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Un jardin botanique et d'agrément au cœur de Hyères...

Jardin Olbius Riquier

à Hyères-les-Palmiers dans le Var

Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers

D’une superficie de 7 hectares, à quelques minutes du centre ville, ce jardin botanique qui fut une annexe du jardin d’acclimatation de Paris, est extraordinaire par sa densité végétale et le nombre important des variétés. Les plantes exotiques s'y développent en pleine terre créant des tableaux luxuriants, notamment les palmiers, des bambous et des plantes succulentes. Le Parc Olbius-Riquier a été labellisé "jardin Remarquable".

Label Jardin Remarquable

Outre le jardin botanique avec sa serre réservée aux plantes exotiques plus fragiles, le parc accueille un petit zoo dont les enclos, étaient malheureusement déserts lors de ma visite début septembre 2014. Cependant, il y a un jolie plan d'eau avec les traditionnels canards...

Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers   Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers
Des massifs très colorés bordent de larges allées

Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers
Des palmiers d'une hauteur incroyable !

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Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers

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Les écorces décoratives des Palmiers et des Platanes...

Jardin Olbius Riquier - 83400 Hyères-les-Palmiers
Le plan d'eau magnifiquement encadré par la végétation

20-Jardin-Olbius-Riquier   23-Jardin-Olbius-Riquier

Parc Olbius-Riquier
Avenue Ambroise Thomas
83400 Hyères-les-Palmiers
Entrée gratuite

www.hyeres-tourisme.com


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , - Commentaires [1] - Billet édité le 09 novembre 2014 par
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Un balcon au dessus de la ville de Hyères

Parc Saint-Bernard

&

Maison des illustres Charles et Marie-Laure de Noailles
à Hyères-les-Palmiers dans le Var

 Parc Saint-Bernard à Hyères

Label Jardin Remarquable

Pour accéder au Parc Saint-Bernard, vous pouvez emprunter en voiture une route étroite qui monte en lacet jusqu'à la fameuse Villa de Noailles construite par l'architecte Mallet-Stevens dans les années 1924-1930. Vous pouvez aussi choisir d'y accéder à pied par les escaliers qui partent de la vieille ville médiévale de Hyères. Dans un cas comme dans l'autre, il faut vous attendre à grimper car le parc s'étend au pied des ruines de l'ancien château sur une terrain très escarpé. Notez que l'accès n'est pas vraiment prévu pour les personnes à mobilité réduite et les poussettes d'enfant, car la promenade dans ce jardin vous fait passer d’une terrasse à une autre par des escaliers souvent très étroits.

De ce jardin plein de charme en terrasses étroites et étagées, reliées entre elles par des escaliers de pierre, où se mêlent de nombreuses variétés de plantes exotiques aux essences méditerranéennes, on jouit de magnifiques vues panoramiques sur la Vieille ville, la Collégiale, le Mont des Oiseaux, la Presqu'Île de Giens et jusque vers les Maures.

Grenadier • Punica granatum    Citronnier épineux • Poncirus
Grenadier • Punica granatum                        Citronnier épineux • Poncirus

Parc Saint-Bernard à Hyères
Vue sur la colline de Costebelle et la vieille ville

Parc Saint-Bernard à Hyères   Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères   Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères  Parc Saint-Bernard à Hyères - Asclepias physocarpa
Asclepias physocarpa  >>

Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères   Parc Saint-Bernard à Hyères - Asclepias physocarpa
Asclepias physocarpa >>

Collegiale Saint-Paul à Hyères
Collegiale Saint-Paul de style roman du XIIe siècle

Parc Saint-Bernard à Hyères   Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard - Dentelaire du Cap - Plumbago auriculata    Parc Saint-Bernard à Hyères
Dentelaire du Cap (Plumbago auriculata) et Agaves

Parc Saint-Bernard à Hyères

Parc Saint-Bernard à Hyères
Polygala myrtifolia

Label Monument-historique

 

La Villa Noailles "Art Déco" et le "jardin cubiste" en quelques mots
 (Extrait de l'émission Des Racines et des Ailes)

 La Villa Noailles est construite en 1924-1930 pour Charles et Marie Laure de Noailles
par Rob Mallet-Stevens et le "jardin cubiste" qui l’accompagne réalisé par Gabriel Guévrékian.
De nombreuses célébrités comme Cocteau, Giacometti, Salvador Dali...y séjournèrent.

Vue panoramique depuis le Parc Saint-Bernard à Hyères
A travers la végétation, vue sur les Maures et la presqu'île de Giens

Parc Saint-Bernard

Montée de Noailles
83400 Hyères-les-Palmiers
www.hyeres-tourisme.com

Bonus

Quelques vues de la Vieille Ville de Hyères

Porte Massillon à Hyères
La Porte Massillon et son horloge
marque l'entrée de la vieille ville médiévale d'Hyères

Rue Massillon - Vieille ville de Hyères   Rue Massillon - Vieille ville de Hyères
La pittoresque Rue Massillon

Tour Saint-Blaise ou Tour des Templiers à Hyères
Tour Saint-Blaise ou Tour des Templiers


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 22 octobre 2014 par
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Un jardin planétaire surplombant la méditerranée...

Le Domaine du Rayol

Domaine-du-Rayol
Le Jardin des méditerranées
à Rayol-Canadel-sur-Mer dans le Var

Situé sur la corniche des Maures, face à l'île du Levant, le Domaine du Rayol, après une longue période d'abandon, appartient depuis 1989 au Conservatoire du Littoral. L'Association du Domaine du Rayol a alors été créée afin de gérer ce parc de 7 hectares. Aujourd'hui, elle emploie une trentaine de personnes pour faire vivre ce lieu qui accueille environ 70.000 visiteurs par an. Le paysagiste Gilles Clément y a aménagé des espaces dédiés à la flore des climats méditerranéens du monde entier : Afrique du Sud, Australie, Californie, Chili, Bassin Méditerranéen mais aussi des paysages à climat plus aride ou subtropicaux : Mexique, Canaries, Asie, Nouvelle-Zélande ou encore d'Amérique subtropicale. Les plantes sélectionnées ont à l'origine comme caractéristiques communes de vivre sous les mêmes conditions climatiques (de type méditerranéen) bien que séparées par des milliers de kilomètres, mais aussi d'avoir la capacité de résister au feu et à la sécheresse. Un sentier sous-marin permet également de découvrir avec palmes, masque et tuba et accompagné d’un guide, la richesse des fonds marins de la Baie du Figuier.

