombrières, cageots renversés, pergolas,… Plantez des arbres qui feront de l’ombre (dans ce cas, le résultat demandera quelques années).
  • Plantez plus serré pour que les végétaux se fassent de l'ombre mutuellement et protègent le sol des rayons ardents du soleil, conservant ainsi une certaine fraîcheur et humidité.
  • Protégez vos plantes des vents desséchants....(écrans, haies,…)

  

  

1.4. Arrosez de manière raisonnée

  

Pratiquer un arrosage raisonné c’est arroser avec parcimonie, au pied des plantes qui donnent des signes de stress hydrique.

 

Arrosage raisonné

  

Arrosez plutôt le matin, à la « fraîche » (relative) - Les arrosages en soirée - pourtant souvent préconisés dans de nombreux ouvrages et journaux - sont pour autant déconseillés ou bien attendre 2 bonnes heures après le coucher du soleil - car ils gorgent le sol en eau au moment où la transpiration des plantes diminue jusqu'à devenir nulle pendant la nuit.
Les plantes ferment leurs stomates la nuit en l’absence de lumière et quand la température dépasse les 30°C - il y a alors un risque de surpression dans les cellules de la plante qui peut provoquer des micro-éclatements des tissus qui sont potentiellement autant de portes d'entrée pour des maladies.

  

L’arrosage reste indispensable au moment des plantations et lors des semaines qui suivent, le temps que les plantes s’installent. Vous pouvez espacer les arrosages au fil de la croissance. Les plantes installées depuis moins de 2 ans ont besoin d’arrosage.

  

Contrairement à des idées reçues, vous pouvez mouiller le feuillage (bassinage) des plantes dans la mesure où les températures ambiantes élevées permettent un ressuyage rapide des plantes après l'arrosage.
A noter que le mouillage des feuilles permet de réduire sensiblement l'envahissement par des ravageurs tels que les pucerons, trips et autres acariens.

  

Utilisez autant que possible votre réserve d'eau de pluie récupérée dans un réservoir - au besoin prévoyez d'augmenter votre capacité de stockage.

  

Aménagez des cuvettes aux pieds de vos plantes pour y concentrer l'eau d'arrosage.

  

Utilisez un arrosoir, on se rend mieux compte des quantités d’eau apportées au pied de chaque plante.

  

Utilisez des oyas : Pots en terre cuite microporeuse à enterrer jusqu'au col au milieu des cultures potagères puis remplis d'eau (de pluie de préférence) et fermés par un couvercle (pour éviter l'évaporation et les insectes), leur paroi diffuse lentement l'eau au niveau des racines des plantes voisines.
Il est conseillé d'arroser abondamment la première fois pour faciliter l'enracinement des nouvelles plantations faites à proximité d'un oya. C'est un système d'irrigation remis au goût du jour mais dont des vestiges retrouvés en Chine datent de 2000 ans avant JC.

   

Les tuyaux microporeux et les goutte-à-goutte arrosent lentement, mais les quantités d’eau difficiles à apprécier doivent être de l’ordre de 10 litres au m2 pour être suffisantes sachant qu’un arrosage en pleine chaleur reste superficiel.

   

Arrosage automatique goutte à goutte

 

   

1.5. Protégez le sol avec un paillage adapté,…

   

(Revoir « Les fondamentaux du jardinage » développés précédemment par Jacky)

   

Pour améliorer les effets du binage dont on a déjà parlé, un bon paillage est indissociable, voire indispensable.

  

Le paillage va :

  • Contribuer à limiter l’évaporation de l’eau.
  • entretenir la nature humifère du sol.
  • Entretenir l’activité biologique du sol.

   

Hachez ou broyez ce que vous taillez (branches, rameaux, graminées,....) et épandez ces déchets végétaux directement sur le sol autour de vos plantes. Un paillis naturel qui se compostera sur place et enrichira votre sol en humus.

