31 janvier 2009
Un jardin extraordinaire ... très populaire !
Paroles et Musique de Charles Trenet - 1957
C'est un jardin extraordinaire :
Il y a des canards qui parlent anglais
Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière
En me disant « Thank you very much, Monsieur Trenet »
On y voit aussi des statues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour, dit-on
Mais moi, je sais que, dès la nuit venue,
Elles s'en vont danser sur le gazon
Papa, c'est un jardin extraordinaire:
Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet
Ils vendent du grain, des petits morceaux de gruyère
Comme clients ils ont Monsieur le maire et le Sous-Préfet
Il fallait bien trouver, dans cette grande ville maussade
Où les touristes s'ennuient au fond de leurs autocars,
Il fallait bien trouver un lieu pour la promenade
J'avoue que ce samedi-là je suis entré par hasard...
Dans, dans, dans...

Un jardin extraordinaire,
Loin des noirs buildings et des passages cloutés
Y avait un bal qu' donnaient des primevères
Dans un coin de verdure, les petites grenouilles chantaient
Une chanson pour saluer la lune
Dès que celle-ci parut, toute rose d'émotion,
Elles entonnèrent, je crois, la valse brune
Une vieille chouette me dit: « Quelle distraction ! »
Maman, dans ce jardin extraordinaire,
Je vis soudain passer la plus belle des filles
Elle vint près de moi, et là me dit sans manières:
« Vous me plaisez beaucoup, j'aime les hommes dont les yeux brillent ! »
Il fallait bien trouver, dans cette grande ville perverse,
Une gentille amourette, un petit flirt de vingt ans
Qui me fasse oublier que l'amour est un commerce
Dans les bars de la cité,
Oui, mais oui mais pas dans...
Dans, dans, dans...

Mon jardin extraordinaire
Un ange du Bizarre, un agent nous dit:
« Etendez-vous sur la verte bruyère,
Je vous jouerai du luth pendant que vous serez réunis »
Cet agent était un grand poète
Mais nous préférions, Artémise et moi,
La douceur d'une couchette secrète
Qu'elle me fit découvrir au fond du bois
Pour ceux qui veulent savoir où le jardin se trouve,
Il est, vous le voyez, au coeur de ma chanson
J' y vole parfois quand un chagrin m'éprouve
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !

Charles Trenet (1913 - 2001)
Jardin extraordinaire
Paroles et Musique: Charles Trenet
15 janvier 2009
Paysages d’hiver
Un étang en Sologne pris en glace……!
Paysages d’hiver
°°°O°°°
Monsieur Hiver est revenu comme chaque année,
Avec ses valises froides et glacées.
Il a posé son grand manteau blanc
Sur nos jardins endormis doucement,
Et comme par magie, il a transformé nos forêts
En belles statues argentées.
Les fleurs figées, se reposent tranquillement
En attendant l’arrivée du printemps.
Les arbres sans feuilles ni fruits,
Résistent et patientent sans bruit.
Les ruisseaux ruissellent le long des chemins,
Notre campagne est belle comme un écrin !
Bientôt, Monsieur Hiver reprendra son manteau blanc,
Car arrivera Monsieur Printemps.
Les jardins et forêts se réveilleront en cœur,
Pour revêtir leur robe aux mille couleurs.
La campagne sortira de son sommeil hivernal,
Et s’animera tel un magnifique festival !
DESMURS Nathalie
38080 L’ISLE D’ABEAU
°°°O°°°
Voir l'album photo concernant la Sologne ![]()
26 octobre 2008
Une gare désaffectée qui fait encore voyager à sa manière !
Le musée d'Orsay
62, Rue de Lille 75343 Paris Cedex 07
Le Palais d'Orsay, entrepris sous le premier Empire, fut achevé en 1840 par Jacques Lacornée. La Cour des comptes et le Conseil d'Etat s'y installèrent jusqu'à son incendie sous la Commune. En ruines pendant 20 ans, le Palais fut remplacé par la gare de Victor Laloux, inaugurée le 14 juillet 1900, et désaffectée pour les grandes lignes dès 1939.
Sauvée de la démolition en 1973, elle abrite jusqu'en 1980 la Compagnie Renaud-Barrault. Puis, nait l'idée de la transformer en musée consacré à la seconde moitié du XIXème siècle, conçu comme un centre pluridisciplinaire destiné à évoquer toutes les formes d'expression artistique.
Une ancienne gare, un ancien théâtre, aujourd'hui un Musée, Orsay renferme un patrimoine artistique inestimable. En particulier les œuvres des Impressionnistes qui ont rivalisé de talent à une époque où la photographie pointait tout juste le bout de son nez grâce à Nicéphore Niepce qui en 1826 réussit à fixer une image sur une plaque de cuivre sensibilisée au bitume. Ces artistes nous ont laissé des témoignages de leurs époques souvent avec un réalisme saisissant. La nature, les jardins, les scènes de la vie quotidienne ont été autant de sources d'inspiration.
Avec les Impressionnistes, nous sommes encore bien loin de la photo numérique et pourtant celle-ci me permet aujourd'hui de vous faire partager le plaisir d'admirer quelques unes de ces toiles et sculptures.
Peut-être, ce reportage sur le Musée d'Orsay, vous donnera-t-il envie d'aller faire, à votre tour, un voyage culturel exceptionnel sous la verrière de cette ancienne gare.