Plan-domaine-du-Rayol

Je vous invite à voyager un instant
à travers les paysages méditerranéens du monde...

Entrée-Bayol

 ...installés sur un magnifique balcon au dessus de la mer, face aux Îles d'Or.

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De la terrasse, les visiteurs aperçoivent l'Île du Levant

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L'Hôtel de la Mer a été construit en 1921 dans le style des villas d'hiver du XIXème siècle.

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Un Mimosa au feuillage bleuté et l'Eucaliptus globulus se côtoient...

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Ici, une évocation des Îles Canaries

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Entre les jardins thématiques, la flore méditerranéenne s'exprime librement

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Jardin d'Afrique du Sud...

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Ci-dessus à droite, la Ferme, lieu de restauration et d'exposition botanique

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Le Jardin Méditerranéen

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Le Jardin d'Amérique subtropicale

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La gestion du domaine se veut délibérément "eco-responsable" respectueuse du vivant et de la biodiversité. Donc, ça va de soi, ici pas de produits de traitement, respect du cycle des plantes, paillage du sol, etc.

Les concepts du paysagiste Gilles Clément à l'origine du projet y sont mis scrupuleusement en œuvre :

  • Le jardin planétaire : La planète vue comme un espace fini aux ressources limitées dont il faut prendre soin.
  • Le Jardin en Mouvement : Laisser la place à la Nature, c'est elle qui guide le jardinier et non l'inverse.
  • Le Tiers-Paysage : Dans les espaces délaissés par l'homme, la nature y reprend ses droits.

Les jardiniers du Domaine du Rayol respectueux de ces concepts, laissent une large place à la flore locale dite indigène qui côtoie les flores exotiques, les plantes emblématiques et les herbes sauvages se mêlent.

Ainsi, pour les amoureux des jardins "bien léchés" - "tirés au cordeau", le Domaine du Rayol peut paraître brouillon à certains endroits, voire mal entretenu. Cependant, les paillis ou les plantes couvre-sol assurent la protection des sols de l'érosion et de la dessiccation et offrent des abris naturels aux jardiniers de l'ombre : les vers, les insectes et bien d'autres animaux auxiliaires du jardin.

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Le Jardin d'Asie subtropicale et ses bambous Phyllostachis aurea

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Domaine du Rayol
Avenue des Belges
83820 - RAYOL CANADEL SUR MER
Tél : 04.98.04.44.00
www.domainedurayol.org

Bonus

affiche-clement

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine
accueille en octobre 2014 une exposition du paysagiste Gilles Clément sur le thème
"Toujours la vie invente" s'appuyant sur ses réalisations et ses concepts.
Il donnera également une conférence "Le Jardin, l'espace, le temps" le 7 octobre 2014.
Pour en savoir plus, voir le site www.paris-valdeseine


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 04 octobre 2014 par
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Variations autour des péchés capitaux à Chaumont-sur-Loire...

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage

Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

2014

23ᵉᵐᵉ Festival International des jardins sur le thème des

"Jardins des péchés capitaux"

Château-de-Chaumont-sur-Loire

Pour sa 23ème édition, le Festival International des Jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer et créer 26 jardins éphémères surprenants sans se départir de l’humour coutumier de Chaumont-sur-Loire, autour du thème "Jardins des péchés capitaux" qui sauront entraîner sans nul doute le visiteur dans une joyeuse méditation sur des sujets éternels, source inépuisable d’inspiration.

Affiche Festival des jardins de Chaumont

Qu’en est-il, au juste : De la gourmandise et de l’orgueil au jardin ? De la paresse et de la luxure ? De la colère et de l’envie ?
La gourmandise ne peut-elle être un péché mignon, l’emportement une sainte colère, l’orgueil un péché de jeunesse, le repos de la paresse et la luxure "cause de génération" selon Léonard de Vinci ?

Découvrez cette 23ème édition du Festival

Pour vous aider à décoder et mieux interpréter ces jardins éphémères,
j'ai retranscrit les explications fournies sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.

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1. Ma cassette

1464-Ma-Cassette

Repère du festival : Les conceptrices de cet espace dédié à l'avarice proposent une promenade poétique et méditative dans le jardin d’Harpagon, l’avare par excellence. Le visiteur est invité à cheminer lentement sur la passerelle de bois brut traversant le jardin minéral et désertique qui évoque un jardin à la françaisetraditionnellement riche en buis, jets d'eau et topiaires, ici remplacés par trois variété de cactées. Tout autour, vous pouvez observer des galets blancs en marbre de Carrare qui rappellent les volutes des massifs des grands jardins classiques.
Au bout de la passerelle, pour découvrir l’or caché, le visiteur doit pénétrer dans l'antre d'Arpagon, "la cassette". Les parois de la cassette sont denses et feuillues, laissant à peine percevoir l’ambiance intérieure du dôme végétal qui l’accueille.
L’or d’Harpagon se trouve dans un profond bassin remplie de balles dorées, brillantes, précieuses, inaccessibles où le visiteur sera tenté de plonger... peut-être !

1462-Ma-Cassette

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2. Paradigme

1468-Paradigme

1471-Paradigme   1472-Paradigme

Repère du festival : Les péchés n’existent qu’en opposition à la vertu, comme l’Enfer au Paradis.
Ce jardin est le fruit d’une libre réinterprétation de "La carte de l’Enfer" commandée au XVème siècle à Sandro Botticelli par Laurent de Médicis et composée à l’époque de 100 dessins dont seuls 92 d’entre eux ont subsisté.
Le XVème siècle est loin.
Pour ses concepteurs, ce jardin symbolise le parcours de la vie humaine.
Par l’entrée du jardin, l’on pénètre ainsi sur le chemin de la vie, environné de fleurs claires qui figurent l’innocence et la vertu. Puis l’on emprunte la passerelle de bois qui franchit un "cour d’eau" symbolisant le "fleuve Styx" de la mythologie grecque. L’on chemine alors librement entre des lignes qui se dilatent pour former des îlots aux formes curvilignes évoquant, de façon différente, les 7 péchés capitaux. Après avoir expérimenté avec curiosité et délectation tous ces péchés, l’on s’enfonce obligatoirement au fond du jardin pour contempler l’enfer, composé ici de plaques de métal d’où émergent les "fumées du royaume d’Hadès", faites de plantes aux couleurs sombres. Au cœur de cet espace, une statue votive vous observera.      