   

1.6. Nourrissez bien la terre (engrais, amendements,…)

   

(Revoir « Les fondamentaux du jardinage » développés précédemment par Jacky)

   

Des plantes bien nourries, sont des plantes en bonne santé naturellement moins réceptives aux maladies et ravageurs…

   

   

  

2. La biodiversité, qu’est ce que c’est ?

   

Pour rappel, la biodiversité est un terme qui résulte de la contraction de « diversité » et de « biologique ».

   

La biodiversité représente l’ensemble du « vivant », c’est à dire des formes de vie présentes sur notre planète – cela englobe donc « la flore », « la faune », des bactéries jusqu’aux plantes, des espèces animales y compris l’homme jusqu’aux milieux naturels les plus divers, ainsi que les relations et les interactions qui existent entre elles et leurs environnements.

   

La biodiversité peut être divisée en 3 parties :

   

1. Les Ecosystèmes 
 

Par « écosystèmes » on entend les milieux terrestres et marins auxquels on peut ajouter les milieux aériens.

  

Un écosystème est un lieu caractérisé par l’interaction d’un milieu naturel physico-chimique, géologique et climatique, et des organismes vivants tels que la flore, la faune,… qui y vivent en équilibre biologique.

  

Dans chaque écosystème, chaque être vivant est en interaction avec des individus de son espèce et/ou d’autres espèces par des relations « mangeurs-mangés » ou des relations de « coopération ».

  

Quelques exemples :

  

  • Ophrys apifera (orchidée sauvage) et l’abeille.
  • Les lichens, une association champignons – algues cellulaires.
  • Le gui et la grive.
  • Les coccinelles contre les pucerons
  • Les nématodes contre les larves de charançon
  • Les nématodes contre les carpocapses.
  • Plantes compagnes et ennemies

 

 

2. La diversité spécifique

  

La diversité spécifique correspond aux espèces qui vivent sur la planète.

  

 

3. La biodiversité génétique

  

Cette troisième partie regroupe les informations contenues dans les gènes de tout le vivant qui permettent de différencier les groupes au sein de chaque espèce.

A savoir que plus une espèce présente une variabilité génétique importante, plus elle saura s’adapter aux changements (climat, épidémie,…) qui peuvent survenir dans son espace de vie. De même, un écosystème sera d’autant plus stable et résistant face aux perturbations qu’il est constitué d’une grande variété d’espèces. Or, la diversité des espèces animales est étroitement liée à la diversité végétale où la faune trouve habitats variés, refuges, protections, tranquillité et source de nourriture, pour vivre et se reproduire.

 

  

Comment préserver la biodiversité dans votre jardin ?

  

Les insectes, les araignées, les oiseaux, les petits mammifères,... ont besoin d'endroits et de plantes pour se protéger, se nourrir, se reproduire et même pour certains passer l'hiver. Vous pouvez aménager dans votre jardin ces diverses niches écologiques, pratiquement sans débourser un euro :

  

  • Un tas de pierres sèches exposé au sud abrite divers insectes dont se nourrissent les lézards des murailles.
  • Le tas de compost héberge quant à lui des acariens, des insectes, des vers et des crustacés terrestres qui participent à la décomposition de la matière organique.
  • Un tas de bois dans un coin du jardin héberge de nombreux hôtes comme des insectes, des hérissons, des lézards,...
  • Laissez un coin de votre jardin en friche avec des zones fauchées juste une ou deux fois par an afin de permettre à la flore et à la faune d'effectuer leur cycle de vie complet.
  • Privilégiez une végétation locale et variée qui deviendra un refuge pour les animaux où ils pourront nidifier et trouver une nourriture adaptée.
  •  vous le pouvez, préférez dans votre jardin une prairie à la traditionnelle pelouse :
    • La pelouse ne contient que 5 à 10 espèces végétales alors que la prairie est constituée de près de 50 espèces.
    • La pelouse n'a qu'un étage de plantes, tandis que la prairie avec ses 3 étages de plantes attire 5 fois plus d'espèces animales.

