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Le JardinOscope, toute la flore et la faune de nos parcs et jardins

Le JardinOscope vous propose des fiches d’identité et de culture des fleurs et plantes de nos jardins ou sauvages dans la nature, des reportages sur de nombreux parcs et jardins, mes carnets de voyages et balades, le tout illustré de beaucoup de photos.





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La roseraie du Parc Floral d'Orléans refaite à neuf !

La Roseraie du Miroir

Un des fleurons du Parc Floral le plus photographié

La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014

Face au Château, les 800 rosiers de la fameuse roseraie du Parc Floral de la Source, étaient en place, pour la plupart, depuis une quinzaine d'années. Cette collection de rosiers avait été plantée en tenant compte du vocabulaire amoureux: Le jardin blanc exprimait l'innocence, le jardin rose symbolisait le romantisme, le jardin rouge évoquait la passion.

jardin remarquable

La Roseraie du miroir de près de 1500 m2 dont le plan vient d'être redéfini pour donner de nouvelles perspectives voit ses 800 rosiers totalement renouvelés.

Cette opération d'envergure s'est déroulée en plusieurs étapes : A l'automne dernier, à la fin de la floraison, tous les anciens rosiers ont été arrachés. Le sol a dû être préparé, c'est a dire que de l'ancienne terre a été enlevée sur environ 30 cm et remplacée par de la bonne terre mélangée à du compost. D'autres parcelles ont été profondément bêchées.
Le tracé de la roseraie a été légèrement modifié avec des passages engazonnés en forme de vague qui devraient donner envie aux visiteurs et amoureux des roses de flâner dans la roseraie au plus près des fleurs.

La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014   La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014

Les rosiers qui ont été choisis sont à l'évidence très variés; Ça va du rosier arbustif au rosier couvre-sol, en passant par le rosier buisson; il y a des rosiers modernes et anciens, des roses à fleurs simples, doubles ou très turbinées... des variétés remontantes ou non-remontantes.
Le choix des couleurs a été également déterminant pour conserver l'esprit de "la roseraie des sentiments" à laquelle s'ajoutera lors des floraisons une indispensable palette de senteurs.

L'année prochaine, les plantes vivaces viendront tenir compagnie aux rosiers dans ce nouveau massif.

Le Miroir du Parc Floral de la Source à Orléans

A visiter dès les premières roses en juin !

Parc Floral de la Source
Avenue du Parc floral
45072 ORLÉANS Cedex 2

Tél. : 02 38 49 30 00
Fax : 02 38 49 30 19
www.parcfloraldelasource.com


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , - Commentaires [3] - Billet édité le 05 avril 2014 par
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La symphonie exotique haute en couleurs des orchidées...

Exposition d'Orchidées 2014

Parc Floral de la Source à Orléans (45)

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Proposée du 8 au 16 févier 2014 par la
Société Vacherot et Lecoufle

La serre aux papillons du Parc Floral de la Source à Orléans où les conditions de température et d'humidité sont idéales, a été cette année encore le théâtre de cette manifestation incontournable.
Les orchidées harmonieusement disposées dans le décor tropical de la serre, nous ont offert leur symphonie de couleurs et de senteurs, orchestrée sous la baguette (magique) de la Maison Vacherot & Lecoufle.
Philippe Lecoufle a animé tous les matins avec son équipe des ateliers de culture, de re-floraison et de rempotage d'orchidées.

La famille nombreuse des orchidées comptent près de 25000 espèces botaniques, 1400 genres naturels et plus de 125000 hybrides créées par les orchidéistes avec une multiplicité de formes et des couleurs aussi fascinantes que variées. Considérées comme les plantes les plus perfectionnées de la planète, les orchidées y compris les espèces sauvages, voient leur diversité augmenter d'autant plus qu'elles sont capables de se reproduire entre espèces et même entre genres.

Est-il utile de vous rappeler que les orchidées qui ont pris place chez vous, peuvent vivre de quelques jours à...cent ans ! Tout dépend bien-sûr du respect des consignes de culture et de la qualité des soins que vous leur apporterez.

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Entrez, et laissez-vous aller à la flanerie...

Savourez sans modération...!

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Phalaenopsis, les orchidées dites du "débutant"

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Brassada Mivada

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Le coin des mini-orchidées pour les collectionneurs

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      Orchidées 'Brassavola nodosa' et 'Masdevallia sp.'

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Epicattleya 'Flame Thrower'

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Orchidées 'Masdesalia'

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Tableau de Phalaenopsis sur panneau mural constitué de fibres de noix de coco recyclées

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< Phalaenopsis                                                      Dendrobium >

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< Maxillaria                                                   Dendrobium >

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Dendrobium phalaenopsis

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Cambria Margarete Holm 'Larkspur'

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Phalaenopsis sp.

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Tableau de Phalaenopsis

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Cambria 'Jungle Monarch'

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Cattleya Stradivarius 'Eclipse'

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    Cattleya                                                                        Cattleya 'Prism Palette'

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Scène de Phalaenopsis

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Phragmipedium 'Memoria Dick Cléments
(Besseae x Sargentianum)

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Paphiopedilum sp.                                                            Paphiopedilum 'Pinocchio
'

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Paphiopedilum nain

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Paphiopedilum • Sabots de Venus

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Phragmipedium Tall Tails (Wallisil x caudatum)

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J'espère que comme moi, vous en avez pris plein les yeux...

A bientôt !

Les Orchidées Vacherot-Lecoufle
http://www.lorchidee.fr/

29 rue de Valenton
94470 Boissy-Saint-Léger
Tel
: 01.45.69.10.42


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 20 février 2014 par
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Plein feu sur le Critérium du dahlia 2013

Au Parc Floral de la Source à Orléans (45)

Jardin-de-Dahlias
Longtemps nommés "Chichipatli", les dahlias, originaires des hauts plateaux du Mexique, arborent autant de couleurs chatoyantes que de formes étranges ou extravagantes. Présentés au Parc Floral de la Source à Orléans dans un jardin circulaire, les bandes de dahlias aux couleurs panachées alternent avec des bandes verdoyantes de gazon qui les mettent en valeur.

028-Dahlia-blanc-marginé-rouge   Dahlia-et-papillon

Le critérium du dahlia

Le critérium du dahlia qui se déroule de juillet à fin octobre met en compétition une sélection de variétés proposées par des professionnels du dahlia. Vous pouvez vous aussi indiquer votre préférence jusqu'à fin octobre... (sic "Le Parc Floral").

Ma sélection de dahlias remarqués pour l'originalité
des formes, des couleurs, de leur floribondité ou de leur feuillage...

040-Dahlia-idylleDahlia 'Idyle'

043-Dahlia-Java   045-Dahlia-Deko
Dahlia 'Java'                                                  Dahlia 'Deko'

047-Dahlia-EclatantDahlia 'Eclatant'

049-Dahlia-Eclipse-bleue   053-Dahlia-Lilac-Time
Dahlia 'Eclipse bleue'                                         Dahlia 'Lilac-Time'

051-Dahlia-La-CiervaDahlia 'La Cierva'

055-Dahlia-Réquiem   059-Dahlia-Lupin-Ben
Dahlia 'Réquiem'                                          Dahlia 'Lupin Ben'

057-Dahlia-Laurana-DownDahlia 'Laurana Down'

061-Dahlia-Maki   063-Dahlia-Feu-Follet
Dahlia 'Maki'                                                Dahlia 'Feu follet'

066-Dahlia-Alfred-GrilleDahlia 'Alfred Grille'

071-Dahlia-Bel-Amour   080-Dahlia-Isadora
Dahlia 'Bel Amour'                                              Dahlia 'Isadora'

068-Dahlia-Arboretum-des-CullandsDahlia 'Arboretum des Cullands'

082-Dahlia-Avignon   088-Dahlia-Choc
Dahlia 'Avignon'                                               Dahlia 'Choc'

073-Dahlia-Bumble-rumbleDahlia 'Bumble rumble'

086-Dahlia-Bishop-of-Okland   090-Dahlia-First-Love
Dahlia 'Bishop of Okland'                                         Dahlia 'first Love'

076-Dahlia-Bishop-Knock-OutDahlia 'Bishop Knock out'

092-Dahlia-Esther   094-Dahlia-Frost-Nip
Dahlia 'Esther'                                                   Dahlia 'Frost Nip'

096-Dahlia-Carnaval-de-RioDahlia 'Carnaval de Rio'

098-Dahlia-Millefleurs   103-dahlia-Pampa
Dahlia 'Millefleurs'                                           Dahlia 'Pampa'

100-dahlia-JaipourDahlia 'Jaipour'

105-Dahlia-P'tit-Coquin   030-Dahlias-rouge-foncé
    Dahlia 'P'tit Coquin'                                   Dahlia 'rouge sang sans nom'

CRITERIUM-DE-DAHLIA-2013

Parc Floral de la Source
Avenue du Parc floral
45072 ORLÉANS Cedex 2

Tél. : 02 38 49 30 00
Fax : 02 38 49 30 19
www.parcfloraldelasource.com

Dahlia-étoile-jaune

Bordure-parc-floral

jardin remarquable  logo  Conservatoire Collections


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [1] - Billet édité le 28 septembre 2013 par
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Les Jardins du festival font sensation à Chaumont sur Loire !

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage

Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

2013

22ᵉᵐᵉ
Festival International des jardins

"Jardins des sensations"

Fondé en 1992, le Festival International des Jardins est devenu, en 20 ans, un rendez-vous incontournable des créateurs de paysages et de jardins. 

Les concepteurs et paysagistes des 26 jardins qui ont été sélectionnés cette année par un jury présidé par le journaliste littéraire Bernard Pivot parmi plus de 300 projets, ont été invités à évoquer et à magnifier les innombrables et subtiles "sensations" dont regorgent les jardins.

Le-Chateau-de-Chaumont-sur-Loire
Ces créateurs venus de tous les horizons, de Chine, de Russie, du Japon, d’Algérie et bien sûr de France et d’Europe, ont cette année encore, fait preuve d'inventivité, de créativité, d'imagination, de poésie, de réalisme voire d'extravagance, pour "faire sensation". Ils nous ont concocté 26 nouveaux jardins, pas toujours conformes, il est vrai, aux canons conventionnels
de l'esthétique, mais faisant échos aux sentiments, aux émotions, aux souvenirs que les jardins peuvent réveiller en chacun de nous en usant de tous les raffinements et de toutes les possibilités techniques, jouant avec les couleurs, les senteurs, les saveurs, les sons, les silences,...

Pour vous aider à profiter au mieux des "sensations" succitées par ces jardins éphémères,
j'ai retranscrit les explications fournies  sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.

Vous pouvez bien sur faire un clic sur les photos pour les agrandir

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1. Gram[in]ophone

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Repère du festival :  Un champ de graminées nous environne.

La lente oscillation des graminées vous invite à plonger dans un parcours végétal en mouvement. En suivant ce chemin aux élévations variables, se révèle une étendue végétale, aux couleurs et à la luminosité changeantes. Tour à tour, la balade champêtre suggère la légèreté printanière, la générosité estivale, tout comme la douceur automnale.
Une structure respirante, émergeant du sol, dont la voûte semble érodée, sculptée, par les mouvements du vent, offre un espace qui vous éveille à de nouvelles sensations. De l’humidité de la terre à la douce obscurité, l’odorat, l’épiderme, l’ouïe sont sollicités d’étrange manière.
Au centre de la voûte s’offre à vous un concert inoui. Sonorités animales ? végétales ? aquatiques ? minérales ? Un ensemble de récepteurs disséminés dans le jardin récolte les sonorités des graminées et éveille le promeneur à leur douce mélodie.
Un champ de graminées nous environne. Sorti de cet antre musical, vibrant encore de l’exploration phonique de ce champ de graminées, votre relation à l’espace, au réel, sera augmentée. Cette expérience inspire une contemplation plus riche et plus fine encore du paysage. Votre imaginaire en sera fertilisé.

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2. Le sentiment bleu

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Repère du festival :  La couleur bleue provoque une succession de sensations et de perceptions allant de la profondeur silencieuse de la couleur, à la peur et à l’anxiété.
Comme dans le film “Blue” de Derek Jarman, une voix “off” raconte la vie de l’auteur dans une succession de sentiments et d’humeurs cherchant à plonger le visiteur dans une perception sensorielle de la couleur des plantes.
Les concepteurs de ce jardin ont voulu exprimer les sentiments de couleurs présentés par l’artiste et cinéaste Derek Jarman fortement engagé dans la lutte contre le sida.
Ce jardin est très étroitement lié à ce film “bleu”, testament de l’artiste disparu en 1994.

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3. Renaissance

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Repère du festival :  Ici le temps s’impose comme la composante essentielle du jardin évoluant immuablement au fil des saisons. Ce jardin nous raconte l’histoire éternelle de la vie, des cycles naturels et du recommencement infini du renouveau du végétal. Que ce soit sur une terre dévastée, asséchée, abandonnée, l’idée de la “renaissance” fait son chemin et la vie végétale reprend ses droits.
Ainsi, influencée par l’artiste russe Kasimir Malevitch, la construction de ce jardin nous permet d’y découvrir en son centre un carré noir, symbolisant le “début de tout ”. De ce carré émergera un nouveau jardin fleuri, odorant, riche de promesses de vie que le visiteur découvrira en son temps.

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4. Saute qui peut !