1469-Paradigme

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3. Quand l’avare rêve

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Repère du festival : Ce jardin s'enroule sur lui-même comme un rêve.
Caché derrière une haute palissade, on emprunte un chemin fait de planches qqui peu à peu se tranforme en une passerelle environnée d'eau et qui révèle successivement 7 différentes façons de figurer l'avarice, comme 7 péchés ramassés en un seul. A la manière d'un jardin chinois, multipliant les vues, en sinuant le long d'un parcours aux tonalités d'abord rudes et sèches, puis douces et chatoyantes, on expérimente les sensations liées à ce péché. Ce jardin nous conte l'histoire d'un avare aux ongles crochus, symbolisé ici par des plantes aux piquants acérés, qui peut-être par peur de l'avenir est obnubilé par la manie de l'entassement et de l'accumulation. Rapace, il se tient toujours prêt au voyage à l'autre bout du monde pour augmenter ses richesses. ce jardin vous entraine avec l'avare dans l'obsession de la possession matérielle où le rêve serait que ce tas d'or devienne le seul jardin d'Éden.

1475-Quand-l'Avare-rêve   1476-Quand-l'avare-rêve

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4. Péchés virtuels

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Repère du festival : Le XXIème siècle hésite souvent entre le réel et le virtuel. Les péchés capitaux ont aujourd’hui une tout autre réalité que celle qu’ils avaient autrefois. Pour les concepteurs de ce jardin, c’est le monde de la "virtualité" contemporaine qui constitue le péché suprême.
En mettant en scène un conflit d’espace « nature/image » et une expression de « débordement/retenue », ce jardin propose une joyeuse illustration d’un purgatoire et d’un paradis réconciliés.
Avancez-vous sur le plancher jusqu’au fond du jardin pour contempler et méditer sur les excès de notre siècle. Vous serez alors, sur la droite, plongé dans un Eden fait de végétaux libres et ondulants et sur la gauche Vous découvrirez deux grandes ailes photographiques et colorées, mémoire d’un ange déchu tombé dans une belle nature sauvage. Ces ailes illustrent nos péchés de fiction, tableau où s’exprime une nouvelle nature magique et hallucinée.

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4bis. Le domaine de Narcisse

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Repère du festival : La vanité nous surprend à l’improviste lors d’une tranquille et paisible promenade : enfoui dans de souples et épais buissons, un riche miroir attire le regard par son cadre doré qui lui donne un caractère magique, précieux et mystérieux.
Après avoir admiré longuement le château et son magnifique reflet dans la pièce d’eau qui se trouve face à vous, vous pourrez alors, tel Narcisse qui tomba amoureux de sa propre image, vous avancer lentement et vous approcher du bord du cadre d’or pour y contempler, jusqu’à la fascination, votre propre reflet.
Puis sans doute enivré par l’odeur entêtante des buis, vous prendrez le temps de vous asseoir sur le petit banc de fer situé sur la gauche, pour réfléchir et méditer sur le péché d’orgueil.
A-t-on su percer le doux reflet des nuages ?
A-t-on su aller de l’autre coté du miroir et au-delà des apparences ?
A-t-on su voir le fragile jardin caché au fond de l’eau sous de délicates plantes aquatiques ?

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5. Les sept pêchers capitaux

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Repère du festival : Qu'ils se transmettent de manière écrite ou orale, les mythes, tels celui des péchés capitaux, bercent et façonnent notre imaginaire depuis des sciècles. Ce jardin évoque, de façon comtemporaine, celui de Thomas d'Aquin qui a conceptualisé l’idée des péchés capitaux et joue avec humour et intelligence sur le mot péché, peut-être mortel, et pêcher, l’arbre fruitier.
En pénétrant dans ce jardin, vous tentez l’expérience de l’introspection. Vous avancez ainsi sur le chemin sombre et lisse de la vie en forme de disque, qui entoure un calme et très beau bassin d‘eau central, miroir de l’âme, qui vous invite à regarder au plus profond de vous-mêmes.
Vous découvrez alors, tour à tour, les reflets parfaits de 7 arbres tous différents mais de la même espèce, qui représentent les 7 péchés capitaux : l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la paresse, la luxure et la gourmandise. Ainsi, le temps du cheminement, calmement, prenez pour une fois le temps de réfléchir sur les excès des Hommes.

Avarice  Paresse  Orgueil  Luxure

Envie  Gourmandise  Colère

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6. Gourmanderie

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Repère du festival : Pour les conceptrices de ce jardin, la gourmandise est un péché partagé par de nombreuses autres espèces vivant sur la planète. Le goût des aliments n’est pas un péché propre aux humains, mais concerne aussi les animaux, les plantes, et plus largement tous les êtres vivants.
Ici, les plantes dites gourmandes dans le vocabulaire botanique, pour signifier leur appétit vorace en matière organique, sont mises à l’honneur.
Avant de pénétrer dans ce jardin, prenez tout d’abord le temps de le contempler dans son ensemble. Puis, cheminez par les petites allées qui contournent de grandes panières d’osier plantées de végétaux gourmands, qui en débordent comme de cornes d’abondance. Prenez aussi le temps d’observer, cachée au pied des corbeilles, toute une flore, plus discrète, qui pousse à leur ombre. Si vous l’osez, retirez vos chaussures et cheminez sur le « broyat », sol en devenir des plantes futures.   

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7. Le jardin mis en boîte

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Repère du festival : Les concepteurs de ce jardin dénoncent la société de surconsommation, l’avarice, la gloutonnerie, le gaspillage des denrées alimentaires, alors que d’autres sociétés connaissent la misère et la pénurie.
Avant de pénétrer dans ce jardin, contemplez-le un moment, de loin, comme les ruines d’un ancien temple, autrefois voué à la société de consommation. Ici chaque boîte de conserve, ancien objet marketing, s’est transformée en pot de fleurs pour accueillir la nature qui reprend ses droits.
Prenez aussi le temps de vous asseoir et de regarder la diversité des plantes, regroupées par couleur et par variété, qui occupent désormais tout l’espace, comme dans les rayonnages de supermarchés abandonnés au milieu des étendues infertiles des parkings.
Ainsi, assis au milieu des boîtes de conserve, symboles de la consommation, vous méditez à ce que pourrait être un monde qui serait devenu plus juste dans la répartition des richesses.