  

Ces considérations doivent nous aider à créer un équilibre – un écosystème – dans nos jardins ce qui va nous amener à parler des auxiliaires et des ennemis du jardin….

 

 

3. Comment jardiner naturellement

  

3.1. Pourquoi doit-on bannir tous les insecticides et pesticides ?

  

Pour créer un équilibre au jardin tout en laissant faire la nature, il faut adopter une manière naturelle et douce pour se débarrasser des parasites et autres indésirables au jardin. La solution est de ne plus utiliser d’insecticides et/ou pesticides du tout et de faire appel à la générosité de la nature et à sa biodiversité.

 

Des produits encore autorisées...

  

Certes la loi Labbé interdit l’usage des pesticides chimiques depuis janvier 2019 dans les jardins amateurs - Seuls quelques rares produits seront tolérés tels que l'anti-limaces au fer (Ferramol), un anti-pucerons aux plantes et le très controversé anti-fongicide au cuivre qu’est la bouillie bordelaise.

  

On peut remplacer les produits de synthèses par des purins de plantes (le purin d’ortie est un engrais naturel, le purin de prêle comme fongicide, le purin de consoude est un antifongique,...), des décoctions de plantes,... 

 

Mais…. Car il y a un mais !

  

3.2. Pourquoi restreindre aussi l’usage des purins et du savon noir ?

  

On peut utiliser de nombreuses préparations « dites bio » obtenues en mélangeant une ou plusieurs plantes avec de l'eau : purins, décoctions, infusions, macérations,… Les plantes peuvent ainsi donner des répulsifs, insecticides, fongicides et stimulateurs à pulvériser sur les feuilles ou à verser au pied des cultures.

  

Toutefois, si on pulvérise des insecticides – même réputés « bio » tels que des purins et le savon noir, ces substances ne sont évidemment pas sélectives, ainsi on ne va pas seulement se « débarrasser » des pucerons, mais on va également éliminer tous les autres insectes, utiles tant pour la pollinisation que pour l’équilibre biologique du jardin. On nomme ces insectes utiles les « auxiliaires du jardinier » qui peuvent venir naturellement débarrasser les plantes des parasites et ravageurs du jardin.

  

Si on pulvérise un insecticide sur des plantes pour éliminer des pucerons, il faut savoir que la génération suivante de pucerons va l’envahir beaucoup plus vite tandis que les insectes auxiliaires mettront plus de temps pour créer la nouvelle génération d’auxiliaires censée venir réduire les colonies d’envahisseurs.

  

Ce qu’il faut retenir, c’est que plus on traite, plus il faudra traiter… il vaut cent fois mieux accepter les habitants du jardin qui travailleront pour le jardinier et favoriser la vie dans le sol de nos jardins.

 

 

3.3. Cultivez votre patience de jardinier le temps que l’équilibre s’établisse.

  

Certes, il est difficile d’attendre et de voir les colonies de pucerons sur les jeunes pousses… Il n’est pas facile d’attendre une, deux ou trois semaines que les premières « larves d’auxiliaires » se mettent au travail. Mais il nous faut nous armer de patience….

  

De toute façon, il faut que le garde manger soit plein avant que les convives ne se mettent à table !

 

  

3.4. Les insectes auxiliaires

  

• Les coccinelles et leurs larves

  

La Coccinelle est l’auxiliaire du jardinier le plus connu: 
Derrière son air d'adorable coléoptère se cache un redoutable prédateur, une vraie "machine à tuer", leurs larves aphidiphages sont capables de dévorer plus de 150 à 200 pucerons par jour.

  

Les coccinelles sont des insectes à métamorphose complète :

Au printemps venu, les coccinelles doivent rapidement se reproduire - quelques jours après l'accouplement, la femelle pond une cinquantaine d'œufs jaune d'or.

  

A l'éclosion, 3 à 5 jours après la ponte selon la température ambiante, de minuscules larves gris-cendré de 1 à 2 mm se mettent immédiatement en quête de nourriture.

  

Comme leurs parents, les larves se nourrissent de pucerons, mais en quantité bien plus importante, plusieurs centaines par jour.