< Artiste recopiant une œuvre de Maurice Denis: Hommage à Cézanne en 1900
Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875): Eugénie Fiocre, danseuse de l'Opéra - 1869 >

Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)
Alexandre Dumas fils, romancier - 1873

Claude Monet (1840-1926)
Coquelicots (1873) - Lilas, temps gris (1872)

Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)
Les Quatre Parties du monde soutenant la sphère céleste (1867)

Charles Cordier (1827-1905) - Bronze et marbre-onyx d'Algérie
< Nègre du Soudan (titre du salon de 1857)
Arabe d'El Aghouat en burnous - bronze et marbre (1860) >

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Chemin montant dans les hautes herbes (vers 1872-75)

Vue d'ensemble du Musée et la remarquable horloge laissant passer la lumière

Edouard Manet (1832-1883): Berthe Morisot (1872)

Edouard Manet (1832-1883)
Sur la plage (1873) - La dame aux éventails (1873-1874)

Paul Dubois (1829-1905): Le chanteur florentin (1865)

Edgar Degas (1834-1917)
< La classe de danse (commencé en 1873, achevé en 1875-1876)
Danseuses bleues (vers 1893) >

Henri Fantin-Latour (1856-1904): La nuit (1897)

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Madame Alphonse Daudet (1876) - Madame Alfred Darras (1873)

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919): La balançoire (1876)

Paul Sérusier (1864-1927): L'averse (1893)

Claude Monet (1840-1926)
Le déjeuner (vers 1874) - Le givre (1880)

Claude Monet (1840-1926): Le déjeuner sur l'herbe (1865-1866)
La partie gauche et la partie centrale d'une composition découpée par l'artiste.
Repère:
La genèse de ce tableau, dont le sujet fait référence au fameux Déjeuner sur l'herbe (1863) de Manet, remonte au printemps 1865. Précédé d'esquisses faites en plein air à Chailly-en-Brière en bordure de la forêt de Fontainebleau, élaboré dans l'atelier de la rue Furstenberg qu'il partageait avec Bazille (qui a posé pour son ami) et où Courbet vint le voir (lui aussi est représenté assis à terre), le tableau est fort avancé avant la fin de l'année. Toutefois, Monet ne le présenta pas au Salon de 1866; l'œuvre demeurée inachevée fut roulée et laissée en gage à des créanciers de l'artiste qui ne put la racheter qu'en 1884. La toile ayant souffert, Monet prit la décision de la découper, faisant mettre sur châssis la partie centrale qu'il accrocha dans sa maison de Giverny.
Aujourd'hui, une esquisse reduite de 1,50 x 1,81 m (photo ci-dessus) mais très élaborée, conservée au Musée des Beaux-Arts Pouchkine de Moscou, permet de reconstituer l'immense composition (environ 4,60 m sur plus de 6 m de longueur), chef-d'œuvre d'un artiste de vingt-cinq ans.

Claude Monet (1840-1926)
< Femmes au jardin (1866-1867)
Essais de figure en plein air dit "Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche (1886) >

Claude Monet (1840-1926): Le bassin aux nymphéas (1900)

Claude Monet (1840-1926)
Le jardin de Monet à Giverny (1900) - Extrait de "Nymphéas bleus" (vers 1916-1919)

Claude Monet (1840-1926): Nymphéas bleus (vers 1916-1919)

Camille Pissarro (1830-1903)
Coteau de l'Hermitage, Pontoise (1873) - Printemps, Pruniers en fleurs (1877)

Un copiste d' Alfred Sisley (1839-1899)
La barque pendant l'inondation , Port-Marly (1876)

Vincent van Gogh (1853-1890)
Portrait du Dr Paul Gachet (1890) - Portrait de l'artiste (septembre 1889)

Vincent van Gogh (1853-1890): La méridienne ou La sieste d'après Millet (1889-1890)

Vincent van Gogh (1853-1890)
Chaumes à Cordeville (1890) - Mademoiselle Gachet au jardin (1890)

On imagine ici les trains entrant autrefois en gare !