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8. Le jardin déchêné

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Repère du festival : Ce jardin est inspiré par le poème “Le chêne et le roseau” de Jean de La Fontaine. Pour les concepteurs, cette célèbre fable permet d’explorer simplement le péché d’orgueil.
Ce jardin est donc une ode dédiée à la fragilité et à la vanité de toutes les constructions, que ce soit celles des Hommes, mais aussi celles de la nature, que le vent destructeur peut emporter en un instant.
Vous êtes invité à parcourir ce jardin avec modestie, en traversant les grands arceaux de métal qui symbolisent les segments du tronc d’un chêne autrefois orgueilleux et désormais couché sur le sol, mais laissant, à sa place, la nature, peu à peu reprendre ses droits.
En empruntant les allées sinueuses entourées de plantes aquatiques, vous pourrez méditer sur les vanités, qu’un vent destructeur, ici représenté par une hélice et la forme des chemins, peut emporter en quelques heures.
Ici, tout est voué à la nature qui reprend ses droits pour rappeler à la modestie.   

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9. Bloom

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Repère du festival : Avec ce jardin, prenez tout d’abord le temps de la contemplation, pour le capturer dans son ensemble. Puis avancez lentement et vous installez-vous tranquillement sur l’une des chaises hautes à la table circulaire du banquet surréaliste qui vous attend, pour vous reposer un moment.
Votre regard est aussitôt attiré par la profusion et la richesse des fleurs aux couleurs «rouge gourmand» qui poussent en son centre, mais la table, véritable barrière infranchissable, n’offre ce banquet inaccessible qu’à vos yeux émerveillés, provoquant alors un fort sentiment de frustration. L’on est alors en état de gourmandise et d’avidité pour partager le plus délicieux de tous les péchés : la gourmandise.

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Frustré, vous profitez pourtant de la magnifique et unique vue sur la Loire comme d’une compensation et en repartant, n’oubliez pas de faire le tour complet de la table ronde pour avoir la chance de découvrir les 40 variétés de plantes qui ne se livrent pas au premier regard.    

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10. Le purgatoire des tentations

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Repère du festival : Pour les concepteurs de ce jardin, les péchés ne sont rien d’autres que l’un des aspects de la vie. Ainsi la vie se développe-t-elle naturellement contrastée, entre le péché et la transcendance. Avec cet espace végétal, vous êtes invité à vaincre les péchés, mais aussi à exprimer un repentir dans la légèreté et la convivialité.
En pénétrant dans le jardin, vous voyagez lentement, graduellement, et de façon festive vers le repentir.
Ce « jardin purgatoire » se présente donc comme un parcours de purification sur 7 niveaux qui sont symbolisés par un camaïeu de fleurs de couleurs bleu, azur, mauve et violet.
Ainsi, une étape après l’autre, vous êtes confronté à vos propres souvenirs de pécheur.
Enfin cette introspection faite, prenez le temps de vous asseoir à l’intérieur de tasses géantes symbolisant la fête pour, tout à la fois, vous détendre, partager, échanger et prendre le temps, de manière conviviale, de réfléchir sur vos impressions et vos réflexions.

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11. Le jardin des pécheresses

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Repère du festival : Venez écouter dans ce jardin les confessions des plantes et déceler leur part d’humanité.
Ce jardin se compose de 7 chambres représentant les 7 péchés capitaux. Passez l'une des portes capitonnées du confessionnal et contemplez-vous dans le miroir qui vous accueille de l'autre côté. Aussitôt vous seres saisi par la forte odeur de chocolat qui émane du sol en raison des copeaux de cacao qui le recouvrent, suscitant en nous un fort désir gourmand.
Ce jardin est tout à la fois botanique et littéraire. Les personnalités attribuées aux plantes pécheresses se révèlent en fonction de leur mode de croissance. Espèces vivantes, elles trompent notre jugement par leur apparente immobilité. Le confessionnal nous dévoile la vérité sur ces végétaux liés aux péchés et vous découvrez leur part d’humanité : orgueil, envie, colère, paresse, luxure, avarice ou gourmandise.
Prenez le temps de vous asseoir dans cet espace clos, de lire et de méditer avant de quitter "le jardin des pécheresses" et de devoir à nouveau, pour ressortir, passer par le confessionnal.

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12. Dissection du jardin d'Eden

Repère du festival : Paradis imaginaire, paysage céleste, jardin d’Eden.
Dans sa vie, le plus souvent, l’Homme pense faire le choix du chemin qui lui permettra d’accéder à l’Eden. Il tente de rester droit, vertueux et slalome entre les nombreux péchés tentateurs que lui propose le monde.
Commencez la visite de ce jardin en prenant par la droite, dans le sens des aiguilles du temps. Vous découvrez alors, en déambulant sur le chemin de bois, les différents péchés symbolisés par les fleurs, fruits et légumes, qui vous éloignent peu à peu de votre objectif : le jardin d’Eden.
En ressortant du jardin, vous constaterez que la boucle est bouclée et que vous êtes revenu au « point de départ » face au jardin défendu.
Mais cet Eden n’est peut-être lui-même que la somme de tous les péchés capitaux, synthèse d’un ensemble de péchés interdits auquel vous aurez alors accès.   

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13. Haute culture

Haute culture ou Haute couture !

Haute culture ou Haute couture !   Haute culture ou Haute couture !

Repère du festival : "Haute culture" évoque l’orgueil, le désir d’être vu, de se montrer ou de s’exposer au regard et à la convoitise de l’autre, mais aussi l’envie.
Au centre de ce jardin, un quadrilatère ordonne les volumes de ce qui semble être un podium exposant des robes « haute culture » de différentes couleurs, arrogantes, extravagantes, sculptées et ornées de fleurs. Le jardin est rythmé par des masques noirs nous permettant d’admirer secrètement les robes selon des points de vue différents et divergents. Ce jardin vous permet, en essayant les robes, d'expérimenter et de ressentir les émotions d'un top model sur la scène et derrière les masques, de prendre la place d'un spectateur fasciné.
Cet espace se veut la métaphore de ce nouveau continent d’orgueil et d’étalage du moi, ouvert par les réseaux sociaux. L’orgueil est bien au centre de nos péchés numériques.   