  

Sans ailes et aveugles, les larves se déplacent peu et se développent en une dizaine de jours avant de devenir nymphe.

  

Elle donne le jour à l'adulte au bout d'une semaine. La coccinelle d'abord claire, prend ses couleurs définitives quelques heures plus tard.

  

Sous leur forme adulte, les coccinelles vivent de un an à dix-huit mois maximum et hivernent au stade adulte.

 

Insectes auxiliaires

  

Si votre jardin est proche de champs d’agriculture traités, l’équilibre naturel peut être plus long à s’installer et ces prédateurs mettront plus de temps à venir naturellement dans votre jardin. Vous avez la possibilité d’en acheter en jardinerie ou via internet.

 

 

• D’autres auxiliaires aphidiphages : Les syrphes, les aphidius, les chrysopes,…

  

L’Aphidius aphilinus est un petit hyménoptère ressemblant plus ou moins à un moucheron qui pond ses œufs dans le corps même des pucerons. Ses larves se nourrissent des pucerons dont il ne reste que les corps momifiés.
Voir : Pucerons parasités, momifiés par les larves d' Aphidius avec opercule de sortie

  

Les syrphes adultes (Syrphidae) sont des mouches semblables à de jeunes abeilles qui volent en faisant du “sur-place” de fleur en fleur. Les syrphes pondent leurs œufs au milieu des colonies de pucerons. Les larves de syrphes, aphidiphages, sont des dévoreuses de pucerons, de cochenilles et de chenilles. Une larve de syrphe se nourrit de 400 à 700 pucerons au cours de ses 10 jours de croissance. Elle leur perce le corps avec leurs pièces buccales et suce leur contenu, ne laissant que l’enveloppe momifiée.

 

Insectes auxiliaires

 

La chrysope (Chrysoperla carnea) adulte de couleur verte, est reconnaissable grâce à ses 4 ailes membraneuses, transparentes, finement nervurées repliées en toit, et à ses gros yeux globuleux aux reflets dorés qui lui valent son surnom de "mouche aux yeux d'or" ou de "demoiselle aux yeux d'or".

 

Les larves de chrysope sont de redoutables armes pour lutter contre les pucerons, d'autant plus que leur cycle de vie annuel débute dès le mois de mars, beaucoup plus tôt que celui des coccinelles.

 

Avec 2 à 4 générations dans l'année elle est active du printemps jusqu'à l’automne. Les chrysopes volent le soir à la recherche de fleurs riches en nectar, miellat et pollen. Ses œufs sont accrochés à l'extrémité d'un long fil de soie. Les larves émergent des œufs et, carnassières féroces, elles dévorent en 15 jours de croissance jusqu'à 600 pucerons, acariens ou araignées rouges, mais aussi de jeunes chenilles, des aleurodes, des thrips, des cochenilles farineuses, des mouches mineuses, des œufs de papillons,...

 

Les larves sont munies de pinces en forme de faucille avec lesquelles elles saisissent leurs proies et les transpercent pour en aspirer le contenu.

  

Insectes auxiliaires

  

  

• D’autres auxiliaires : Gendarmes, cloportes, lézards, hérissons, chauves-souris, vers-luisants,…

  

Aautres auxiliaires du jardin

 

Les Chauves-souris, insectivores sont de précieuses auxiliaires au jardin. En une soirée, une pipistrelle peut manger une quantité d'insectes équivalant à près de 30% de son propre poids. Ce qui représente quelques 60.000 moustiques en une saison (de mai à octobre) !

  

Le ver luisant (Lampyris noctiluca) est un précieux auxiliaire du jardin, car c'est un grand consommateur d'escargots. Les larves de ces lucioles injectent un venin dans leur proie qui les liquéfie. Il ne leur reste plus qu'à boire paisiblement ce cocktail. Entre juin et juillet, une larve consomme un escargot tous les deux jours.