Paul Cézanne (1839-1906)
L'Estanque, vue du golfe de Marseille (1878) - Le pont de Maincy près de Melun (vers 1879)

Paul Cézanne (1839-1906): Cour de ferme à Auvers (1879-1880)

L'horloge monumentale du Musée d'Orsay

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901): La danse au Moulin-Rouge
ou La Goulue et Valentin le désossé (1895)
Panneau pour la baraque de la Goulue à la Foire du Trône à Paris

Détails des 2 panneaux de la baraque de la Goulue à la Foire du Trône à Paris

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901): La danseuse mauresque ou Les Aulnèes
La Goulue à la Foire du Trône avec de gauche à droite: Paul Sescau, Maurice Guibert
Gabriel Tapié de Ceyleran, Oscar Wilde, Jane Avril, Toulouse-Lautrec, Felix Fénéon (1895).
Panneau pour la baraque de la Goulue à la Foire du Trône à Paris

Vue depuis une galerie du Musée

Paul Gauguin (1848-1903)
Les lavandières à Pont-Aven (1886) - Les meules jaunes ou La moisson blonde (1889)

Paul Gauguin (1848-1903)
Arearea. Joyeusetés (1892) - Femmes de Tahiti ou Sur la plage (1891)

Ernest Christophe (1827-1892)
La Comédie humaine ou Le Masque (1857-1859)

Maurice de Vlaminck (1876-1958): Le jardinier (1904)
°°°0°°°

Musée d'Orsay - Paris
Expositions:
Pastels du musée d'Orsay
Picasso / Manet: Le déjeuner sur l'herbe.
Masques: de Carpeaux à Picasso
Du 8 Octobre 2008 au 1er Février 2009 , tous les jours de 8h30 à 18h, Le jeudi jusqu'à 21h45, fermé le lundi.
Adresse: 62, Rue de Lille 75343 Paris Cedex 07 - Tel: 01 40 49 48 14
Site officiel du Musée d'Orsay ![]()
21 juin 2008
Les roses, sources d'inspiration poétique
Rosier grimpant "Chrysler Impérial"
Dr. Walter Lammerts 1952 USA
Rosier à grandes fleurs rouge-foncé imposantes et lumineuses
Parfum intense
Développement: de 3 à 6 mètres
Floraison de mai à novembre

Eloge de la rose
________
Quelle tranquillité dans un jardin, le temps
Est là qui se repose ;
Et des oiseaux sont là, insouciants, contents,
Amoureux de la rose,
De la rose charmante, à l'ombre de rosier
Si mollement ouverte,
Et qui semble la bouche au soufffle extasié
De cette saison verte.
Il fait à peine jour, toute la maison dort
Sous son aile ardoisée,
Quand les fleurs du parterre ouvrant leur coupe d'or
Déjeunnent de rosée.
De blanches, jaunes fleurs ! c'est un peuple divin
Parqué dans l'herbe calme,
Le mol acacia fait sur le gravier fin
Un bercement de palme.
Les fleurs du marronnier, cônes de parfum blanc,
Vont lentement descendre
Pour entourer les pieds du printemps indolent
D'aromatique cendre.
O douceur des jardins ! beaux jardins dont le coeur
Avec l'infini cause,
Régnez sur l'univers par la force et l'odeur
De la limpide rose,
De la rose, dieu vif, petit Eros joufflu,
Armé de courtes flèches,
A qui les papillons font un manteau velu
Quand les nuits sont plus fraîches.
Rose de laque rose, ô vase balancé
Où bout un parfum tendre,
Où le piquant frelon doucement convulsé
Sent son âme s'épandre ;
Rose, fête divine au reflet argentin
Sur la pélouse éclose,
Orchestre de la nuit, concert dans le jardin,
Feu de Bengale rose !
Rose qui dans le clair et naïf paradis
De saint François d'Assise,
Seriez, sous le soleil tout ouvert de midi,
Près de sa droite assise !
Rose des soirs d'avril, rose des nuits de mai,
Roses de toute sorte,
Rêveuses sans repos qui ne dormez jamais
Tant votre odeur est forte,
Fleur de parcs écossais, des blancs cloître latins,
Des luisantes Açores,
Vous qui fûtes créée avant Eve, au matin
De la plus jeune aurore,
Rose pareille au ciel, au bonheur, au lac pur,
A toute douce chose,
Rose faite de miel, et faite d'un azur
Qui est rose, ma rose !...
Anna de NOAILLES
Les Éblouissements (1907)
![]()
27 janvier 2008
Poésie de l’encre
Tradition lettrée en Corée (1392 - 1910)
“S’enfouir à la campagne, serait-ce ignorer le bonheur ?
Dans ma chaumière, devant mon ruisseau à l’eau bleue,
Perdu entre pins et bambous, à moi le vent, à moi la lune.”
Auteur: Cong Kun-in (1401 - 1481 )
Sang ch’un kok (hymne au printemps)
(Cho Dong-pil, Daniel Bouchez, op. cit., p. 162).