Haute culture ou Haute couture !   Haute culture ou Haute couture !

Haute culture ou Haute couture !

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14. Le toucher d’or

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Repère du festival : Le jardin propose aux visiteurs de revivre l’expérience, évoquée dans les « Métamorphoses » d’Ovide, du roi Midas obnubilé par la richesse, qui avait obtenu de Dionysos de pouvoir transformer en or tout ce qu’il touchait.
En avançant sur le chemin circulaire, lisse et dépourvu de toute vie végétale, vous vous rappochez d'un arbre entièrement doré dont les branches d'or sans feuilles et sans vie se déploient orgueilleusement vers le ciel. L'arbre est mort mais néanmoins superbe et resplendissant.
Le jardin est planté de végétaux uniformément dorés et, selon votre vision du monde, vous vous laisserez éblouir par cet or, restant fasciné devant tant de richesses, ou bien vous rejetterez cette opulence sans saveur et sans vie.
Midas s’était aperçu que ce don de changer tout en or était une calamité, puisque tout ce qu’il touchait mourait et le privait de tous les bonheurs.  

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15. Les fleurs maudites

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Repère du festival : L’usage des plantes psychotropes, narcotiques, sert depuis la nuit des temps à apaiser la colère des hommes. Pourtant leur sort n’est pas enviable : réprimées, interdites, réglementées, détruites, elles sont elles-mêmes victimes de l’injustice des hommes et nourrissent une légitime colère.
La composition du jardin met en lumière l’enfermement qui frappe ces plantes et met en scène un chemin sinueux et labyrinthique.
En parcourant ce chemin, au premier abord, les plantes nous apparaissent comme enfermées derrières des clôtures métalliques, simplement exposées à notre regard comme une collection. Mais, au final, en progressant dans ce jardin, on ressent une sensation d'enfermement et si on prend le temps de s'asseoir un instant, on peut presque avoir l'impression que ce sont les plantes qui nous observent.
C’est une invitation à réfléchir sur l’injustice de la séparation arbitraire posée par les bannières, barbelés, frontières. Ce jardin est une métaphore de la colère des plantes destinées à calmer la colère des hommes.

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16. La balance

Repère du festival : Comment parvenir à contrôler nos désirs ? Comment traverser la vie tout en évitant les péchés ? Comment pouvons-nous nous protéger de la tentation des sept péchés capitaux ?
Ici, le jardin conduit à s'interroger sur la définition de ces fameux 7 péchés capitaux et des 7 vertus cardinales puis sur la manière dont on va être amené finalement à choisir le péché ou la vertu, le bien ou le mal.
A l'entrée de ce jardin, s'offrent à nous deux manières de pratiquer : On peut emprunter la passerelle et se rendre au bout de cette dernière pour contempler la sculpture qui figure l'équilibre fragile entre les différents choix et revenir en passant tour à tour par les balances noires. Chaque poste symbolise un péché et une vertu qui s’opposent. Mais on peut aussi prendre à droite ou à gauche de la passerelle et emprunter avec agilité ces mêmes balances, pour finir au pied de la sculpture et revenir tranquilement par la chemin de bois gris.

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17. Parcours initiatique, allégorie des sept péchés capitaux

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Repère du festival : Ce jardin est une allégorie aquatique des 7 péchés capitaux avec l’eau pour fil conducteur et pour référence les écrits de Thomas Whately ou encore de Jean-Jacques Rousseau.
Les 7 scènes que vous y découvrez en parcourant tout d'abord les passerelles de bois qui entourent la construction centrale sont les suivantes:
La colère est figurée par la cascade, l’orgueil par le miroir d’eau, l’avarice par le goutte à goutte, la paresse par le marécage, l’envie par l’oasis, la gourmandise par la fontaine ou la « Bocca della Verita », et la luxure par la grotte.
Au centre, un confessionnal, sorte de fabrique contemporaine, vous permet d’appréhender le jardin et ses installations aquatiques d’une autre manière que celle de la promenade. Il vous incite à découvrir plus en détail, tel un observateur caché, au travers de quatre paires de jumelles, différents points de vue ciblés sur les péchés capitaux et capiteux.          

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18. Purgatorium

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Repère du festival : Qu’ils se transmettent de manière écrite ou orale, les mythes, tels celui des jardins péchés capitaux, bercent l’imaginaire des Occidentaux depuis des siècles.
Ce jardin évoque celui de Thomas d’Aquin qui, au XIIIème siècle, a conceptualisé l’idée des péchés capitaux de la manière suivante : soit on désire un bien, soit on fuit un bien que l’on considère comme un mal. Ce jardin nous entraine dans un cheminement vers un "Purgatorium".
Dans ce jardin se mêlent plantes vertes et poteaux de bois noirs. Vous pouvez vous promener librement dans les allées recouvertes de gravier noir et brillant que l’on peut croire coupant comme du verre au premier abord. Cette déambulation vous conduit au confessionnal dont vous pouvez faire le tour pour contempler, au travers des barreaux, les plantes colorées qui y poussent, mais aussi le ciel et les nuages qui se reflètent dans le miroir installé en son centre.

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19. Le jardin de la grotte

Repère du festival : Antre, aven, caverne, cavité, crypte, gouffre, tous ces termes induisent l'impression d'un certain mystère, l'idée de caches, de parcours initiatiques et mystérieux.
Pour le concepteur, la grotte, ou le temple, est un lieu où se déroulent traditionnellement de somptueuses histoires de séduction, de luxure, de tous les excès imaginables de la vie terrestre.
Ce jardin revisite le thème traditionnel de la grotte, espace caché et mystérieux dissimulé par de savantes compositions végétales. Pour l’atteindre, il vous faut emprunter le chemin bordé de fleurs qui s’offre à vous à gauche, et contourner lentement l’imposante structure, pour découvrir au bout du chemin l’entrée de la grotte. Visitez cet endroit clos avec appréhension et curiosité, pour ressentir tous les sentiments et émotions qu’il peut faire naître en vous, avant de le quitter enfin, avec soulagement peut-être, en empruntant la sortie dérobée.