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Repère du festival :  Au cœur de ce jardin, laissez-vous surprendre pour mieux plonger. Des plantes spontanées, communes, mais méconnues, vous offrent une palette d’émotions et de sensations à découvrir. Végétation luxuriante, odeurs abondantes, tentations déroutantes pour les papilles, feuilles caressantes, mais aussi collantes et même piquantes. Dans ce jardin exubérant, chaleureux mais malicieux, soyez vigilants ! Au gré de la promenade, des signes ambigus se dévoilent : un pédiluve et des casiers vous invitent à vous déchausser, une douche dissimulée fait résonner son goutte à goutte, une chaise haute et des vêtements apparaissent soudainement, délaissés, et gare au crocodile tapi dans les taillis... La piscine du jardin, avec ses bambous et son parasol, son palmier et son cocktail, incite au défi : bien courageux celui qui pourrait plonger dans sa mer d’orties, malgré la beauté des iris et la senteur fraîche de la menthe aquatique. Qui s’y frotte s’y pique ! L’union de ces multiples végétaux, à la fois piquants, frais et parfumés, provoque la sensation vivace d’un frisson prolongé. La promesse d’une baignade s’estompe alors, mais l’immersion reste immense parmi cette flore curieuse, vous faisant frissonner de plaisir ou agaçant vos sens.

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4 bis. Les sniffettes, casques à sniffs

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Repère du festival :  Ce jardin veut rendre hommage à l’odorat, souvent délaissé dans la hiérarchie des sens depuis Platon.Un univers olfactif se déploie suivant le tracé cosmique de la Petite Ourse qui, malgré sa taille menue et la faiblesse de sa lumière, n’en abrite pas moins l’étoile polaire !
C’est ainsi que, suivant cette ligne poétique, 7 casques à sniffs délivreront leurs arômes, odeurs sauvages, inquiétantes ou sensuelles.
Le promeneur pourra au gré de son désir, glisser sa tête dans ces sniffettes et se laisser imprégner de ces muses invétérées qui prennent parfois l’habit d’un parfum. Parfum insidieux comme une étrange présence du passé aiguillonnant notre présent.
L’intérieur des sniffettes sera tapissé de petits points lumineux figurant un ciel constellé “d’étoilettes”. Ainsi, de sniffette en sniffette, le promeneur pourra- t-il au gré de sa fantaisie, arpenter ce cosmos sur un tapis végétal et en partie minéral aussi noir que l’inverse de la lumière, devenu métaphore d’un fond d’univers.
Les casques, outils de notre autonomie, permettront ce passage d’univers en univers olfactifs, comme ceux des cosmonautes, scaphandriers, motards, ou même des sèche-cheveux... cela sans danger !

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5. Un paysage à goûter

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Repère du festival :  Peut-on offrir un repas sans donner à goûter ? C’est le défi de ce jardin, qui entend évoquer le goût par tous les autres sens que le repas éveille : le repas est en effet un rituel social, qui non seulement stimule les sens, mais aussi fait sens, par le partage et la convivialité, et par tout ce qu’il nous dit de son origine.
Mais nos repas d’aujourd’hui nous parlent-ils de bon sens ou de contresens ? Quels goûts nous offrent nos assiettes et nos tables, de quels paysages nous parlent- elles ? Des fruits et légumes standardisés, calibrés, sans saveur et sans vitamines, cultivés hors sol ou sur des sols inertes, gorgés d’engrais et de pesticides, cueillis avant maturité et voyageant sur des centaines de kilomètres en camion ou en avion ? Ou bien nous parlent-elles des produits du terroir et du jardin potager, des semences anciennes et variées que la nature et des générations de paysans nous ont légués, de l’art des cultures associées, du recours aux auxiliaires naturels, des paysages équilibrés façonnés par ces pratiques ?
La relation entre un beau territoire, un produit savoureux et un développement durable est de plus en plus reconnue (AOC, AMAP, Slowfood, Locavores et même de nombreux paysages culturels Unesco). Le jardin “Un Paysage à goûter” traduit cette relation entre le sens, le sol, le produit et les hommes. Ce jardin est un micro-paysage. Ici le terroir, le sol et le sous-sol montrent l’équilibre fragile qu’il doit y avoir pour une agriculture raisonnée.
Ce paysage, tel un tableau, nous montre une succession de collines, cultivées et couronnées de boisements. La superposition des couches de bottes de paille, suivant la technique culturale du “Straw Bale Gardening” rappelle celle des strates sédimentaires et leur tranche nette donne à lire le substrat comme une coupe géologique surmontée d’un sol qui évolue à mesure que la paille se décompose par le haut. Ainsi, comme un sol, la paille porte et nourrit des plantes nourricières, dont le blé qui produit aussi, à son tour, de la paille.
Le parcours du jardin nous fait déambuler entre ces structures, au rythme du repas et des saisons – Entrée, Plat, Dessert, Pain et vin, et Couloir des récoltes –, pour un voyage au cœur d’un paysage à goûter.

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6. Courir pour voir la couleur du vent

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Repère du festival :  Tous les éléments de ce jardin concourent à plonger le visiteur dans une expérience perceptive et émotionnelle le ramenant aux sensations de l’enfance.
Le chemin traverse de petits paysages féériques dans lesquels des éléments artificiels provoquent la surprise, une rafale de vent traverse l’espace, passe par-dessus les têtes des visiteurs, soulève et apporte des parfums. Elle emporte loin et transforme les sons, caresse la peau. Ici, le vent a une présence physique, c’est le protagoniste de l’histoire qui accompagne le visiteur tout au long du conte que constitue le jardin. Le vent fait bouger les feuilles et s’envoler les graines ailées de la forêt. Il agite les pissenlits géants dans le pré et le pollen “multi-sensoriel”. Le vent transforme les nuages de plantes légères et plumeuses et crée des vagues de sable jusqu’à les faire résonner sous les pieds du visiteur qui passe, bref un univers étrange et fascinant, où les sens sont en éveil permanent.

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7. Voir les sons, entendre les couleurs

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Repère du festival :  Vous ne verrez que lui. L’objet trône, souverain et délicat au centre d’un parcours saturé, exaltant. L’attraction est renforcée par le contraste d’un environnement affolant, électrisant, ludique et d’un cœur paisible, tout près, au bout du chemin. Vous ferez l’expérience d’un espace de frénésie sensorielle où la nature luxuriante se déploie et vous enveloppe sous la forme de pétales de fleur vous accompagnant vers un espace isolé, le cœur du sujet.

Engagez la traversée ! C’est alors que la vue est altérée par un brouillard vaporeux, épais et grandissant, vous déséquilibrant. Ces impressions de vertiges sont accentuées par la nature changeante du sol, multipliant ainsi les sonorités.
Le bruit, voilà la clé. Parler, chanter, marcher ! Des couleurs chatoyantes apparaissent, surgissent de la brume au fil de la traversée, et semblent envelopper l’objet central. De nouveaux repères se dessinent. C’est intrigué par le cocon que vous deviendrez acteur dans un parcours coloré et animé. Au bout de la promenade, à la porte de cet espace clos, douillet et réconfortant, vous prendrez conscience du tumulte de la traversée. L’ambiance feutrée vous fera réaliser le désir d’une méditation silencieuse, surtout si vous vous retournez. Le mouvement de la végétation semblant se précipiter sur le cocon, vous ne pourrez que vous attarder dans ce lieu de concentration.

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8. Le parfum du chaos magnifique

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Repère du festival :  Ce jardin propose deux approches sensorielles pour le découvrir. Tout d’abord, le visiteur contemple ce tableau mauve ponctué régulièrement de tiges de bois blanchies. Dans cette palette végétale formée d’une multitude de pieds de lavande, le visiteur découvre deux sentiers fins et sinueux qui semblent l’attirer au fond du jardin. L’arôme de ce tapis aux feuillages argentés saupoudrés de fleurs de lavande exalte un parfum envoûtant qui subtilement le décide à entrer. Puis, le visiteur se lance dans la traversée de ce chaos magnifique, désorienté par le contraste entre la douceur velouté du champ de lavande et la rectitude des tiges blanches. A leurs pieds, il découvre des roses blanches et légères. Les sens sont en éveil. L’envie de toucher et de sentir stimule la déambulation du visiteur qui découvre, au fond du jardin, un espace secret, caché dans lequel, l’espace d’un instant, il décide alors de s’arrêter.

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9. En apesanteur

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Repère du festival :  Un sas en métal patiné de rouille isole le jardin de la frénésie extérieure. De petites ouvertures à hauteur d’œil éveillent la curiosité du promeneur. Une fois l’antichambre franchie, une longue terrasse de bois brut invite à la flânerie. Le visiteur se love dans un des fauteuils ornés de pictogrammes illustrant les cinq sens. Autour, les massifs éclatent de couleurs et d’odeurs.
Les plantes dansent sur le bassin-miroir, parmi les boules à facettes et les bulles de savon.
Les sens sont attirés dans une sarabande euphorique, flottant sur l’eau au milieu des reflets irisés et des éclats miroitants, grimpant à l’assaut des planches sur lesquelles les végétaux déchaînés stimulent la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Le visiteur peut alors repartir, délassé et rassasié de sensations vibrantes.

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10. Le jardin de l'ivresse

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Repère du festival :  Ivresse.... Excitation euphorique provoquée par un sentiment, une émotion, une passion.

Cette exaltation - peu importe le biais par lequel elle est provoquée - est un état dans lequel toutes nos perceptions se troublent et nos sens se mêlent. Cette ivresse, au cours de laquelle les limites de l’ouïe, de la vue, de l’odorat, du goût et du toucher se brouillent et se confondent, nous mène à une explosion des sens.

Un sentier, unique, en verre, nous entraîne à travers une vague de graminées, de laquelle émergent des formes architecturées de fleurs aux couleurs changeantes dans le temps, différentes hauteurs, différentes couleurs, différentes formes. Les lignes se tordent, montent et descendent pour se retourner sur une porte, bancale. L’ivresse monte, le vertige s’installe.
La porte, silhouette fantastique, inquiétante, passage entre deux mondes, fait monter l’envie de la franchir et de voir ce qu’il y a après.
On entre alors dans un univers de sous-bois, sombre, sauvage, dans lequel se détachent des troncs blancs qui dispersent le regard.
Des odeurs mentholées, alcoolisées, se mélangent dans l’air.
Un étrange piano, dont les touches commandent des sons étonnants, deux chaises immenses, posées dans un nuage végétal de douceur, attire le regard. Le jardin de l’ivresse vous plonge dans un autre monde, fait de formes, de couleurs, de parfums et de sons qui se répondent, sons rugueux, odeurs lumineuses et paysages mélodieux : vertige délicieux de la synesthésie.

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11. Outside-in

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Repère du festival :
 
Outside-in est un jardin qui devient forêt, par le biais d’une illusion sensorielle.
Espace contemplatif, jardin dans un jardin, “outside- in” est un petit univers où paysage et architecture se confondent. Il nous propose de réfléchir sur la dualité entre ce que nous savons et ce que nous voyons. Méditation sur l’espace, la lumière et la possibilité de l’infini, cette mise en scène ludique pourrait rappeler un épisode d’ “Alice au pays des Merveilles”, où Alice se penche à la serrure d’une porte minuscule, entrevoit un beau jardin et se rend compte qu’elle n’est pas en mesure d’y entrer...

Cette expérience paradoxale - la perception d’un espace, d’un contenu plus important que le contenant - où l’on projette son regard dans un monde intérieur, qui n’est autre qu’un univers extérieur, peut être à la fois irritante et captivante.
Bien que le visiteur reste spectateur, maintenu à distance sans jamais interrompre le tableau où la forêt reste infinie et immuable dans cet espace impénétrable, “outside-in” amènera chacun à découvrir “son” jardin imaginaire.

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12. Derrière l'armoire

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Repère du festival :  Vous êtes-vous déjà penché sur ce qui pousse à vos pieds ? Cet univers si petit qu’il tombe souvent dans l’oubli ? Et si l’insignifiant devenait géant, voire inquiétant ?
Traversez donc cette vieille armoire et enfoncez- vous dans un jardin sans mesure.
Ici, les illusions brouillent vos repères : le chemin s’élargit, s’enfonce et la magie végétale opère pour vous rendre PETIT, Petit, petit. A mesure que vous avancez, la végétation est plus haute, plus dense. Les feuillages se répondent et certaine plantes à l’entrée minuscules, semblent même avoir étrangement poussé. Le regard est chahuté par ces correspondances et les choses qui nous entourent deviennent, dans leur démesure, presque surnaturelles.

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13. Comme un bruissement d'ailes

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Repère du festival :
 
Au cœur de l’expérience synesthésique, le visiteur est confronté à la notion du temps, relié au passé avec son âme d’enfant, tourné vers l’avenir, la tête dans les nuages, sans cesse balloté d’un espace temps à un autre au gré des sensations qui l’interpellent. “Comme un bruissement d’ailes ...” est le jardin de cette expérience légère de voyage à la fois dans le temps et dans l’espace inspiré par un éventail de sensations et rythmé à la façon d’une respiration : Dès l’entrée, le visiteur s’engage mystérieusement le long d’une paroi circulaire, vaste écran blanc translucide, véritable membrane plasmique animée d’un jeu d’ombres projetées depuis le cœur du jardin. Guidé par le tracé des allées concentriques, il découvre les trésors de senteurs, de contrastes disposés comme les motifs de deux mandalas entrecroisés. Le jeu du mouvement circulaire lui offre une multitude de points de vue, une relation à la lumière mouvante ... Au cœur des mandalas, une balançoire met en scène l’humain dans la singularité de son être.
Le jeu de ces deux balanciers installe de façon poétique et ludique le bruissement d’ailes des papillons que nous sommes.
Dans le mouvement d’une balançoire, en contact avec son enfance, le visiteur oscille d’un espace d’ombre (survol d’une végétation dense de couleurs fortes) à la lumière (voile blanc animé d’une brume colorée et parfumée – instant de fraîcheur fugitif ...) ; expérimente l’accélération et l’instant suspendu, le “still point” à la façon du surfer posé dans le mouvement de la vague de l’océan, de ses pieds il peut se frotter aux graminées qu’il survole ...
Coupé du sol, le voici transformé en observateur ébloui des jardins ...
Pour les plus audacieux, une torsion des suspentes de la balançoire et c’est le tournoiement de la vie, le jardin devient kaléidoscope ...