  

Les Lézards (Podarcis muralis) dans le jardin sont une chance car ils se nourrissent d’insectes (mouches, criquets, chenilles,…), de limaces, d'escargots, d’araignées et s'avèrent ainsi très utiles.

  

Les hérissons (Erinaceus europaeus) se nourrissent d'escargots, de limaces, d'insectes (coléoptères, chenilles, mille-pattes), de larves, de jeunes rongeurs et de serpents comme les vipères... Les attirer en les rassasiant de croquettes pour chat n'est sans doute pas une bonne idée, les détournant de leur fonction prédatrice...!

  

Les gendarmes (Pyrrhocoris-apterus) se nourrissent des déchets végétaux tombés au sol, de sucs végétaux mais aussi d'insectes morts et de larves de pucerons.

  

Les cloportes (crustacés terrestres) : Plusieurs espèces se nourrissent de débris organiques, d'algues, de bactéries, de champignons. Ils participent ainsi à la décomposition de certains déchets et ne font aucun dégât au jardin.

  

Les crapauds (Bufo bufo) qui rebutent certaines personnes mais qui se nourrissent de divers insectes, araignées et de mollusques au jardin.

 

• Les vers de terre

Les vers de terre travaillent inlassablement pour le jardinier, ils creusent des galeries dans le sol humide, dont ils se nourrissent. Ils contribuent à aérer et à homogénéiser le sol en absorbant chaque jour leur propre poids de terre. En la rejetant, après lui avoir donné quelques sucs digestifs au passage, ils la fertilisent. Les lombrics terrestres peuvent s’enfoncer dans le sol jusqu'à 4 mètres de profondeur.

  

On trouve également une certaine concentration de vers dans le compost où ils participent activement avec les cloportes, les bactéries et divers micro-organismes, à la décomposition et à la transformation des déchets organiques entassés, mouillés et retournés tels que les feuilles mortes, les tontes de pelouse, les déchets de tailles de divers végétaux du jardin, de certains déchets de cuisine (épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, pain, papier, carton,…)

 

Auxiliaires du jardin

 

   

• Des auxiliaires controversés : Perce-oreilles, limaces et escargots

  

Les perce-oreilles (Forficules): Même s'ils n'ont pas toujours bonne réputation parce qu’ils s’attaquent aux fruits très mûrs, les perce-oreilles sont des insectes fort utiles. Ils sont très friands de pucerons mais aussi de limaces et autres insectes ravageurs qu'ils dévorent en grandes quantités pendant leur activité nocturne.

  

Vous pouvez leur installer un nid avec un pot renversé rempli de paille, dans un endroit frais, humide et à l’ombre. Quand il est bien occupé par ces hôtes, vous pouvez déplacer ce nid dans un autre endroit du jardin où ils seront plus utiles que gênants.

  

Limaces et escargots:

La plupart des jardiniers considèrent les gastéropodes comme des nuisibles et tentent vainement de les exterminer. Alors qu'en se demandant pourquoi ces animaux sont si répandus et en s'interrogeant sur leur fonction dans la nature, on s'aperçoit que limaces et escargots sont des agents décomposeurs de premier ordre, qui interviennent dès qu'une feuille de salade, par exemple, commence à moisir au contact de la terre humide.

  

Les champignons forment une autre classe importante de décomposeurs, plus axés sur la lignite du bois. Quand ces champignons sont bien représentés dans un milieu, les limaces y sont beaucoup moins nombreuses puisque la fonction décomposition y est bien assurée. L'approche holistique (globale) consiste donc à favoriser les champignons plutôt que d'exterminer les limaces à coup de poison. Le bois mort attire par ailleurs des prédateurs de gastéropodes tels que les carabes et les staphylins.

 

Auxiliaires du jardin controversés

  

  

• Les oiseaux apportent à l’évidence leur contribution.  

  

Il ne faut pas oublier les oiseaux qui sont très friands d’insectes (mouches, pucerons, chenilles,…); Ils ne sont pas tous granivore !