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19bis. Résurrection ou l’éloge de la défaillance

Repère du festival : Ce jardin est une invitation à regarder autrement, tout en métaphores et paradoxes. Il est une promenade méditative libre, qui incite à se pencher sur la «condition humaine» et suscite les questionnements : et si les péchés étaient plutôt de magnifiques sources de force vitale et d’énergie capables de briser le béton ?
Les péchés sont pensés par la conceptrice comme la « Sève de l’humanité », elle propose de s’incliner pour regarder dans le creux de chaque interstice pour alors, peut être, y trouver un sens caché, un sens propre à chacun.
Ce jardin vous donne le sentiment trompeur de pouvoir tout voir au premier regard mais, bien au contraire, il vous faut le parcourir avec attention pour pouvoir deviner par la forme que prend le béton drainant, les péchés qu’il signifie. Vous apercevez ainsi des failles dans lesquelles la végétation se glisse peu à peu, pour ensuite s’ouvrir sur la forêt originelle composée de fougères, prêles et mousses.

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20. Pour l’amour de Tongariro

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Repère du festival : Ce jardin vous emmène en voyage au cœur d'une ancienne légende issue de la mythologie Maori. Cette légende raconte que les volcans Taranaki et Ruapehu, autrefois amis, tombèrent tous les deux éperdument amoureux du volcan Tongariro. Une violente dispute éclata entre eux et brisa leur amitié. Quoi de plus légitime que de se mettre en colère et en conflit pour l’amour d’une belle que l'on convoite !
En progressant à travers cette légende, au sein d'une végétation tropicale, vous découvrez peu à peu ces 3 volcans qui se dressent au milieu d'un sol minéral et vous pouvez facilement ressentir toute leur colère, leur jalousie et leur amour, qui s'expriment par des projections de nuages et de « vapeur d'eau ». Pour observer ce conflit plus longuement, vous pouvez également prendre le temps de vous asseoir sur le petit banc, sans oublier, au cours du voyage, de lire les 3 cartels aux abords du chemin de bois, qui présentent plus en détail chacun des volcans.

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21. Paradis inversé

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Repère du festival : D'où vient le fait que l'Homme soit capable de se poser la question de la morale ? Tenter de répondre, c'est déjà aborder la question de la définition de la morale.
Les difficultés que notre morale rencontre aujourd’hui proviendraient-elles de tous les vices de la société et et de ces péchés d’excès qui provoquent la pollution et les changements climatiques ?
Les concepteurs dénoncent ici la société de consommation à travers trois types de jardins représentant l’évolution de la terre telle qu’ils la ressentent et les 7 péchés capitaux.
En abordant ce jardin, vous êtes immédiatement saisi par la forte odeur de caoutchouc qui émane du sol. Votre regard est ensuite attiré par les différents arbres morts et les empilements de rectangles symbolisant les déchets et les excès de consommation. Sur la passerelle centrale, des ardoises émergent du sol et se dressent à vos pieds comme des pièges pour vous faire chuter. A l’extrémité de la passerelle, au bout de cette ligne droite, vous contemplez un sol désertique et brulé dans lequel ne poussent que des cactus aux épines acérées.  

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22. Green without greed

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Repère du festival : Quand elle est intentionnelle, l'ironie peut être d'une incroyable efficacité. C'est le but recherché par les concepteurs de "Green without greed".
Le jardin proposé ici, est un jardin paradoxal, antinomique et provocateur. La pelouse américaine très gourmande en utilisation de ressources, en particulier l'eau, est devenue la norme omniprésente à travers le pays. Les concepteurs dénoncent ici cette utilisation en montrant qu'un jardin verdoyant peut être créé avec un gazon synthétique, sans arrosage, sans pesticides. En pénétrant dans ce jardin et en allant sur les "collines" artificielles, on expérimente des sensations provoquées par une nature synthétique totalement maitrisée par l'homme, qui ne nécessite aucun entretien mais qui reste sans odeur et sans vie. Une nature qui n'en est pas une !
On peut prendre le temps de s'installer sur le banc fait de gazon artificiel et se laisser aller à la méditation, tout en observant le dôme en aluminium où se reflète un paysage panoramique, le ciel, les nuages, la verdure en matière plastique et notre propre reflet.

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23. Les couleurs du pêché

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Repère du festival : Jouant sur les mots, la conceptrice propose de prendre le pêcher comme élément central du jardin et non de se référer à la métaphore biblique de la pomme. La chair douce, tendre et juteuse de la pêche, son épiderme velouté, ses tons variant du rose pâle au rouge sang, illustrent autant la sensualité que nos états d’âme les plus complexes et les plus contradictoires.
Après avoir passé le porche métallique de l'entrée, vous déambulez sur le chemin dont le sol, entièrement recouvert de noyaux de pêches, grince sous les pieds et finalement vous conduit au cœur du jardin où se trouve non pas un pommier, mais un pêcher, arbre porteur de toutes les sensations.
Vous évoluez tranquillement autour de deux petites collines aux pentes douces et vous pouvez prendre le temps de méditer sereinement sur le thème des péchés, traité ici avec finesse et ironie au travers des végétaux aux couleurs pastel, soigneusement plantés de part et d'autre de cet espace végétal.

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24. Le jardin des poules

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Repère du festival : Ce jardin vous raconte une fable liée aux péchés d’orgueil et d’envie. Ici, les poules figurent les Hommes et les Hommes se prennent pour des dieux. Les poules vivent dans ce jardin créé par les dieux. Elles vivent des péchés capitaux. Elles gaspillent tout, chapardent et détruisent tout, elles vivent d’eau froide et de récoltes providentielles alors que l’Eden est si proche avec ses valeurs de respect, de raison et d’intelligence.
En pénétrant dans ce jardin, vous pouvez donc orgueilleusement prendre la place des dieux, contempler à votre droite ces poules, qui représentent l’Humanté et qui vivent sans aucune modération, et sur votre gauche, le potager qui leur apporte nourriture à profusion.
Vous regardez ainsi ces volatiles qui approchent de l’Eden sans jamais parvenir à l’atteindre et qui se faufilent avec insouciance au travers du jardin potager. Vous pouvez également emprunter le chemin fait de rondins de bois, pour vous rapprocher et observer de plus près cette évocation de l’inconscience humaine.  