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14. La jetée

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Repère du festival :  Longtemps liés à notre enveloppe corporelle, nos sens aujourd’hui exacerbés s’externalisent, voire s’internationalisent. D’animal local nous devenons animal global. Constamment assaillis de stimuli, nos différents sens croulent sous les informations. Qu’elles viennent du lieu où nous nous trouvons comme de l’autre bout du monde, nous les recevons avec la même intensité.
L’ère du numérique, la multiplicité des médias, des interfaces, nous donnent à voir le monde au travers de prismes choisis, ou chaque vision mise bout à bout nous illusionne, perturbe nos sens jusqu’au point de croire que de l’infime naît l’ensemble.
Capable de penser que du monde il en maîtrise le sujet, l’homme s’égare car l’image recréée n’est que le reflet d’une vision fragmentée de la réalité.
Le jardin met en scène le visiteur au travers d’une métaphore paysagée où les miroirs distillent la diversité des points de vue(s), telles des bribes de données éparses perturbant la vision de ce dernier. Il lui faudra atteindre le bout de la jetée située au cœur du jardin pour qu’enfin ses sens se rassemblent, réconciliés en un point/lieu unique. “La jetée” donne naissance à un horizon apaisé dans lequel la dispersion des sens n’est plus qu’un lointain souvenir, car seuls sur la jetée nous ne faisons plus qu’un avec la nature. Nous avons tous en nous un paysage intérieur capable de produire cette sensation si particulière.

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15. Des meules impressionnantes

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Repère du festival :  Certains peintres ont su voir en chaque meule des qualités pouvant faire participer notre regard à des intentions fugitives de même qu’à lui faire remarquer des phénomènes de vibration lumineuse.
L’intérêt que Claude Monet leur portait nous a ouvert grand les yeux en révélant toute la beauté de ce matériau.
Mais il ne suffit pas de porter cet unique regard pour saisir toute la force de l’objet.
Car il existe également quelque chose de très surprenant quant à la forme des meules devenues colossales suite à l’accumulation d’innombrables brins de pailles si fins.
Dresser une meule de foin a quelques rapports avec la construction d’un bâtiment : on doit obtenir sa stabilité dans les forces de sa gravité et sa forme résulte de sa fonction.
De même chaque culture possède sa technique propre dans l’édification de l’ouvrage ce qui fait émerger la possibilité d’une certaine architecture de la meule : hautes et coniques en Pologne, paysages abondants de meules en Roumanie, étendages sur barres horizontales en Slovaquie...
C’est au travers des différents regards et usages portés sur elle que chaque meule incarne une certaine effervescence des sens et un nouveau regard porté sur le végétal.

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16. Qui s'y frotte, s'y pique !

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Repère du festival :
 
Qui s’y frotte, s’y pique !
Le jardin est un lieu où nos sens sont en éveil, pour le meilleur, mais aussi pour le pire...
On aurait tort de croire qu’un jardin est uniquement un lieu de plaisir. Une bataille sans merci y est quotidiennement livrée ; on échardonne, on sélectionne, on tue et on éradique. C’est un terrain miné où de véritables petites pestes heurtent nos sens en toute impunité. Il y a celles qui taquinent notre odorat, celles qui s’accrochent un peu trop et celles qui nous répugnent. Il y a les velues, les puantes, les suintantes, les péteuses, les piquantes et les disgracieuses.
Guerrières aguerries et fins stratèges, ces plantes ont développé un puissant arsenal de guerre pour se faire une place de choix au jardin. Il est proposé au public de déposer ici les armes et de hisser le drapeau blanc pour prendre le temps d’admirer le génie végétal et les techniques de défense développées par ces enquiquineuses.

Telle une armée en marche prête à conquérir de nouveaux espaces (un terrain en friche, les talus en bord de route ou les parterres des plus beaux jardins), les plantes avancent vers les visiteurs. Au fond du jardin, les sentinelles alignées en rangs serrés, solennelles dans leurs uniformes noirs, montent la faction, baïonnettes en joue. On compte cinq unités de soldats solidement armés prêts à heurter le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe et le goût.
Les “poilues” ne tomberont pas ! Qu’à cela ne tienne, qui s’y frottera s’y piquera et s’en amusera !

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17. Tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais déjà trouvé

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Repère du festival :
 
Ce jardin est une allégorie du Royaume Perdu, un retour sans cesse renouvelé vers ce monde premier, originel; un voyage qui nourrit l’âme comme les fruits nourrissent le corps, réjouissant le cœur par l’éveil de tous les sens pour le conduire vers la rencontre mystique. Le jardin est composé de deux parties : le jardin blanc, demeure de la lumière, et le jardin noir, enveloppe externe sombre et mystérieuse, symbole du temps qui passe. Un cube au bout du jardin capte l’attention et intrigue le visiteur. Ouvert vers le ciel, il est La porte du jardin merveilleux.
Ce jardin est une invitation à se défaire de nos sens, à s’extirper de notre apparence externe, à s’ouvrir au monde intérieur. Une invitation à redécouvrir sa source et partager quelques fragments de plénitude.
Alors peut-être tu me trouveras. Et tu me chercheras encore et encore...

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18. Tic-Tac

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Repère du festival :
 
Ce jardin est à l’image d’un cadran solaire végétal qui accompagne le visiteur dans un parcours où se mêlent et s’entremêlent les sensations. En effet, inconsciemment, chacun associe sensations, ressentis et perceptions pour créer son propre univers. Ce jardin rassemble des sensations que chacun éprouve à un moment de la journée. La chaleur et l’éblouissement amènent le midi, la douceur s’endort le soir, les rêves envahissent la nuit et de la rosée naît le matin. Des sensations attendues, d’autres inattendues, plus ou moins agréables, apparaissent et disparaissent dans cet étonnant parcours.
Ce cheminement débute par une ambiance lumineuse, chaude et sèche, le midi. Des miroirs disposés au sol reflètent le ciel et le soleil tandis que des flashs intermittents viennent surprendre le visiteur. Ce dernier progresse peu à peu vers la douceur de la soirée, où il aperçoit des végétaux aux apparences cotonneuses et où de doux parfums l’entraînent dans une ambiance calme et tendre, avant l’arrivée du soir. Une végétation sombre et épaisse, des topiaires aux formes évocatrices et une ambiance tendue rythmée au son du battement d’un cœur, emmènent le visiteur au cœur de la nuit. Il est amené à laisser libre cours à son imagination et à se laisser envahir par ses souvenirs. Petit à petit, l’aube se lève, la brume et la rosée du matin apparaissent, les végétaux accueillent volontiers les perles de rosée sur leurs feuilles. Enfin les jeux de tic tac et les sonneries viennent réveiller le visiteur qui a fait l’expérience d’une journée en une poignée de minutes.

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19. Le parfum du blanc

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Repère du festival :
 
La société contemporaine nous soumet quotidiennement à des stimulations multicolores. Télévision, images, enseignes publicitaires projettent une quantité infinie de couleurs auxquelles il est difficile de se soustraire et qui nous perturbent ou nous illusionnent.
Le jardin crée une atmosphère de repos visuel et sensoriel, lieu monochromatique d’où naît la synesthésie visualo-olfactive basée sur la pureté, la simplicité, la candeur des fleurs blanches et leur parfum envoûtant.
A l’intérieur se développe une pergola sinueuse, sorte de moderne corne d’abondance, de parfums et de sensations mêlés, recouverte de plantes grimpantes.
Sous l’ombre de la pergola, on se trouve comme dans une ambiance isolée du monde, intime où s’enfermer et réfléchir, entouré de parfums enivrants.
A la synesthésie visualo-olfactive s’ajoute une sensation tactile produite par l’ombre et même, pour les plus audacieux, les épines des roses. Passant de l’ombre à la lumière, du noir au blanc, de la nuit au jour, un bref parcours intérieur qui conduit vers la lumière, pour redécouvrir la beauté de la simplicité et la pureté des couleurs, symbolise le triomphe des fleurs blanches et leur parfum ancestral.
“Là où le soleil se tait brille l’odeur du blanc”

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19 bis. Le jardin à frôler

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Repère du festival :
 
Conçu par une équipe pluridisciplinaire, le “Jardin à frôler” est une invitation à traverser un dispositif interactif, constitué de lianes végétales qui sont des extensions de leur environnement naturel. Le jardin offre au public une expérience immersive, qui en le traversant, perçoit les sensations physiques du toucher.
Le jardin à frôler se présente sous la forme d’un arbre-sculpture, univers où dialoguent les sons et les végétaux. Les matières sonores sont révélées, comme un champ sonore, par la présence du visiteur. Les matières végétales, choisies pour leur caractère tactile, créent un ensemble plastique cohérent faisant le lien entre matière à toucher et matière à écouter.

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20. La rivière des sens

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Repère du festival :  Rassemblés en une rivière végétale, ces cadres de bois nous aspirent et nous guident dans un parcours initiatique à la découverte du jardin. Ils créent les ambiances, les jeux de lumière, cadencent le parcours, définissent les vues, dirigent le regard, transforment le paysage à chaque virage.
En son centre, le jardin envahit la structure, la retourne, nous désoriente. Le ciel devient sol, nos repères se perdent face à cet environnement ainsi bouleversé. Les cadres ont tourné, emportés par les grimpantes accrochées à leurs montants.
Comme un cour d’eau lové dans ses méandres, la “rivière architecturale” apparaît, tantôt majestueuse, tantôt noyée dans l’épaisseur des feuillages et nous invite à la parcourir.
Sur l’une de ses berges, une étendue de plantes aromatiques interpelle notre odorat. Sur l’autre berge, une prairie fleurie de plantes nectarifères se laisse entre apercevoir. Les innombrables plantes, aux formes, aux textures et aux couleurs subtilement associées jouent avec le vent et la lumière, transportent des odeurs, produisent des sons. Par là-même, le visiteur les voit, les sent, les touche jusqu’à s’en faire submerger.
De grandes étendues de vivaces et graminées ondulent avec le sol remodelé, recréant la magie éternelle des vagues.
Lorsque la rivière nous libère enfin de ses remous, pour nous échouer sur la plage, nous prenons alors conscience du songe que nous venons de vivre.

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21. Le jardin d'amour

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Repère du festival :
 

Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir”.
Paul Valéry

C’est un jardin qui se découvre. L’imaginaire est alimenté par un espace intrigant dans lequel le regard comme l’ouïe sont touchés. Une forêt de saules rouges nimbe le passant dans un voile pigmenté qui le transpose dans un flux de sensations rassurantes, alors que quelques sons étranges traversent l’espace. Mais que répondre à des “je t’aime” lancés dans l’air, si ce n’est sourire, se souvenir, s’émouvoir, puis flâner. Le jardin d’amour est une simple ode au plus noble des sentiments, au plus sinueux et variable aussi, c’est pour cela que l’on pourra se perdre facilement dans le jardin et errer entre les infinis saules rouges dressés.
Le Jardin d’Amour est d’abord constitué d’une série de 35 voix énonçant en continu la même phrase “I love you” dans 35 langues différentes. Les voix masculines et féminines, enregistrées, sont accompagnées d’une série de brefs appels d’oiseaux et de petits animaux. La séquence se renouvelle pendant toute la durée d’ouverture du jardin. Pénétrer dans le “jardin d’Amour”, c’est accepter le branle-bas de combat émotionnel, il s’agit d’un intervalle au quotidien, qui propulse le spectateur dans un voyage introspectif.

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22. Les parfums du vignoble

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Repère du festival :  Une marche au milieu des coteaux, une odeur sucrée s’échappe d’une grappe de raisin laissée tardivement sur son pied au bord du chemin. Le vent s’engouffre à son tour dans les feuilles rougissantes et une bouffée de feuilles mortes nous balaye le visage. Le vin, dégusté avec un malin plaisir dans la cave du viticulteur, colore nos joues d’une nuance rosée, et les touches de fruits rouges en tout genre, cassis, mûre ou myrtille, se mélangent habilement à l’amertume de la noisette de la première gorgée. La robe sombre couleur bordeaux laisse passer un filet de lumière d’automne dans la cave, d’où le parfum des fûts de chêne embaume nos narines acérées.
La main glisse le long des cuves en métal, se frotte au bois poncé des barriques, tel un fil d’Ariane guidant l’homme du vin à sa source ou bien le contraire. Tel un vin enivrant, le jardin des sensations se sent, s’écoute, se goûte, se voit, se touche et se visite. C’est là tout le sens de ce jardin : une immersion au cœur de plusieurs cépages régionaux, avec chacun ses particularités, articulés autour d’une pièce centrale d’où jaillissent les flaveurs.

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23. Terre à sons

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Repère du festival :  Quand un paysagiste et un acousticien se lient d’amitié et partagent leurs sensibilités autour d’un jardin des sens.
Le projet “Terre à sons” est un jeu autour des sens qui propose un parcours aux variations sensorielles décuplées.
Le visiteur pénètre tout d’abord dans un sas anéchoïque et sombre dans lequel les sensations sonores et visuelles sont quasiment inexistantes. Cet abri de feuilles mortes ne laisse rien présager de la suite, si ce n’est l’aperçu, au travers d’une meurtrière colorée, d’un jardin luxuriant à la végétation dense et mouvementée. Une fois les sens apaisés, le promeneur sort du sas et découvre un univers énergique et coloré : un jardin en forme d’onde sonore se propage devant lui. Des cheminements circulaires, labyrinthiques l’invitent à arpenter ces ondes fleuries à la découverte de végétaux aux odeurs et aux textures variées. Le visiteur découvrira alors des girouettes et calebasses qui émergent de la végétation avec lesquels il pourra animer le jardin. Arrivé au cœur de l’onde, il circulera autour d’une structure de bois tressé tel un “gridshell” sur laquelle pousse des végétaux grimpants aux floraisons exubérantes. En parcourant cette végétation, le visiteur pourra trouver de grands réflecteurs acoustiques en bois qui focalisent et amplifient les sons provenant du jardin. En se plaçant au centre de ces réflecteurs, il pourra alors faire l’expérience d’une audition décuplée. Ces deux espaces ludiques proposent aux grands et moins grands de construire un fauteuil ou un promontoire à l’aide de cubes de bois emboitables. Enfin, en quittant la parcelle, le visiteur repassera dans le sas pour régénérer ses sens avant de poursuivre sa visite.