Figurine dans un paysage
Encre et couleur sur soie
XVIème Siècle
Rouleau 20,6 x 22,9 cm
ooOoo
Voir le site du Musée Guimet et ses expositions ![]()
15 décembre 2007
Cette chanson ravive la couleur des roses…en hiver!
J'avais oublié que les roses sont roses
ooOoo
Tiens un oiseau qui chante tiens un enfant qui joue
Une fleur qui s'invente un printemps pour deux sous
Tiens un soleil qui brille d'où sort-il celui-là
Des gens qui me sourient ça existe tout ça
- Refrain -
J'avais oublié que les roses sont roses
J'avais oublié que les bleuets sont bleus
J'avais oublié tant de belles choses
J'avais oublié où avais-je les yeux
Une douce lumière s'enroule autour de moi
Mille mains familières me fêtent comme un roi
J'ai retrouvé ma vieille vie, jolis pulls délavés
A l'instant je m'habille et je repars au passé
(au Refrain)
Je me trouvais dans un vieux livre que j'ai relu cent fois
Un monde où il fait bon vivre quitte à vivre sans toi
Et toi qui n'est plus qu'une ombre dans le ciel bien trop bleu
Enfin je suis du nombre des imbéciles heureux
(au Refrain)
ooOoo
Paroles et Musique:
Salvatore Adamo
1971
Site officiel de Salvatore Adamo ![]()
28 juillet 2007
Une poésie autour des parfums…
Cythère
Un pavillon à claires-voies
Abrite doucement nos joies
Qu'éventent des rosiers amis;
L'odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d'été qui passe,
Se mêle aux parfums qu'elle a mis;
Comme ses yeux l'avaient promis,
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre;
Et l'Amour comblant tout, hormis
La faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures.
Paul Verlaine
Fêtes galantes
Repère: Cythère est une des îles Ioniennes grèques au sud du Péloponnèse sanctuaire d'Aphrodite dans l'Antiquité d'où l'expression "faire le voyage à Cythère", pays de l'Amour.
Photo: Rose 'Red-parfum', Hybride moderne - Obtenteur A. Eve 1972
04 juillet 2007
Les Géraniums
Géranium foncé : Mélancolie
Géranium lierre : Amitié véritable
Géranium rose : Préférence
Géranium rouge : Réconfort
Emblème de la nuit, ta fleur rougeâtre et sombre,
Géranium, attend la nuit pour embaumer.
Ton parfum hait le jour et se répand dans l'ombre.
Oh ! dites, dites-moi, vous qui savez aimer,
Dieu, comme cette fleur, n'a-t-il pas fait votre âme ?
N'est-il pas vrai qu'à ceux dont le cœur est de flamme
Le monde et la clarté sont toujours importuns ?
Et n'est-ce pas la nuit, et sous l'œil solitaire
De la lune voilée, amante du mystère,
Que l'amour doit sur nous épancher ses parfums ?
Lamartine (1790 - 1869)![]()

Géranium 'Cedric Morris' Géranium 'Philippe Vapelle'

Géranium macrorrhizum 'Spessart'
25 juin 2007
Phlox paniculata
![]()
Entente parfaite
Hélas ! les temps sont loin des phlox incarnadins
Et des roses d'orgueil illuminant ses portes,
Mais, si fané soit-il et si flétri - qu'importe ! -
Je l'aime encore de tout mon cœur, notre jardin.
Sa détresse parfois m'est plus chère et plus douce
Que ne m'était sa joie aux jours brûlants d'été;
Oh ! le dernier parfum lentement éventé
Par sa dernière fleur sur ses dernières mousses !
Emile Verhaeren (1855-1916)
![]()
Voir la fiche de culture des Phlox vivaces paniculés ![]()
17 juin 2007
Le Pied d'Alouette…ou Dauphinelle
Delphinium Pacific Giant
J'aurais tant voulu tout ce ciel
Avec ses orages de bleu, ses encres secrètes et sauvages
Et ses océans interdits, où l'on se noie, où l'on espère.
Encore ! j'aurais tant voulu être nue, être là entre tes regards
Caressée entre deux ailes et dans la poésie de tes rêves
Être un pied libre et non un vers, pauvre envol qui décroît sur la terre
Encore ! j'aurais tant voulu être source, si pareille à ton regard bleu
Pour couler au fond de ton coeur, pour me maquiller en beau songe.
Ainsi, enchaînée, déchaînée en toi, j'aurais peut-être eu l'espoir
Que lorsque criant ton nom du haut des fleurs de l'azur
Je m'envolerais pour toujours.
Anne-Marie Cellier & Paul Starosta

Le langage d'amour des fleurs
Edition: Solar![]()
Voir la fiche de culture des Delphiniums ![]()