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Les nouveautés 2014

dans le parc historique du Château de Chaumont

Domaine-de-Chaumont-sur-Loire

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"Chaos" de Vincent Barré

Chaos de Vincent Barré

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"Racines de Loire" de Nikolay Polisky

Racines de Loire de Nikolay Polisky

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Les nouveautés 2014 dans les Prés du Goualoup

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"L’archipel", jardin de Shodo Suzuki (extension)

L’archipel, jardin de Shodo Suzuki,

L’archipel, jardin de Shodo Suzuki,

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"Le presse-citron", installation de Betty Bui

Le Presse-citron de Betty Bui

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"Carbon pool" de Chris Drury

Carbon-pool de Chris Drury

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"Fruits fantastiques et Banc sculpté", de Marc Nucera

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(Voir les autres installations pérennes du Goualoup > ici )

1458-champ-d'iris-et-aulx

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Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

www.domaine-chaumont.fr/


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [3] - Billet édité le 14 juin 2014 par
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La roseraie du Parc Floral d'Orléans refaite à neuf !

La Roseraie du Miroir

Un des fleurons du Parc Floral le plus photographié

La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014

Face au Château, les 800 rosiers de la fameuse roseraie du Parc Floral de la Source, étaient en place, pour la plupart, depuis une quinzaine d'années. Cette collection de rosiers avait été plantée en tenant compte du vocabulaire amoureux: Le jardin blanc exprimait l'innocence, le jardin rose symbolisait le romantisme, le jardin rouge évoquait la passion.

jardin remarquable

La Roseraie du miroir de près de 1500 m2 dont le plan vient d'être redéfini pour donner de nouvelles perspectives voit ses 800 rosiers totalement renouvelés.

Cette opération d'envergure s'est déroulée en plusieurs étapes : A l'automne dernier, à la fin de la floraison, tous les anciens rosiers ont été arrachés. Le sol a dû être préparé, c'est a dire que de l'ancienne terre a été enlevée sur environ 30 cm et remplacée par de la bonne terre mélangée à du compost. D'autres parcelles ont été profondément bêchées.
Le tracé de la roseraie a été légèrement modifié avec des passages engazonnés en forme de vague qui devraient donner envie aux visiteurs et amoureux des roses de flâner dans la roseraie au plus près des fleurs.

La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014   La Roseraie du Miroir du Parc Floral de la Source - Orléans 2014

Les rosiers qui ont été choisis sont à l'évidence très variés; Ça va du rosier arbustif au rosier couvre-sol, en passant par le rosier buisson; il y a des rosiers modernes et anciens, des roses à fleurs simples, doubles ou très turbinées... des variétés remontantes ou non-remontantes.
Le choix des couleurs a été également déterminant pour conserver l'esprit de "la roseraie des sentiments" à laquelle s'ajoutera lors des floraisons une indispensable palette de senteurs.

L'année prochaine, les plantes vivaces viendront tenir compagnie aux rosiers dans ce nouveau massif.

Le Miroir du Parc Floral de la Source à Orléans

A visiter dès les premières roses en juin !

Parc Floral de la Source
Avenue du Parc floral
45072 ORLÉANS Cedex 2

Tél. : 02 38 49 30 00
Fax : 02 38 49 30 19
www.parcfloraldelasource.com


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , - Commentaires [3] - Billet édité le 05 avril 2014 par
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La symphonie exotique haute en couleurs des orchidées...

Exposition d'Orchidées 2014

Parc Floral de la Source à Orléans (45)

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Proposée du 8 au 16 févier 2014 par la
Société Vacherot et Lecoufle

La serre aux papillons du Parc Floral de la Source à Orléans où les conditions de température et d'humidité sont idéales, a été cette année encore le théâtre de cette manifestation incontournable.
Les orchidées harmonieusement disposées dans le décor tropical de la serre, nous ont offert leur symphonie de couleurs et de senteurs, orchestrée sous la baguette (magique) de la Maison Vacherot & Lecoufle.
Philippe Lecoufle a animé tous les matins avec son équipe des ateliers de culture, de re-floraison et de rempotage d'orchidées.

La famille nombreuse des orchidées comptent près de 25000 espèces botaniques, 1400 genres naturels et plus de 125000 hybrides créées par les orchidéistes avec une multiplicité de formes et des couleurs aussi fascinantes que variées. Considérées comme les plantes les plus perfectionnées de la planète, les orchidées y compris les espèces sauvages, voient leur diversité augmenter d'autant plus qu'elles sont capables de se reproduire entre espèces et même entre genres.

Est-il utile de vous rappeler que les orchidées qui ont pris place chez vous, peuvent vivre de quelques jours à...cent ans ! Tout dépend bien-sûr du respect des consignes de culture et de la qualité des soins que vous leur apporterez.

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Entrez, et laissez-vous aller à la flanerie...

Savourez sans modération...!

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Phalaenopsis, les orchidées dites du "débutant"

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Brassada Mivada

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Le coin des mini-orchidées pour les collectionneurs

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      Orchidées 'Brassavola nodosa' et 'Masdevallia sp.'

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Epicattleya 'Flame Thrower'

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Orchidées 'Masdesalia'

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Tableau de Phalaenopsis sur panneau mural constitué de fibres de noix de coco recyclées

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< Phalaenopsis                                                      Dendrobium >

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< Maxillaria                                                   Dendrobium >

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Dendrobium phalaenopsis

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Cambria Margarete Holm 'Larkspur'

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Phalaenopsis sp.

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Tableau de Phalaenopsis

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Cambria 'Jungle Monarch'

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Cattleya Stradivarius 'Eclipse'

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    Cattleya                                                                        Cattleya 'Prism Palette'

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Scène de Phalaenopsis

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Phragmipedium 'Memoria Dick Cléments
(Besseae x Sargentianum)

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Paphiopedilum sp.                                                            Paphiopedilum 'Pinocchio
'

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Paphiopedilum nain

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Paphiopedilum • Sabots de Venus

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Phragmipedium Tall Tails (Wallisil x caudatum)

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J'espère que comme moi, vous en avez pris plein les yeux...

A bientôt !