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24. Jardin des rizières

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Repère du festival :
 
Les Japonais ont coutume de savourer leur thé en plein air au rythme des saisons.
Dans ce jardin aux paysages de rizières, le promeneur pourra admirer le reflet de la lune miroitant sur l’eau au printemps ou profiter, en été, de la verdure frémissant sous la caresse du vent.
La saison des récoltes venue, c’est l’odeur de la paille de riz qui s’exhale. Les gerbes de paille, assemblées pour les besoins du séchage, sont de véritables œuvres d’art.
Une fois les moissons terminées, le riz se déguste sous forme de “dango”, boules de pâte de riz sucrées ou salées.
Le jardin se dévoile au fur et à mesure de la promenade qui mène les pas du visiteur autour d’une étendue d’eau centrale, qu’entoure un lit de gravillons blancs. Une passerelle suspendue au-dessus de l’eau permet d’atteindre une aire aménagée au fond du jardin, dont le décor figure une maison de thé. Des bancs y sont disposés pour accueillir les promeneurs en quête de repos vers un espace dédié au recueillement. Là, absorbé dans la contemplation du jardin, on pourra se laisser aller à ses sensations, celle de sa propre existence aussi bien que celles inspirées par la nature.

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Le-Château-de-Chaumont-sur-Loire-2013

Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

Site internet : www.domaine-chaumont.fr/


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [4] - Billet édité le 12 septembre 2013 par
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Promenons-nous dans les Près du Goualoup...

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage
Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

Au delà des 26 jardins qui font l'objet du très réputé Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, le Domaine, depuis 2012, s'étend sur 10 hectares supplémentaires sur les Près du Goualoup qui réservent aux visiteurs de nouvelles surprises.

De nouveaux jardins pérennes, mêlant art et nature, commandés à des architectes, des paysagistes et/ou des artistes, prennent (et prendront) progressivement place au fil des ans, dans ce Parc dans des parcelles de 1 000 m2 liées à des parcelles de 200 m2, dessinées par Louis Benech et qui auront partie liée avec les grandes traditions du jardin dans le monde. Ainsi, le jardin "Carré et Rond" créé cette année par le Chinois Yu Kongjian vient s'ajouter au "Jardin des nuées qui s’attardent" de Wang Shu et au Jardin chinois "Hualu" de Chiu Che-bing.

Mais place à la visite du Parc des Près Goualoup...

Carré et Rond

Jardin-d'esprit-chinois-de-Yu-Kongjian
Repère du domaine : C’est un souple ruban rouge jouant avec le paysage, incitant le visiteur à la contemplation et au repos, que le grand architecte et paysagiste Yu Kongjian installe à Chaumont-sur-Loire en 2013, complétant l’ensemble de jardins chinois des Prés du Goualoup, conçu en 2012, comprenant le jardin “Hualu, Ermitage sur Loire” créé par Che Bing Chiu et “Le jardin des nuées qui s’attardent” de Wang Shu, Prix Pritzker d’architecture en 2012.
Ce petit jardin, Carré & Rond, signifiant Terre et Ciel, est une ré-interprétation contemporaine des Jardins Traditionnels Chinois, qui intègre le concept contemporain de la gestion des eaux pluviales à la conception philosophique chinoise du jardin s’intéressant à l’homme et à la nature, au langage formel de la ligne courbe et du carré, à la stratégie par l’expérience de l’espace de l’enceinte et de l’aménagement du petit dans du grand.
Le jardin chinois traditionnel recrée des paysages naturels en miniature. Classiquement, le jardin chinois conçu par des lettrés, des poètes et des personnages officiels de l’ancien régime, est toujours ceint de murs et doté de bassins, de rochers, d’arbres, de fleurs et de pavillons reliés entre eux par des sentiers sinueux. Grâce à une série de scènes soigneusement composées, le jardin traditionnel chinois devient une réplique de la nature en miniature, "une nature artificielle" vouée à un usage quotidien.

Hualu - Ermitage sur Loire

Jardin chinois Hualu créé par Che Bing ChiuJardin chinois "Hualu" créé par Che Bing Chiu

Repère du domaine : Ce jardin pérenne  d'inspiration chinoise dont la réalisation a été confiée à  l'arcitecte chinois Che Bing Chiu a vu le jour parmi les espaces créés en 2012 dans les Prés du Goualoup.
Située à l’angle nord ouest du Prés du Goualoup, cette parcelle de 1100 m2 est placée sous le signe du poète tao Yuanming (365-427). Le jardin est régi par les principes inhérents aux jardins classiques de Suzhou, sans pour autant chercher à copier cette tradition. La dimension temporelle y demeure cependant essentielle, et le jardin sera le lieu où les différents moments de la journée et le rythme des saisons seront évoqués par des aménagements spécifiques et des plantations en adéquation, telles que le magnolia yulan pour le printemps, le lotus pour l’été, le cannelier pour l’automne, ou encore le prunus lamei pour l’hiver.
Ce jardin, qui s’enrichira au fil des années, est conçu par son auteur comme une œuvre évolutive.

jardin-chinois-Hualu-3   Jardin-chinois-Hualu-4

Jardin-chinois-Hualu


Le jardin des nuées qui s'attardent

Le-jardin-des-nuées-3
Repère du domaine :
Au cœur des Prés du Goualoup, nouvellement aménagés, le grand paysagiste chinois Wang Shu choisit des matériaux simples : le bois de pin, la vigne, l’eau d’un petit bassin. Etendue sur une vingtaine de mètres de long, la structure qu’il imagine est faite d’un entrecroisement de pièces de bois, rappelant les savants enchevêtrements des nids d'oiseaux. Comme retournée, la fragile structure est progressivement gagnée par la vigne qui pousse à ses côtés. A l’intérieur, un pont nous guide et traverse un bassin. La surface de l’eau s’offre comme un miroir et nous renvoie le jeu poétique de l’ombre et de la lumière, du bois statique et des feuilles de vignes vibrantes dans le vent. Les nuages se reflètent dans ce délicat bassin et l’on se plaît à les croire pris dans les filets du nid, qui nous entoure et se reflète, lui aussi.
C’est une pause, une parenthèse contemplative que l’on peut ici savourer, dans le calme et la sérénité : l’accès est étroit, le pont limite le nombre de visiteurs en ce lieu. On peut alors donner libre cours à l’imaginaire, à la réflexion, à l’amitié, répondant alors à l’invitation qui nous est faite, dans le nom du jardin. Tingyun ting, "pavillon des Nuées qui s’attardent", fait référence à un poème de Tao Yuanming, "Tingyun" ("Les Nuées qui s’attardent") : un vibrant hymne à l’amitié.

Le-jardin-des-nuées


Cloud installation #07240, Standing cloud

Sculpture-de-brumes-de-Fujiko-NakayaSculpture de brume de Fujiko Nakaya

Repère du domaine : Pionnière de l’art technologique, Fujiko Nakaya exprime à travers ses œuvres éphémères, sa fascination pour les phénomènes naturels qui se forment et se déforment constamment et tente de renouer le dialogue entre le public et la nature.
Montrer l’intérieur d’un nuage, reproduire sur la peau la sensation des gouttelettes qui le composent, tel est le dessein de Fujiko Nakaya, créatrice inspirée d’oniriques brouillards. "Je crée une scène pour y laisser la nature s’exprimer" explique t-elle. "Je suis une sculpteuse de brume, mais je n’essaie pas de la modeler. L’atmosphère est le moule, le vent est le burin."

Poétiques, les installations de l’artiste sont cependant le fruit d’un long travail d’ingénierie et de subtile collaboration avec l’eau, l’air et même le temps. Elle modèle les éléments, jouant avec l’ombre et la lumière, à la manière du travail vidéographique. Elle opère à partir de brumisateurs d’eau potable à haute pression qui pulvérisent de minuscules gouttelettes, qui s’exhalent en fines brumes volatiles. Elle calcule ensuite les arrivées et fermetures d’eau, module l’orientation des buses, utilise des ventilateurs destinés à accélérer le mouvement ou des éclairages qui chauffent l’atmosphère et génèrent des courants de brouillard verticaux.

sculpture-de-brume-de-Fujiko-Nakaya-3   Sculpture-de-brumes-de-Fujiko-Nakaya-1


L'archipel

L'Archipel-1Une réalisation de Shodo Suzuki

Repère du domaine : L’archipel du très grand paysagiste Shodo Suzuki créé pour le Festival International des Jardins de 1993 symbolise l’état de crise du Japon contemporain et l’espoir du futur : les assemblages de pierres disjointes évoquent le fossé d’effondrement au bord duquel est installé le Japon.
Les îles de pierre noire et polie sont brisées symboliquement en deux ou trois éléments. Elles sont entourées non pas de gravier blanc, comme dans les temples Zen, mais d’eau, comme le prévoyait le projet initial du paysagiste. Le cercle suggère le “Satori”, état spirituel du bonze du bouddhisme Zen et un souhait pour la paix.
Autour, les plantes et fleurs introduisent la paix et l’espoir. Ici, le jardin retrouve la fenêtre originelle sur l’eau qui coule, symbole du temps qui passe.

Shodo Suzuki est l’un des plus célèbres paysagistes japonais. Ses réalisations, très modernes, (hôtels, jardins publics, jardins d’entreprises) restent cependant très liées aux savoir-faire techniques et à la philosophie traditionnelle de son pays. Ce jardin créé en 1993 et recréé avec son autorisation, est l’unique réalisation de cet immense paysagiste hors de son pays.

L'archipel-de-Shodo-Suzuki

Recinto sacro

Recinto-sacro-d'Andrea-BranziUne création de Andrea Branzi

Repère du domaine : Architecte et théoricien, Andrea Branzi n’imagine pas dissocier la pratique de la théorie. Il conçoit l’architecture, non comme l’art de la construction, mais comme une forme de pensée articulée, liée à la connaissance. Il s’intéresse particulièrement à l’architecture radicale, dont il sera l’un des pionniers en Italie. Forme extrême d’une architecture utopiste et théorique, ce mouvement contestataire et "révolutionnaire" a cherché à redéfinir les bases de l’architecture, à se libérer des structures établies et des frontières matérielles en offrant plus de libertés individuelles, une mobilité dans l’espace social.
Toute sa vie, Andrea Branzi a questionné la relation de l’être humain avec son environnement. Selon lui, le design et l’architecture sont des outils conceptuels pour modifier les modes de vie et le territoire.
Le projet “No Stop City”, utopie critique mettant en scène une ville sans qualité basée sur le modèle de l’usine et du supermarché, illustre remarquablement cette idée.
La sculpture de verre qu’il a conçue pour Chaumont-sur-Loire propose une enceinte secrète, sacrée, inaccessible, où nul ne peut pénétrer, et où la végétation va se développer librement.

Les bancs de Pablo Reinoso

Banc-et-Recinto-sacro
Repère du domaine :
Pablo Reinoso, bien connu pour ses extraordinaires et délirants bancs spaghettis ne pouvait être absent de l’édition 2012 : Jardins des délices, jardins des délires ! Dans l’imaginaire de l’artiste, le banc devient fantasque, comme doué d’une vie propre qui l’amènerait à se développer, à pousser, à germer ; laissant libre cours à d’impossibles excroissances, dont la folie excède le cadre habituel de notre quotidien. Bousculant nos habitudes en intervenant sur un objet pour ainsi dire commun, Pablo Reinoso introduit le merveilleux au sein du parc du Domaine. Ses bancs spaghettis et ses fantasques instruments de jardin surprennent le visiteur au cœur du Festival et dans nombres d’espaces du Domaine, comme autant d’incitations à déceler l’extravagance partout dissimulée.

banc-de-Pablo-Reinoso-1   bancs-de-Pablo-Reinoso

Et de futures créations sont en préparation...comme ce parterre d'iris !

Plantation-d'un-parterre-d'iris

Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

Site internet : www.domaine-chaumont.fr/

Le-Château-de-Chaumont-sur-Loire


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 08 septembre 2013 par
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Une journée chez André EVE début août...

En août, les vivaces assurent la relève
des rosiers en pause estivale avant leur prochaine remontée

Le jardin de André EVE à PithiviersUn beau poster : La vue sur le jardin d'André depuis le salon de la maison

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Abeille charpentière (Xylocopa violacea) sur une monarde et un hémérocalle haut en couleurs

Le jardin de André EVE à PithiviersL'été début août chez André, c'est toujours le paradis... il n'y a pas d'autres mots !

Le jardin de André EVE à Pithiviers La baigneuse allongée sur son lit de mousse prend le soleil aoûtien !

Monsieur André Eve - Août 2013André, avec passion, raconte son jardin et prodigue de précieux conseils
A 82 ans ce mois d'août-ci, il entretient seul cet extraordinaire coin de Paradis.

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Voilà des associations de plantes et de couleurs dont on peut s'inspirer,
ainsi que des formes arrondies des allées qui mettent en valeur les différentes scènes.

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLa fleur bleue du Nicandra physaloides et son fruit qui rappelle celui de l'amour en cage

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Un fruit...très toxique (?) et l'inflorescence d'un Lysimachia clethroides

Le jardin de André EVE à PithiviersLe rosier 'Roville', une des créations d'André Eve (2002),
met en scéne une belle frondaison de fleurs sous le soleil de ce début août.

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Le graphisme des feuilles d'hostas attire toujours le regard.