  

  1. Pensez à les nourrir en hiver (de septembre à mars), à leur mettre de l’eau à disposition été comme hiver pour qu’ils puissent boire et faire leurs ablutions….
  2. Installez dès l’automne plusieurs nichoirs adaptés à différentes espèces d'oiseaux pour y encourager la nidification.
  3. Evitez de tailler "aveuglément" les haies et arbustes de mars à juillet correspondant à la période des nidifications - observez avant d'agir !

Ils vous le rendront bien pendant toute la saison de végétation

  

Différents modèles de nids d'oiseaux

 

  

3.5. Les bestioles nuisibles

  

• Les pucerons

Ces insectes se reproduisent extrêmement vite; en effet, la reproduction peut être sexuée mais les femelles sont aussi capables de produire des jeunes sans l'aide du mâle (c'est ce qui se nomme la parthénogenèse). Sur une période relativement courte, plusieurs générations se succèdent.

 

Ravageurs du jardin

 

• Les cochenilles

Il en existe différentes espèces – farineuses, à coques,… ce sont des insectes “piqueurs-suceurs” de sève de la plante qu’elles envahissent, ce qui peut réduire, voire arrêter, sa croissance. Les feuilles des plantes infectées jaunissent et tombent. La plante affaiblie devient plus sensible aux maladies cryptogamiques.

 

Ravageurs de plantes

  

• Les chenilles et papillons, vers,…

Contre la pyrale du buis par exemple, les pièges à base de phéromones pour neutraliser les mâles avant qu'ils ne fécondent les femelles.

La piéride du chou, ce sont surtout les chenilles qui font des dégâts .

Le brun du Géranium ici aussi, ce sont les chenilles qui boulottent les plantes !

 

Chenilles et papillons...

 

Le ver blanc de l'Otiorhynque (Otiorhynchus)

Les larves se nourrissent des racines, des tubercules et cormes; elles sont apode, blanchâtre, légèrement velue, dotée d'une tête brune. Les adultes (les imagos) sont actifs de mai à début octobre; leur présence se remarque pendant l'été aux encoches (façon timbre poste) caractéristiques qu'il laisse sur les feuilles des plantes hôtes qu'ils grignotent.

 

La tenthrède du rosier

Les larves, malgré les apparences, ne sont pas des chenilles de papillons mais des larves éruciformes de guêpes - des hyménoptères  de la Famille des Tenthredinidea - vivant sur les rosiers d'une quinzaine de millimètres de long. Ces larves ont au moins 12 paires de fausses pattes abdominales qui permettent de les différencier des chenilles de lépidoptères.

 

Tenthrède & Otiorhynque

 

  

3.6. Les plantes compagnes :

 

Utiliser des plantes dites « compagnes » qui se protègent entre elles ou créent des barrières contre les ravageurs comme les œillets d'Inde, la menthe, le thym qui éloignent naturellement les pucerons ou d’autres comme les capucines qui les attirent.

  

Dans le monde fongique qui aujourd’hui est bien distinct du règne végétal et du règne animal, on trouve les champignons déjà cités plus haut qui sont des acteurs principaux dans le domaine du recyclage de la matière organique en minéraux de base assimilables par les plantes.
Ils ont des modes de vie très particuliers selon la fonction qu'ils occupent dans la nature, notamment leur mode de nutrition. Ainsi trouve-t-on les champignons saprophytes, les champignons parasites, les champignons symbiotiques (ou mycorhiziques)…. Un milieu passionnant mais très complexe qui serait trop long à développer ici....

 

°°°0°°°

 

Rendez-vous pour le 5ème et dernier chapitre avec Sylvie

 

AVANT PROPOS de Sylvie

  

1 - INTRODUCTION ET PRÉSENTATION DE L'ENQUÊTE par Jocelyne

 

2 - LE CHANGEMENT CLIMATIQUE par Stéphane

  

3 - LES FONDAMENTAUX DU JARDINAGE par Jacky

 

4 - LA BIODIVERSITÉ par Patrick

  

5 - VERS DE NOUVELLES PRATIQUES... par Sylvie

 


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