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersUne association inattendue de 3 feuillages décoratifs

Le jardin de André EVE à PithiviersLa chaude couleur d'un hémérocalle

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLes rudbeckias de saison illuminent le jardin d'André

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLe jardin est un havre pour de nombreux pollinisateurs en plein travail !

Le jardin de André EVE à PithiviersVoilà l'association surprenante d'une heuchère et d'un Ophiopogon noir au détour d'une allée

Le jardin de André EVE à PithiviersUne constellation de fleurs bleues d'une clématite

Le jardin de André EVE à Pithiviers
Merci encore André pour cette très agréable journée en ta compagnie


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 02 septembre 2013 par
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Dans le paradis du jardinier qui parle aux fleurs...

Une journée d'automne avec André Eve

André-Eve-9-10-2012
J'ai eu la chance de faire vraiment la connaissance d'André Eve en 2007, grâce à un Forum de jardiniers passionnés sur Internet (jardiweb-floralbum). Depuis, chaque année, c'est toujours le même plaisir que me procurent ces moments passés avec André au milieu des fleurs dans son jardin extraordinaire créé en 1980 et de discuter avec lui. Je ne m'en lasse pas !

Jardin-d'André
Ce jardin, il l'a voulu structuré avec des formes souples, des allées de gazon toutes en courbes qui s'harmonisent bien - dit-il - avec la forme des rosiers et différentes plantes vivaces. De longues pergolas longeant les côtés du jardin accueillent les rosiers grimpants associés à des clématites. Dans ces premières années, ce jardin a dû compter plus de 300 variétés de rosiers, souvent plantés par groupes de 3 ou 5 pour donner un effet de masse.

C'est dans ce jardin de 18 mètres de large sur 60 de long, raconte-t'il, qu'a véritablement débuté son activité de rosièriste en 1983. Dès 1984, André Eve était en mesure de proposer toutes les variétés de rosiers de son jardin - principalement des roses anciennes - mais pour répondre à la demande grandissante, il dut confier la culture sous contrat à des rosiéristes de la région. Il faisait cependant les emballages et les expéditions lui-même avec une secrétaire - de novembre à mars - dans l'apentit et la véranda toujours visibles à l'entrée du jardin.

Ce jardin a accueilli d'innombrables visiteurs, clients et journalistes de la presse jardinière avant qu'il ne crée la Roseraie de 3000 m² de Morailles pour faire face au développement de son entreprise.

Est-il utile de rappeler qu'André Eve, au cours de sa carrière de rosiériste, a redonner un nouvel essor aux roses anciennes. Avec une longue carrière dont il a fêté son jubilé - 50 ans !  en 2001- il est à l'origine de la création de 33 variétés de rosiers commercialisées et réunies maintenant dans la récente roseraie du "Théâtre des Minuits" à La Neuville-sur-Essonne, non loin de Pithiviers : Sylvie Vartan (1969), Suzon (1994), Coraline (2002), France de Berville (2000), Graves de Vayres (1999), Villa Rosa (2003), Saint-Fiacre d'Orléans (1997), Arromanches (1979), Saint-Galmier (2004), Carla Fineshi ((2003), Red Parfum (1972), Ingénue (1972), Château du Rivau (2003), Rose des Blés (2006), Jardin de Valloires (1993), Prestige de Seine et Marne (1992),...pour n'en citer que quelques uns.

Prenant sa retraite, André a cédé son affaire aux Établissements TRUFFAUT, mais la roseraie "Les Roses Anciennes André Eve" de Morailles conserve toute son autonomie et sa clientèle traditionnelle d'amoureux des roses.

Rosiers-en-jauge-à-Morailles   Mise-en-jauge-des-rosiers
Préparation de la saison 2012-2013 à Morailles en prévision des ventes de rosiers
à racines nues, de fin octobre à mars prochain, dont la majorité seront livrés par transporteur

Aujourd'hui, toutes ces années de travail de rosiériste ainsi que son jardin, un véritable joyau, visité par tant d'amateurs de roses et de jolies fleurs, lui valent d'être mondialement connu et reconnu par tout le microcosme jardinier.

Revue japon Kateigaho de NovembreRevue japonaise Kateigaho de Novembre

Son jardin romantique d'aujourd'hui compte sans nul doute moins de rosiers qu'à ses débuts. André en a remplacés certains et les a associés à de nombreuses autres plantes pour que le jardin soit fleuri et beau en toutes saisons. A ce propos, il dit souvent que "les compagnes idéales des rosiers sont les plantes vivaces de printemps, d'été et d'automne". Elles assurent la relève des rosiers et des couleurs des unes ou des autres au fil des mois. Il aime les plantes aux feuillages colorés, aussi a-t-il dans son jardin, une collection de près de 150 hostas ainsi qu'une collection d'Heuchères de plus d'une centaine de variétés dont certaines qu'il a hybridées lui-même et baptisées avec des prénoms féminins - un clin d'œil amusé à certaines de ses nombreuses amies admiratrices.

Je vous propose ici une visite automnale du jardin d'André - entre deux averses de ce début octobre plutôt pluvieux - peu de rosiers sont encore en fleurs, certains nous gratifient de leurs fruits rouges, les cynorhodons, mais ce sont les vivaces d'automne qui ont la part belle avec quelques graminées.

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Jardin-André-Eve-017Nicandra physaloides

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Les taches jaunes des derniers rudbeckias de la saison éclairent le jardin

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La fleur bleue du Nicandra physaloides et son fruit qui rappelle celui de l'amour en cage

Jardin-André-Eve-028Les allées de gazon aux formes sinueuses chères à André

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De nombreuses variétés d'asters et le sédum spectabilis sont les stars de l'automne

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Jardin-André-Eve-036Les feuillages décoratifs omniprésents donnent la réplique aux cynorhodons

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cynorhodonUne goutte de pluie enchassée dans un cynorhodon brille comme un diamant

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"L'Amour en cage" • Physalis franchetii • Famille de Solanaceae

Jardin-André-Eve-042Une des clématites encore en fleurs, compagnes idéales des rosiers

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Le fruit du pommier palissé fait écho à ceux des rosiers

Jardin-André-Eve-043Au détour de la cabane de jardin...

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Jardin-André-Eve-054Quelques rosiers remontants sont courageusement en fleurs en ce début octobre
pour notre plaisir et celui des cétoines dorées

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A gauche, le Rosier William Quarrier (1997 - J. Cocker)

Jardin-André-Eve-059Le rosier 'Roville', une des créations d'André Eve (2002)

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Jardin-André-Eve-063André aime associer les delphiniums bleus avec les rosiers notamment roses

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Le chat d'un voisin passe nonchalant devant l'iris blanc remontant 'Immortality'

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Un autre iris remontant et des anémones du japon avec leurs fleurs immaculées

Jardin-André-Eve-074Des asters volubiles mais néanmoins vaporeux au ton pastel

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Jardin-André-Eve-073Une autre variété d'aster au bleu plus soutenu...

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Jardin-André-Eve-084La frondaison aux couleurs automnales du Cornus controversa Variegata

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Un iris remontant non-loin du Rosier William Quarrier (1997 - J. Cocker)

Jardin-André-Eve-087Une baigneuse qui ne devrait pas tarder à se mettre au chaud pour l'hiver !

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Jardin-André-Eve-094André fait une pause dans son jardin, le temps d'un coup de fil

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Le graphisme curieux d'un feuillage                                           Le rosier 'Graham Thomas'      

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Un couple de Vanessa atalanta (Vulcain) nous a accompagné dans notre flânerie

Vanessa atalanta - Vulcain

Jardin-André-Eve-100Le rosier buisson 'Jardin de Granville' sélectionné par la Maison Dior



Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , - Commentaires [7] - Billet édité le 16 octobre 2012 par
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Jardins délicieusement délirants, un peu, beaucoup, à la folie...

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage

Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

2012

21ᵉᵐᵉ
Festival International des jardins

"Jardins des délices, jardins des délires"

Les concepteurs des jardins de ce Festival 2012, ont libéré plus que jamais leur imaginaire, leur folie ou leur génie pour nous faire rêver et sourire d'inovations en découvertes. Chaque jardin apporte son lot de curiosités, de surprises, de clins d'œil, d'humour ou de délires...

Le-château-de-Chaumont-sur-Loire
Voici donc mon regard sur ces jardins éphémères délirants ou délicieux, où les équipes paysagistes lauréates ont semé leur grain de folie.

Pour vous aider à décoder les délices et délires de ces jardins éphémères,
j'ai retranscrit les explications fournies par les festivaliers sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.

Vous pouvez bien sur faire un clic sur les photos pour les agrandir

°°°0°°°

1. Coulisse d'un festin

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Coulisses-d'un-festin-124   Coulisses-de-festin-130

Repère du festival :  Folie potagère, ivresse légumière, overdose sucrée : entrez dans le jardin de la fée, pour partager un moment de délice dans son potager magique ! Entre  ses mains, la simple fleur ornementale se fait délirante, la comestible devient extravagante, le légume rare bavard. Car il s’agit-là d’un univers pavé de plantes à contre emploi et de remises au goût du jour. Les légumes classiques affichent des dimensions folles, les variétés oubliées retrouvent de leur superbe.
A l’entrée, le tunnel végétal, tapissé de grimpantes (haricots et concombres, passiflore et chèvrefeuille) donne le ton. Le cœur fleuri de ce jardin est gardé par une fée en tablier ! Ici s’épanouit l’extravagance : artichauts et poireaux géants, citrouilles magiques, blettes et folles  calebasses, insoupçonnables poire de terre et céleri rave, le tout ombragé par d’invraisemblables choux palmiers. Grandeur et folie des sens s’expriment aussi dans les sucrés : melon gourmand, courge sucrine, amour en cage, fraisiers et groseilliers.
Folie des mélanges, déraison gourmande : derrière un mur de bocaux, multicolores et intrigants, se trouve la clé des alliances ! Confitures de capucines, gâteau de courges, chou à la coco, haricots en crinoline ne sont plus de pures folies ! Car ici vit l’arbre aux recettes. Décalées, oubliées, audacieuses, les compositions imaginées par des chefs passionnés sont suspendues dans le feuillage de ce roi végétal. Chacun peut s’en emparer, plagier, détourner, recopier ces idées, suivant ses propres délires et colportant en tous lieux la folie végétale sans limite !

2. Le jardin bleu d'Absolem

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Repère du festival :
 
« La chenille et Alice se considérèrent un instant en silence. Enfin, la chenille sorti le houka de sa bouche, et lui adressa la parole, d’une voix endormie et traînante. « Qui êtes-vous ? »*. 
S’il est un monde délirant, exubérant et halluciné, c’est sans nul doute c’est celui de Lewis Carroll. De l’autre côté du Miroir, c’est un univers où règne le non-sens, un pays peuplé d’étranges personnages… Et si nous suivions Alice, sur un chemin nébuleux, à travers la forêt enfumée ? Dans le gris bleuté quasi monochrome, parfumé d’un entêtant Eucalyptus Gunnii, est-ce la folie qui nous guette ? Où est-elle bien là, la fameuse chenille ? Fière, juchée sur son champignon, fumant ces idées sans queue ni tête qui nous contaminent jusqu’à la déraison.
Vaporeuse, caractérielle, mais aussi énigmatique et onirique, Absolem la piquante, navigue entre divagations et délires sémantiques. Entre rêve et réalité, l’étrange insecte à la morphologie éphémère trône en ce jardin. Et, pour qui passe de l’autre côté du miroir, l’envers de son décor de fils révèle la magique métamorphose…
*(Tiré de « Alice au Pays des Merveilles », Lewis Carroll, 1869)

3. Lèche-vitrine

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Repère du festival :  Un hymne à la tentation ! Ce jardin défierait-il les lois du désir et de la frustration ? L’abondance, la profusion, le luxe de l’excès : tout y attise notre convoitise. La parcelle, généreuse, offerte et flamboyante, regorge de fleurs, de plantes et de fruits tous plus séduisants les uns que les autres. Des délices, des milliers de délices, lumineux et rouges, symboles de désir et de la passion. Mais inaccessibles. Car l’abondance et le rêve se goûtent avec les yeux.
Un cadre métallique nous tient à distance du jardin. Des failles entaillent pourtant l’obstacle et l’on veut croire qu’elle permettraient d’approcher ce trésor de plus près… mais le bonheur reste inaccessible : les orifices, trop étroits, interdisent bel et bien l’accès. Et l’Eden tentateur demeure impénétrable.
Folie passagère, démence, psychose, si près du plaisir sans jamais l’atteindre… Et si le cadre se refermait sur le visiteur, pour l’emprisonner ; se révélant être une cage ?! Le principe est alors cruellement inversé : les délices tentateurs sont en pleine liberté, et c’est le spectateur qui est emprisonné ! La frustration multiplie le désir mais elle nous paralyse, comme le désir inassouvi colporté par ces mille vitrines et belles images qui peuplent notre quotidien.

4. Le potager

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Repère du festival :  Malgré les apparences, ceci n’est pas un potager. Entrer dans ce jardin, c’est d’abord se croire dans une cour au décor minéral. Des vapeurs d’eau émanent du sol, et l’on croirait marcher dans les tréfonds d’une marmite bouillonnante. Des demi-sphères, végétalisées, évoquent de grosses bulles éclatant à la surface de cette grande soupe. Menthe poivrée, menthe verte, menthe douce envahissent les espaces, et distillent leur parfum.
Achevant ce parcours, les narines étourdies et l’esprit aiguisé, le curieux se retourne pour un dernier coup d’œil… et c’est là qu’apparaît le secret du jardin ! Les jeux de perspectives, de formes et de matériaux dessinent un tableau complet. Le renversement est total pour ce jardin trompe-l’œil : une surprise extraordinaire !

4 bis. Liberté, Égalité, Fraternité

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Repère du festival :  « Une révolution, c’est une idée qui a trouvé ses baïonnettes » (Napoléon Bonaparte)
Après des années de soulèvements, la communauté des nains de jardin ne peut plus supporter son extermination. Arrachés à leur tranquille existence souterraine, marginalisés par la société horticole traditionnelle, dérobés par des fronts de libération mal inspirés et moqués par des jardiniers élitistes, ils engagent la révolte.

Armée-de-nains-de-jardin
Les nains de jardin mènent leur propre révolte, en quête de liberté, d’égalité et de fraternité.
Leurs revendications sont simples :

  • Tous les nains de jardin ont leur propre beauté
  • Tous les nains de jardin remplissent un rôle esthétique utile dans la société horticole
  • Tous les nains de jardin ont droit à la quiétude d’un logis souterrain
  • Les nains de jardin exigent la fin de leur soumission horticole contemporaine

« Hasta la victoria siempre! »

5. Un jardin psyché-délice

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Repère du festival : « Il était une fois, à l’aube d’un nouveau jour, dans un jardin paradisiaque, une enfant très sage qui s’appelait Olympe. Comme on venait de lui annoncer qu’elle allait rentrer dans les Ordres pour devenir religieuse, elle ne cessait de se répéter : « Oh, mon dieu ! Oh, mon dieu ! Je vais devoir y aller ! » Dévorée par la peur, elle s’enfonça dans le jardin. Après avoir parcouru des massifs de confitures, des parterres de sucres d’orges et des bosquets marbrés, notre héroïne finit par s’abriter dans une énorme et délicieuse pâtisserie. Elle s’y endormit aussitôt et rêva qu’elle était mangée de l’intérieur.
Les années passèrent… Olympe fût enfin réveillée par un rayon de soleil à son zénith. Sa faim de vivre avait grandi avec elle et elle n’était toujours pas décidée à se plier aux règles qu’on voulait lui imposer. Elle s’enfonça alors un peu plus loin dans le jardin où, dissimulée derrière des fougères géantes, elle découvrit une étrange île-flottante sur un océan de bulles. Des grappes de raisins tombaient des bananiers et les plantes se refermaient au moindre de ses effleurements. Sous un parasol démesuré se trouvait « une petite table à 3 pieds » sur laquelle l’attendait une coupe remplie d’un étrange élixir qui semblait dire « Bois moi », « Bois moi », « Bois moi »,… La jeune fille ne résista pas longtemps à la tentation. Enivrée par l’effluve odorant des fruits qui l’entouraient ou par le pétillant breuvage, elle s’allongea au creux d’un transat débordant d’une corne d’abondance et disparaissant dans un sol de verre. La jeune adolescente s’assoupit en quelques instants dans ce refrigerium et reprit son rêve là où elle l’avait laissé.
Olympe se réveilla alors que le soleil commençait à disparaître. Désormais elle n’avait plus peur de l’avenir, au contraire. Elle se sentait Femme et Libérée de tous les carcans du monde qu’elle avait quitté. Elle voulait « traverser la terre d’un bout à l’autre ! ». Poursuivant son chemin elle quitta l’île sautant de bouchon en bouchon. Elle atterrit dans une clairière délirante. Derrière un nuage de brume, une nymphe enracinée dans un miroir levait ses bras branchus d’où tombaient des pommes d’amour. Des digitales et des pavots dansaient autour de jeunes pieds de chanvre, tandis que des daturas fumaient de l’absinthe ! De sa main gauche, Olympe cueillit la pomme et croqua la vie qui s’offrait désormais à elle. En regardant le reflet de la lune à ses pieds l’Héroïne s’aperçut que le visage de la nymphe n’était autre que le sien !
Lorsque Olympe sortit de son délire, la lune était pleine. C’est alors qu’elle aperçut la sortie du jardin et s’y précipita, la tête dans … 
»

6. Le jardin bijou

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Repère du festival :
 
Le Festival a souhaité conserver ce jardin, créé en 2011 par la créatrice Loulou de la Falaise en souvenir de son charme, de son élégance et sa débordante imagination.
Ce Jardin Bijou est un jardin précieux, dans toutes les acceptions du mot : il est a la fois emprunt de luxe et sophistiqué, mais demeure aussi un jardin fragile et délicat. Le jardin, ses fleurs, ses fruits et les moments qu'on y passe sont inestimables.

Composé de plantes robustes et fleurissant jusqu'a l'automne, le « Jardin Bijou » a été conçu pour etre admiré : ses rayures rappellent celles d'un tissu bayadere. En son cour, le joyau repose sur un tapis végétal a l'aspect moiré mettant en valeur ses fleurs aux couleurs 'améthyste, de lapis lazuli, de perles et de corail.
C'est aussi un jardin ou l'on peut s'y attarder : assis sur des bancs aux branches tortueuses et enveloppantes, a écouter l'eau bruissante et scintillante de la fontaine et des ruisseaux étincelants.

7. Le jardin de la Belle au Bois Dormant

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Repère du festival :
 
Chargée de rêve et de merveilleux, l’histoire de la « Belle au Bois Dormant » est au cœur de ce jardin. « Thornrose » est le jardin des épineux délices. Flânant dans son château, la princesse guidée par sa curiosité, se pique au rouet de la sorcière. Ensorcelée, la belle plonge dans un sommeil millénaire, dont seul un amour sincère et véritable pourra la sauver.
Le beau et le sublime, le plaisir et la souffrance se côtoient dans ce récit où s’incarnent tour à tour l’effrayante folie d’une sorcière et la superbe sérénité de milliers de rêves.
Suivez la princesse en son jardin. La forêt, les graviers, l’arbre mort sont autant d’obstacles jalonnant votre quête. Un large mur de roses, vous ouvre le chemin, vers un monde merveilleux et tranchant, planté de végétaux fascinants et inquiétants.

8. D'un monde à l'autre

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Repère du festival :
  
L’ambivalence règne en ce jardin. L’inquiétant délire, obscur et fiévreux, laisse la place au pétillement d’un délice euphorique, avant d’ouvrir les portes du merveilleux. Initiatique, pour ainsi dire, ce triptyque joue avec les émotions. Les paysages vierges et pittoresques sont confrontés à la confusion d’une inquiétante végétation ; tout oppose le clair et l’obscur, les délires et délices. Le rêve côtoie le cauchemar.
Un chemin mène d’abord à la mélancolie sombre, au Monde du délire : l’obscurité enveloppante brouille les chemins dans un labyrinthe fait de caisses à vin en bois. L’humidité et la brume s’immiscent, insistantes, suscitant une impression inhospitalière, dans un univers dur et irrationnel.
Le second chemin nous guide ensuite au Jardin des délices, le monde des plaisirs. Végétation luxuriante, couleurs vives et parfum d’euphorie y peuplent la douceur des paysages.
C’est avec le Jardin des merveilles que l’on goûte enfin au repos et à la sérénité. L’eau rassérénante y tient une place centrale et tout invite à la contemplation. L’imagination continue alors son chemin, gardant ouvert l’esprit de l’Arcadie.

9. Locus genii, le génie est partout

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Repère du festival :
  
La beauté et l’harmonie d’un jardin puisent leur source dans la capacité de son concepteur à révéler l’essence intime qui s’y cache. C’est le Genius loci. Mais ne pourrait-on risquer l’audace de demander à ce génie s’il existe un endroit où il pourrait se déplacer librement, un lieu dans lequel il ne serait pas dérangé, un Locus genii ?
Cette idée extravagante est au cœur de ce jardin, inspiré par Aladin, un classique des Mille et une nuits. Prenez-vous donc pour Aladin et cédez au charme irrésistible de cette grotte. A l’intérieur s’épanouissent des arbres extraordinaires, dont les fruits sont des pierres précieuses. Etourdi par tant de beauté, vous suivez le chemin qui vous mène jusqu’à la lampe du génie protecteur, celui qui exaucera tous vos rêves. Mais là, quelle surprise : il n’y a pas une mais des dizaines de lampes magiques ! Car le génie, fatigué d’être confiné dans un espace étriqué, peut désormais passer d’une lampe à l’autre, dans un joyeux fracas de nuages et de brumes.
Dans quelle lampe se trouve le génie? Inutile de le dire : le génie est partout !

10. Toi et Moi, Une rencontre

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Repère du festival :
 
Le regard aigu d'un créateur à la fois extérieur et fasciné par le monde du jardin. De son imagination foisonnante naît un jardin féérique qui multiplie les jeux de couleurs et de matières pour mieux faire surgir la beauté et l'émotion.
Dès le seuil, trois lames s'élèvent habillées de noir brillant, tels les « totems des ancêtres » si chers aux temples shintoistes japonais. Manière d'obstruer le passage, mais aussi de capter notre attention et notre regard en ne laissant diffuser la lumière de l'intérieur qu'à travers quelques failles.
A l'intérieur, l'espace est noir et intime. Un chemin de bitume à l'étrange et voluptueuse matité contraste avec un désert de paillettes de mica aux reflets noirs. Ici et là apparaissent quelques rochers, tout aussi sombres qu'étincelants, des explosions de fleurs blanches, comme légèrement pixellisées de rouge, évoluant au fil de la saison. Plus loin, la chevelure intrigante d'une forêt d'ophiopogons au noir extrême se mêle à la blanche candeur de reines marguerites... et puis, qui semblent jaillir du sol volcanique, quatre arbres majestueux s'élèvent, gardiens de la passion habillés de rouge feu, bois rendus vivants sous le scalpel et les messages d'imaginaires amoureux.
Cachée au cour de ce lieu de mystère et de recueillement, une fontaine parfumée, masse étincelante et noire comme percée de blanc en son bassin, distille au gré des heures de la nuit et du jour ses notes envoûtantes, philtre d'humeur et d'amour créé par le parfumeur Francis Kurkdjian pour l'offrir aux « Toi » et aux « Moi », célébrer cette palpitation de la première rencontre, cette union sacrée de tous les sens.
Autour de ce miroir d'eau s'organisent quelques bancs dédiés à la contemplation et à la fraîcheur du sentir et du voir, protégés par l'ombre bienveillante d'écrans de bambous noirs ; enfin, pour celles ou ceux qui voudraient communier au plus près avec cette source merveilleuse, une clairière, creusée en contrebas du bassin, permet de venir effleurer l'eau magique, d'en caresser presque les délicates effluves...

11. En pâtisserie tout est permis

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Repère du festival :  La pâtisserie, comme l’art des jardins, respecte des codes, des principes. Un grain de folie, d’heureux incidents, muent pourtant les recettes et brisent les carcans. C’est alors la nouveauté, la surprise et le renouveau. La ganache, par exemple, est l’invention d’un commis pâtissier maladroit. La tarte tatin, elle, n’est-elle pas le fruit d’une expérience ? Dans l’aventure du goût, le végétal tient une place de choix. Sous les bons auspices du hasard, les nouvelles variétés ont révélé leurs trésors !
Pâtissiers se rêvant architectes, jardiniers chercheurs de saveurs : les uns fascinent les autres, et ces deux univers s’interpellent et s’inspirent. Souvenons-nous du délirant Antonin Carême ! Grand chef pâtissier, architecte des sucreries, dont les fulgurantes créations pâtissières furent immortalisées dans le « Pâtissier pittoresque », ouvrage qui passionne encore aujourd’hui architectes, paysagistes et cuisiniers !
Entrons donc dans le laboratoire du pâtissier jardinier, découvrons les saveurs, dans une exploration au service de l’audace gustative !

12. Le délire des sens

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Repère du festival :  Nos sens nous trompent, parfois. Nous croyons voir des objets qui n’existent pas. Le jardin est le lieu privilégié de ce jeu des perceptions. On y déambule avec lenteur, animé tout à la fois d’un sentiment d’étrangeté et de joie.
Le cheminement en ce jardin se fait par étapes, la découverte de chacune des parties doit être progressive. Tout commence par un tunnel, inquiétant dans son obscurité rougeoyante. Suivant la lumière qui en perce l’extrémité, notre instinct nous guide vers un espace ouvert et lumineux. Dès la sortie du tunnel, c’est une plongée dans un monde onirique : un rêve de bambou.

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Mais alors que les bancs invitent à la détente, des verres multicolores fascinent notre regard. Mobiles, ils se prêtent à de folles compositions. Une infinité d’images peut être composée, jouant du reflet de l’espace et des visiteurs. Créer des images, suivre son inspiration, jouer avec les formes et les couleurs : tout appelle l’inspiration. Mais bientôt, au vagabondage de l’imagination succède la concentration. Car sur le chemin vers la sortie, il faudra être vigilant : le passage sera parsemé d’embûches.

13. Cordon bleu

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Repère du festival :  Le jardin du jury ? Qu’est ce qui a poussé dans le feu de l’action les jurés de cette année. Des étoiles, celles qui brillent dans les yeux de son président, le chef Alain Passard, lorsqu’il évoque son jardin des délires délicieux, un éden de fleurs et de saveurs mêlées, bruissant de vie, de surprises et d’émotions. Le jardin est parti de là, de ces fils invisibles qui guident le geste du cuisinier vers une partition de saveurs. Ils sont à Chaumont des cordons bleu sur lesquels dansent  comme autant de breloques tous les ustensiles qui nous ont donné un jour, l’envie de passer aux fourneaux. Tous relient la main, celle offerte par l’arbre de la parcelle à une assiette géante, une jardinière de légumes « Arlequin » posée entre eau et terre, dans laquelle poussent les ingrédients de cette recette d’été. Feuilles, racines et fleurs multicolores s’y s’épanouissent avec générosité pour titiller les sens des visiteurs. Tandis que les cucurbitacées s’enroulent jour après jour autour de ces liens qui font la grande cuisine délicieuse et délirante, aussi.

14. Orange mécanique

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Repère du festival :
  
Ce jardin serait-il celui des Hespérides, où l’arbre aux pommes d’or est gardé par un dragon ? Les fruits précieux y seraient devenus des oranges… Planté d’orangers, l’espace exalte la fine odeur de ces fruits convoités. Mais le regard a beau les chercher, impossible de déceler les touches fruitées sur les branches stériles.
Une peau d’orange déroulée, de couleur vive, plus artificielle que naturelle, vous guide en immersion dans le jardin... dans l’antre-même de l’orange ! Pressez-vous à l’intérieur, fiez-vous aux parfums délicieux de la fleur d’oranger et à la couleur de l’orange qui vous colle à la peau. Savourer une orange bien juteuse dans ce jardin serait un vrai délice, mais ici, en cette saison, cela serait un pur délire !
Ce jardin planté d’orangers qui ne produisent pas de fruits est un contre-pied à la culture intensive de l’orange, l’un des fruits les plus consommés au monde. Sa culture en est devenue délirante, dans certains pays. Alors en ce jardin, prenez le temps de vous mettre dans la peau de l’orange : trouvez un lieu de repos, d’échange et de réflexion liée au “fruit d’or”...

15. Paradis terrestre

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Repère du festival :
 
« Mag Mell », c’est un paradis, une île légendaire qui se trouverait à l’ouest de l’Irlande, ou un royaume englouti dans l’océan. Ici sont réunis tous les plaisirs. Ici le bonheur dure toujours, nulle ne manque de pain ou de vin. « Mag Mell », c’est un peu l’Elysée de la mythologie grecque ou le Valhalla Nordique.
Inspiré de l’univers de Bosch, des jungles du Douanier Rousseau, habité de la nature mystique irlandaise, ce jardin est une réflexion sur le paradis perdu, un espace onirique enveloppant et intrigant. A l’intérieur, un chemin de bois qui vous mène jusqu’au centre. De-ci, de-là, de petits morceaux de Paradis jalonnent votre parcours : extraordinaires fontaines, fascinants fruits-lampadaires, délicieux  arbres magiques. Ces structures métalliques aux étonnantes formes courbes et végétales vous accompagnent.
A l’intérieur, un microclimat vous enveloppe. La végétation entoure une fontaine surplombée d’un arc-en-ciel éternel. Feuillage luxuriant, fruits généreux, fraîcheur réconfortante, tout est auréolé d’une lumière bienveillante et résonne des chants de la nature. Observez cet Eden, entrez : vous faite partie de ce Paradis.

16. Le jardin des renards rouges

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Repère du festival :  Ambivalent, énigmatique, à la fois inquiétant et tout à fait sympathique, le renard rode dans ce jardin. Une fois passé l’odorant rideau de plantes grimpantes qui en marque l’entrée, le jardin décline la sauge et le chardon. Auréolé de brume, le visiteur est bientôt invité à savourer le charme serein d’un bassin de nénuphars. Mais de l’autre côté de l’étendue d’eau, les renards le guettent. Amis ou ennemis ? Difficile de le dire.
Un étroit chemin dessine la voie vers un grand trône, celui du roi de la forêt. Un peu plus loin, la voie s’ouvre vers la rive opposée, pour approcher les renards. Entre fascination et anxiété, ce jardin joue avec l’ambiguïté de nos sentiments. A travers la figure du renard, il convoque des émotions contradictoires.
Ce jardin encourage ses visiteurs à s’approcher des renards. Entre l’ombre et la lumière, le bien et le mal, l’ambivalence est partout, comme dans un rêve.

17. Émeraude

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Repère du festival :
 
« Là-haut, là-bas, à portée du regard, tout près jaillit un monde. Qu’habite ce récif de terre ? Je le contourne, en devine des odeurs, des sons, des images, mais il me semble lointain, inaccessible. Je tourne autour et je n’arrive toujours pas à y rentrer, peut-être qu’il n’y a pas d’accès ? Ou la clef n’est pas là où je crois ? »
Entrez dans un monde inconnu. Une fois ses portes franchies, vous voici face à un mur en pisé, lisse, surmonté d’un monde végétal « miniaturisé ». Mais où est le jardin ? Levez les yeux, vous le découvrirez, là-haut : son sol vous surplombe. Des plantes majestueuses sollicitent l’imaginaire : ce jardin, inaccessible, est délicieux de suggestion, mais on ne peut qu’en deviner la beauté.
Ponctuellement, sur votre chemin, des extraits d’une revue scientifique sont affichés sur la palissade. Ils révèlent les secrets des plantes que vous devinez, là-haut, dans le jardin.

18. Sens dessus dessous

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Repère du festival :
  
Le délire n’est-il pas l’héritier de la folie ? Et la Folie... ne nous procure-t-elle pas des instants délicieux, de plaisir et de liberté... d’effervescence ?!
Excentricité, exubérance, imaginaire, délice et démesure coexistent dans ce monde, nous assaillent sans être jamais accessibles que par l’imagination, ou la folie. Vivre ces instants, c’est d’abord connaître le doute, l’inconfort et la difficulté du choix. Sortir des sentiers battus, du cadre et des normes nécessite de pousser certaines portes, d’emprunter d’étranges itinéraires, pour continuer à avancer, à s’initier à la folie.
L’expérience de l’inconnu, du différent, de l’étranger, du hors norme est un impératif en ce jardin. L’immersion y est totale, dans la « folie végétale ». Car il existe un monde, inouï, sublime et délirant dans lequel les fleurs sont géantes, les arbres mystérieux, les plantes envoûtantes…
Ici, plus rien n’est impossible…

19. Jardin des délires délicieux

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Repère du festival :  Volupté, tout n’est que volupté en ce jardin des sens, du plaisir et du désir. Corps et âme, nous y sommes invités à vivre des expériences intimes ou partagées. Il se veut comme le prolongement du logis, une projection fantasmée de la chambre à coucher, avec ses règles, ses normes, ses rituels et leur transgression.
C’est en traversant un verger dense d’arbres fruitiers qu’il est possible d’y pénétrer. A travers ce méandre, on parvient à un espace ouvert sur le ciel. Tout n’est que luxe et raffinement. Au centre, trône le lit à baldaquin, déposé sur un socle de roses rouges, qui convoque  la passion.
Invitation au repos, à la méditation, à la rencontre amoureuse, le lit à baldaquin projette l’intimité du logis dans ce lieu à la fois ouvert et clos qu’est le jardin. La puissance évocatrice d’une végétation, généreuse, sensuelle, flattant les sens, y tient une place essentielle. Les arbres fruitiers côtoient les roses rouges et la vigne vierge, à fleur de peau. Tous les sens sont en éveil.

19 bis. En vert

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Repère du festival :  Le promeneur s’égare dans un monde inversé. Envers. En vert. L’allée sableuse du parc de Chaumont-sur-Loire, l’a guidé, tout naturellement, vers une parcelle ombreuse. Il découvre un parterre foisonnant, il s’immerge dans la verte odeur des feuillages exubérants, étranges, découpés, charnus ou légers. Et aussitôt le monde  bascule.
Quels fruits cherchent ces personnages vêtus de costume noir, la tête plantée dans la végétation, les pieds en l’air posés sur une échelle qui paraît monter au ciel ? Quel chant de la terre écoutent ils ? Quels sont ces arbres, dont les embranchements sortent du sol ?
Trois bornes optiques, vidéo et sonores sont installées au bord de ce monde à l’envers. Le curieux s’approche de l’œilleton. Des viseurs, des lentilles rétablissent le sens commun : voici une chorégraphie immobile, dans un verger aux fruits secrets, cachés dans une riche frondaison.
Le visiteur est dé-placé en situation imagée, en rêve éveillé. Plaisir, malaise. Le basculement ludique interroge sur la relation subjective, mal connue et fragile qui nous lie à notre terre, notre sol, au système nature. La saisissante notion d’équilibre.

20. Delirium tremens

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Repère du festival :  Le jardin du « Delirium Tremens » naît du délire : une scénographie d’ambiances végétales, minérales et animales farfelues... Dans cette invitation insolite à arpenter le sentier des poètes disparus, le regard glisse, malgré lui, entre les lames d’une conscience dissimulant le monde des délices et des délires. La raison s’étiole au contact des plantes interdites, flanche au rythme des planches qui tombent, se dilate dans un rêve onirique de plantes exquises et terribles. Le jardin s’anime en hallucinations visuelles, désorientant, obnubilant les visiteurs qui s’y plongent jusqu’au paroxysme du délire.
L’extravagance des fantasmes enfantins est au cœur de ce jardin, où la mise en scène évoque les divagations chimériques et chamaniques, sur les pas des grands écrivains du symbolisme.  Les associations inopinées de plantes dessinent des élucubrations utopiques, le graphisme chambarde les matières usuelles jusqu’à l’illusion, l’exaltation des sens nous porte jusqu’au déséquilibre et à l’hallucination.

21. Le calendrier des sept lunes

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Repère du festival :  Un calendrier jardin hors normes, régi par les sept lunes de la durée du Festival. Régi par le cycle lunaire, ce jardin dissimule aussi sept lunes, à découvrir... Attention, il faudra bien chercher !
Espace sensoriel et olfactif, ce jardin lunaire est dédié au temps et à la lune, à l’attente, aux jeux et à l’enfance.
A découvrir en un coup d’œil, ou à savourer lune après lune : il est tout à la fois un et multiple. Marquant le passage du temps, l’avancée du cycle, une fenêtre s’ouvre chaque semaine. Tout invite à revenir, pour découvrir les trésors de la semaine suivante... et la suivante encore pendant toute la durée de la saison du Festival. 28 ouvertures sur un croissant de lune et une seule accessible par semaine, grâce à un mécanisme délirant, qui rend délicieux le moment de la surprise. 28 cabinets de curiosités, qui ont une vie propre cachée, puis découverte, pour le plaisir de tous.

22. Les Chrysadélires

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Repère du festival :
 
« Prenez garde, ne vous éloignez pas trop des sentiers battus, le jardin dans lequel vous entrez a été investi par des bêtes géantes. Elles ont tissé leurs toiles à travers cette jungle foisonnante. Ne vous approchez pas trop d’elles ! Vous risquez de tomber dans un sommeil profond et délicieux, si vous vous lovez entre leurs pattes. »
Enchanté après avoir croqué une tomate magique, celui qui entre en ce jardin rapetisse et se retrouve dans un monde d’insectes. Ils ont été pétrifiés et leurs toiles ont été colonisées, petit à petit, par une étrange végétation. A la fois luxuriantes et potagères, les plantes envahissent l’espace, elles grimpent partout. Leurs feuilles sont énormes, leurs fleurs et leurs fruits poussent à foison.
Cette jungle est accompagnée de deux chrysalides, sortes de chaises longues jumelles, invitant à la discussion, au repos et à la contemplation du jardin, sous la lumière tamisée des lattis. Le contraste se dessine entre un jardin potager envahissant et une chrysalide protectrice.

23. Fruit de l'imagination

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Repère du festival :  La conception du jardin fait écho au Fengshui (vent et eau). Au sud, des formes rectangulaires aux couleurs soutenues et contrastées symbolisent la terre et sont placées à l'entrée du jardin. Au nord, des formes  circulaires aux tons plus doux caractérisent le divin qui est l'espace de destination, lieu du ravissement délirant et délicieux. Ici le fruit est envisagé tant dans une acception littérale par des formes et variétés végétales méconnues en Europe, plus communes en Asie, que dans l’évocation de l’imaginaire.
On entre donc dans ce jardin par une avant-cour « terrestre » située au sud marquée par la géométrie et l’intensité soutenue des contrastes chromatiques foncés et colorés du végétal et du sol puis, on franchit un premier seuil, et l’on passe dans un espace de transition clos et carré, entre terre et divinité. On accède enfin au nord à un espace céleste délicieux et délirant, en franchissant une nouvelle porte. Là, différentes chambres végétales s’inscrivent dans des courbes qui invitent à une découverte progressive et surprenante du monde divin  parsemé de formes animales, humaines et végétales délirantes. 
A la périphérie de cet espace divin, une étendue de choux, d’alyssums, d’euphorbes aux feuillages verts et blancs évoque une mer de nuages.
Depuis les allées, des fenêtres et des filtres visuels offrent aux adultes et aux enfants des points de vue privilégiés sur cet univers singulier : des fruits étonnants, des feuillages géants, des visages et silhouettes intrigants, etc.
Des bains de soleil rouges, en référence aux divans des psychanalystes, sont disposés à proximité de miroirs permettant aux visiteurs de se poser et de se mirer dans ce lieu  particulier.
Le visiteur peut ensuite retourner vers l’espace terrestre et continuer la visite des autres jardins.

24. Le jardin de la bière

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Repère du festival :
 
Toutes les composantes de la bière, cette boisson si populaire, sont cultivées dans ce jardin. Champ d’orge, couloir de houblon, riante fontaine composent une saisissante harmonie végétale. Au fil des mois, le temps fait son œuvre, et c’est, d’avril à octobre, tout le cycle de la culture qui nous est révélé. Les végétaux mûrissent, font varier leurs couleurs et seront à l’automne prêt pour la récolte.
Au fond du jardin, une jarre de levure est posée sur une grande table. La modeste quantité de levure contenue suffirait à transformer tout le contenu du jardin en quelque deux cents litres de bière ! Ainsi, une fois le Festival terminé, alors que le souvenir perdure dans les esprits, le « Jardin de la Bière » pourrait-il offrir une continuité à ce délire.
Le « Jardin de la Bière » c’est ainsi non seulement un retour sur les origines de la bière, mais aussi une petite leçon de patience et un hommage au pouvoir de la simplicité dans le design et la botanique.

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Dans le Parc du Goualoup

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Repère du parc : Les Prés du Goualoup sont d’abord un nouveau parc de 10 hectares permettant aux visiteurs du Domaine de s’imprégner plus profondément de l’esprit si particulier de Chaumont-sur-Loire, avec notamment d’extraordinaires perspectives sur le Château et le paysage, recréées par Louis Benech.
Les Prés du Goualoup seront aussi le lieu de création de nouveaux jardins. Ces jardins pérennes prendront progressivement place, avec le temps, dans le Parc, dans les parcelles de 1 000 m2 dessinées par Louis Benech et auront partie liée avec les grandes traditions du jardin dans le monde.


Les bancs délirants de Pablo Reinoso

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Repère du parc : Sculpteur à l'origine, mais foncièrement artiste, Pablo Reinoso pratique son art de diverses façons depuis son plus jeune âge. Il travaille par séries qu'il parcourt, triture, fouille, en explorant des univers et des matériaux différents.
Avec l'œuvre présentés ici dans le Domaine de Chaumont-sur-Loire, Pablo Reinoso poursuit une série de bancs commencée en 2009 : les Scribbling Benches. Le point de départ ne part plus d'un banc anonyme, ni d'une chaise iconique, mais d'un matériau : une poutrelle en acier. C'est l'inattendu du lourd, voué à structurer l'architecture, qui se tord comme un fil pour créer un banc et dessiner des espaces légers, transparents, contemplatifs.
Ayant fait des études d'architecture, mais touche à tout curieux et souvent autodidacte, Pablo Reinoso a toujours navigué entre les disciplines : sculpture, photo, architecture, design, comme autant de manières de lire le monde et de dialoguer avec lui, comme autant de manières de créer et de répondre à des défis.


L'arbre aux fruits célestes" de Shigeko Hirakawa

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Repère du parc : Les Prés du Goualoup, 10 hectares de parc nouvellement redessinés par Louis Benech, deviennent l'écrin d'une végétation insolite. Le feuillage des arbres y prend des teintes tour à tour blanches, roses, violettes. Féériques, ces fruits lumineux sont en fait des fruits artificiels imaginés par l'artiste Shigeko Hirakawa. Installés dans les arbres, ils contiennent un pigment photochromique qui devient violet à la lumière du soleil. Privées de luminosité, ces fleurs ou feuilles artificielles perdent leur couleur pendant la nuit. Cette évolution est également perceptible au fil des saisons, l'intensité lumineuse variant d'un mois à l'autre. A l'origine de cette création, emblématique du travail de l'artiste, se trouve une réflexion d'ordre écologique. Certaines études montrent en effet que les arbres souffrent d'une défoliation supérieure à 25% par les effets de la pollution et que certains spécimens affichent une décoloration de leur feuillage supérieure à 10%. Tout en fascinant par leur beauté, les interventions de Shigeko Hiragawa permettent de pointer cette évolution, consécutive à l'impact négatif de l'homme sur une nature qui le fait pourtant rêver. 

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Dans le Parc du Château

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Projet artistique de Patrick Dougherty

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Repère du parc : Dans le Parc du Château de Chaumont-sur-Loire, Patrick Dougherty dessine des formes à la fois aériennes et végétales. Monumentales, profondément inspirées par le lieu, elles interpellent les visiteurs, aux détours des bosquets, par leur allure mi-naturelle, mi-architecturale. Leurs parois courbes sont faites de délicates branches de saule tressées, et ménagent pour les promeneurs un entre-deux-mondes onirique au cœur de la nature. Sans s'imposer, ces sculptures s'immiscent dans le paysage, mais ne manquent pas d'interpeller l'imaginaire. On peut les croire construites par des cohortes d'oiseaux, dressées par des rongeurs ambitieux ou portées par les vents. Par ce geste tout à la fois discret et de large envergure, l'artiste engage un jeu avec le spectateur, l'amenant tour à tour à rêver le monde qui l'entoure tout en pensant à la nature qui l'habite.

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Le jardin des méditations de Erik Borja

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Repère du parc : Concept imaginé dès le 13ème siècle par les moines bouddhistes ZEN pour la pratique de la méditation, ce type de jardin propose une interprétation stylisée et symbolique de la Nature où montagnes et eaux se conjuguent. Ici, évocation métaphorique du fleuve Loire qui prend naissance dans les monts volcaniques du massif central pour s'écouler jusqu'à l'océan, figuré par la surface de gravier ratissé.

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L'arbre aux échelles de François Méchain

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Repère du parc : Référence au roman d'Italo Calvino, « Le baron perché », dont le héros se réfugiait dans les arbres pour échapper aux contraintes de la vie ordinaire, « L'Arbre aux échelles » de François Méchain est une invitation poétique à regarder le monde d'un autre point de vue, de plus loin, de plus haut. Dans le Parc du Château, il déroule une multitude d'échelles sur un seul et même arbre. Suspendues à quelques mètres du sol, elles oscillent légèrement avec le vent et forment avec l'arbre une structure vivante, évoluant selon les saisons.

Toi(t) à terre de Rainer Gross

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Repère du parc : Sculpteur allemand vivant à Bruxelles, Rainer Gross a conçu, depuis quelques années déjà, un dyptique de bois, inspiré des formes du donjon du Château de Chaumont-sur-Loire. La position inversée ou couchée des œuvres marque la conscience qui est la sienne de la force et de la fragilité des œuvres de l'homme face au temps et aux aléas de l'histoire.

Le chemin de Diane de Dominique Bailly

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Arbre de pierre de Guiseppe Penone

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Repère du parc : Dans les allées du Parc, au cœur d'un bosquet secret, Giuseppe Penone dessine un parcours poétique et subtil. A travers de petits éléments, fragments de pierre, sculptures de bronze, il « sème des idées, des pensées, des travaux à venir ». Ce sont des surprises, souvenirs laissés dans le tronc d'un tilleul, dans un bosquet, sur l'un des arbres remarquables du Domaine, comme s'il « s'agissait d'une greffe » qu'il aiderait à se transformer, rendant ainsi la forêt active, féconde et parlante. Car « la forêt nous parle de la forêt mais, en parlant de la forêt, elle nous parle de l'homme ».


Spirale végétale de Patrick Blanc, dans la cour des Écuries

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Repère du parc : Inventeur des murs végétaux, Patrick Blanc propose dans la cour des Écuries du Château, une création inédite à Chaumont-sur-Loire. Feuille géante s'enroulant sur elle-même jusqu'à constituer une grotte secrète, ouverte vers le ciel.

Le jardin de sorgho de Michel Blazy

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Repère du parc : S'il est l'apanage de la sorcière, le balai est aussi celui de la ménagère, l'objet trivial du quotidien. Fait de bois et de paille, ne serait-il pas un fragment de nature arraché aux prairies pour finir dans nos cuisines ? Dans les mains de Michel Blazy, cet outil est rendu à un hypothétique état de nature : à Chaumont-sur-Loire, plantés dans le sol, des centaines de balais semblent prendre racine. Sur leur tête de paille, les graines de sorgho germent, se développent et dialoguent avec de gigantesques fleurs artificielles et moussues, poussant dans un bassin ombragé à deux pas. Un bouillonnement végétal qui côtoie les buissons du jardin potager alentour. Livrée au gré du processus naturel de germination, cette œuvre évolue et se transforme au fil de l'exposition selon le « laisser-vivre » cher à Michel Blazy. En se développant, les pousses redonnent vie aux balais. Et c'est ainsi que le sorgho redevient jardin.

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Le saviez-vous

Repère :

Le Domaine de Chaumont-sur Loire, en bordure de Loire, dans une zone classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a acquis une reconnaissance qui dépasse largement l'exagone avec plus d’une cinquantaine d’artistes contemporains internationaux déjà accueillis et un festival des jardins dont la renommée attire des centaines de postulants du monde entier.

Désormais labellisé Centre culturel de rencontre et Jardin remarquable, Chaumont, avec une ouverture 365 jours par an, espère atteindre en 2012 les 415.000 visiteurs.

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Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

Site internet : www.domaine-chaumont.fr/


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [4] - Billet édité le 03 septembre 2012 par
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Parc du Manoir de la Javelière

Le jardin paysager d’un collectionneur passionné.

Sur 4 hectares, plus de mille rosiers, des arbres rares et des topiaires originaux,
en lisière de la forêt d’Orléans, entre Montargis et Pithiviers.

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Conservatoire de Collections Végétales Spécialisées

jardins-Remarquables(Jardin Privé)

Les jardins de la Javelière présentent deux ensembles d'espaces très différents façonnés depuis une vingtaine d'années par leurs propriétaires M et Mme Patrick Masure.

  • L'un à proximité du manoir où on trouve une roseraie moderne ornée d'un bassin, un potager, un verger, un jardin italien, un autre d'inspiration japonaise et un parc arboré magnifique.
  • Dans un milieu plus naturel, de l'autre côté de la route, on trouve les roses anciennes, les lavandins et les cistes qui fleurissent parmi des arbres de collection autour de l'étang.
    Enfin, le 'Rosarium' présente une collection de rosiers botaniques qui a reçu le label Collection Agréée CCVS de la part du Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées.

Je vous souhaite une bonne promenade en espèrant qu'elle vous donne autant de plaisir que j'en ai eu....

Le parc du Manoir de la Javelière

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La roseraie moderne ornée d'un bassin

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< Nicolo Paganini - Meilland - Remontant
Jean Cocteau - Meilland 2006 - Remontant >

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  Pour profiter des images, n'hésitez pas à cliquer dessus pour les voir en grand format  

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<  Jean Cocteau - Meilland 2006 - Remontant
Nicolo Paganini - Meilland - Remontant >

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Le potager                                                                              Chambre de verdure

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Le Jardin italien

Le Parc

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  Pour profiter des images, n'hésitez pas à cliquer dessus pour les voir en grand format  

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Le ruisseau japonais

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< Robusta - Kordes 1979 - NR

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Tripode, rosier seagull

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< Rosier Westerland - Kordes - Remontant
Cornus controversa 'variegata' >

L'Etang et le Rosarium

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L'allée de la prairie qui mène au bosquet d'épicéas et à l'étang

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Autour de l'étang poussent de nombreuses roses anciennes

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<  Souvenir d'Alphonce Lavallée - Ch. Verdier 1884 - LR
Tuscany Superb - GB ? Antérieur à 1838 - NR  >

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< Rosa multiflora nana - Obtenteur inconnu 1891 - R
Luberon - Orard 1968 - R >

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Etude - Grégory 1965 - R

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< Etude - Grégory 1965 - R
De la Maître Ecole - Coquereau 1831 - NR >

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Cuisse de Nymphe - Inconnu ant. 1400 - NR

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Prosperity - Pemberton 1919 - R

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< Le Rire Niais - Inconnu 1810 - NR
Golden Showers - Lammerts 1956 - R >

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< Eugénie Guinoiseau - Guinoiseau 1864 - R
Rosa galica versicolor - Asie mineure ant. 1583 - NR >

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Pleine de Grace - Lens 1983 - NR

Jardins-de-Javelière-0097    Jardins-de-Javelière-0099
Pleine de Grace - Lens 1983 - NR  >

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< Henri Martin - Laffay 1863 - NR
Rosa Complicata - Inconnu - NR >

Le Rosarium

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La collection de rosiers botaniques du rosarium rassemble une centaine d'espèces et près de 200 hybrides de rosiers sauvages. La grande majorité de ces plantes préexistaient à notre civilisation, alors que les rosiers qu'on trouve en jardinerie sont le fruit du génie des horticulteurs. Les rosiers sauvages sont exclusivement originaires de l'hémisphère nord : Chine, Asie Centrale, Proche-Orient, Europe ainsi que d'Amérique du Nord. La collection rassemble près des 2 tiers des espèces existantes, certaines d'entre elles sont même d'une grande rareté. Les floraisons spectaculaires sont suivies d'une fructification abondante, de couleurs et de formes variées.

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R. Spitamea S Watson - NR - Californie

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Rosa macrantha - France

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< R. rugotida - NR - Amérique
R. Californica 'deep Pink' - NR - Californie >

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Rosa pimpinellifolia chlorocarpa

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< Rosa pimpinellifolia plena
Rosa moyesii beng shaling - Chine - NR >

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Rosa x hibernica - Irlande 1902 - NR

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Château de la Javelière
10, route de la Javelière
45340 Montbarrois
Tel. 06 72 26 00 70

javeliere@gmail.com
www.lajaveliere.fr/


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 20 juin 2012 par
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Scénes printanières au Jardin François dans le Perche

Dans une ferme du Perche (61 • Préaux du Perche), le jardin François est défini par son créateur comme le jardin imaginé par un horticulteur rêveur où les plantes les plus élégantes sont associées aux plus humbles, les plus anciennes avec les dernières nouveautés. Le jardinier ne s'est interdit aucune couleur, toutes jouant leur rôle dans ce tableau impressionniste de près de 2 hectares. Le jardinier nous prédit au fil de la visite, tout étant possible comme dans un rêve, de voir la Chine, de penser à l'Ecosse ou de se croire en Irlande…

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L'accueil se trouve dans un ancien corps de ferme

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  Pour profiter des images, n'hésitez pas à cliquer dessus pour les voir en grand format  

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Le pont rouge de style japonnais créé par G. François

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Visite de la Roseraie du Jardin François

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Une pivoine dont la couleur ne fait pas mentir sa réputation !

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Rosier Amber Flush                                          Rosier Orientalia

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Rosier Orientalia

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A gauche un pivoine toute simple et à droite une rose avec "2 cœurs" !

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Une énorme pivoine rose matinée de blanc

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Les géraniums vivaces éternels compagnons des rosiers

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Roses et pavots se côtoient dans cette grande roseraie

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Cette chaise invite la visiteur à faire une pause pour profiter de la sérénité du plan d'eau

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En toile de fond un magnifique cornus kousa en fleurs

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L'impressionnant cornus kousa en fleurs

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Le jardin François
Le Clos
61340 Préaux du Perche

Tél : 02.37.49.64.19
Mail : gfrancois@jardin-francois.com


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , - Commentaires [3] - Billet édité le 19 juin 2012 par
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