Les Orchidées Vacherot-Lecoufle
http://www.lorchidee.fr/

29 rue de Valenton
94470 Boissy-Saint-Léger
Tel
: 01.45.69.10.42


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 20 février 2014 par
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Plein feu sur le Critérium du dahlia 2013

Au Parc Floral de la Source à Orléans (45)

Jardin-de-Dahlias
Longtemps nommés "Chichipatli", les dahlias, originaires des hauts plateaux du Mexique, arborent autant de couleurs chatoyantes que de formes étranges ou extravagantes. Présentés au Parc Floral de la Source à Orléans dans un jardin circulaire, les bandes de dahlias aux couleurs panachées alternent avec des bandes verdoyantes de gazon qui les mettent en valeur.

028-Dahlia-blanc-marginé-rouge   Dahlia-et-papillon

Le critérium du dahlia

Le critérium du dahlia qui se déroule de juillet à fin octobre met en compétition une sélection de variétés proposées par des professionnels du dahlia. Vous pouvez vous aussi indiquer votre préférence jusqu'à fin octobre... (sic "Le Parc Floral").

Ma sélection de dahlias remarqués pour l'originalité
des formes, des couleurs, de leur floribondité ou de leur feuillage...

040-Dahlia-idylleDahlia 'Idyle'

043-Dahlia-Java   045-Dahlia-Deko
Dahlia 'Java'                                                  Dahlia 'Deko'

047-Dahlia-EclatantDahlia 'Eclatant'

049-Dahlia-Eclipse-bleue   053-Dahlia-Lilac-Time
Dahlia 'Eclipse bleue'                                         Dahlia 'Lilac-Time'

051-Dahlia-La-CiervaDahlia 'La Cierva'

055-Dahlia-Réquiem   059-Dahlia-Lupin-Ben
Dahlia 'Réquiem'                                          Dahlia 'Lupin Ben'

057-Dahlia-Laurana-DownDahlia 'Laurana Down'

061-Dahlia-Maki   063-Dahlia-Feu-Follet
Dahlia 'Maki'                                                Dahlia 'Feu follet'

066-Dahlia-Alfred-GrilleDahlia 'Alfred Grille'

071-Dahlia-Bel-Amour   080-Dahlia-Isadora
Dahlia 'Bel Amour'                                              Dahlia 'Isadora'

068-Dahlia-Arboretum-des-CullandsDahlia 'Arboretum des Cullands'

082-Dahlia-Avignon   088-Dahlia-Choc
Dahlia 'Avignon'                                               Dahlia 'Choc'

073-Dahlia-Bumble-rumbleDahlia 'Bumble rumble'

086-Dahlia-Bishop-of-Okland   090-Dahlia-First-Love
Dahlia 'Bishop of Okland'                                         Dahlia 'first Love'

076-Dahlia-Bishop-Knock-OutDahlia 'Bishop Knock out'

092-Dahlia-Esther   094-Dahlia-Frost-Nip
Dahlia 'Esther'                                                   Dahlia 'Frost Nip'

096-Dahlia-Carnaval-de-RioDahlia 'Carnaval de Rio'

098-Dahlia-Millefleurs   103-dahlia-Pampa
Dahlia 'Millefleurs'                                           Dahlia 'Pampa'

100-dahlia-JaipourDahlia 'Jaipour'

105-Dahlia-P'tit-Coquin   030-Dahlias-rouge-foncé
    Dahlia 'P'tit Coquin'                                   Dahlia 'rouge sang sans nom'

CRITERIUM-DE-DAHLIA-2013

Parc Floral de la Source
Avenue du Parc floral
45072 ORLÉANS Cedex 2

Tél. : 02 38 49 30 00
Fax : 02 38 49 30 19
www.parcfloraldelasource.com

Dahlia-étoile-jaune

Bordure-parc-floral

jardin remarquable  logo  Conservatoire Collections


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [1] - Billet édité le 28 septembre 2013 par
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Les Jardins du festival font sensation à Chaumont sur Loire !

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage

Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

2013

22ᵉᵐᵉ
Festival International des jardins

"Jardins des sensations"

Fondé en 1992, le Festival International des Jardins est devenu, en 20 ans, un rendez-vous incontournable des créateurs de paysages et de jardins. 

Les concepteurs et paysagistes des 26 jardins qui ont été sélectionnés cette année par un jury présidé par le journaliste littéraire Bernard Pivot parmi plus de 300 projets, ont été invités à évoquer et à magnifier les innombrables et subtiles "sensations" dont regorgent les jardins.

Le-Chateau-de-Chaumont-sur-Loire
Ces créateurs venus de tous les horizons, de Chine, de Russie, du Japon, d’Algérie et bien sûr de France et d’Europe, ont cette année encore, fait preuve d'inventivité, de créativité, d'imagination, de poésie, de réalisme voire d'extravagance, pour "faire sensation". Ils nous ont concocté 26 nouveaux jardins, pas toujours conformes, il est vrai, aux canons conventionnels
de l'esthétique, mais faisant échos aux sentiments, aux émotions, aux souvenirs que les jardins peuvent réveiller en chacun de nous en usant de tous les raffinements et de toutes les possibilités techniques, jouant avec les couleurs, les senteurs, les saveurs, les sons, les silences,...

Pour vous aider à profiter au mieux des "sensations" succitées par ces jardins éphémères,
j'ai retranscrit les explications fournies  sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.

Vous pouvez bien sur faire un clic sur les photos pour les agrandir

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1. Gram[in]ophone

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Repère du festival :  Un champ de graminées nous environne.

La lente oscillation des graminées vous invite à plonger dans un parcours végétal en mouvement. En suivant ce chemin aux élévations variables, se révèle une étendue végétale, aux couleurs et à la luminosité changeantes. Tour à tour, la balade champêtre suggère la légèreté printanière, la générosité estivale, tout comme la douceur automnale.
Une structure respirante, émergeant du sol, dont la voûte semble érodée, sculptée, par les mouvements du vent, offre un espace qui vous éveille à de nouvelles sensations. De l’humidité de la terre à la douce obscurité, l’odorat, l’épiderme, l’ouïe sont sollicités d’étrange manière.
Au centre de la voûte s’offre à vous un concert inoui. Sonorités animales ? végétales ? aquatiques ? minérales ? Un ensemble de récepteurs disséminés dans le jardin récolte les sonorités des graminées et éveille le promeneur à leur douce mélodie.
Un champ de graminées nous environne. Sorti de cet antre musical, vibrant encore de l’exploration phonique de ce champ de graminées, votre relation à l’espace, au réel, sera augmentée. Cette expérience inspire une contemplation plus riche et plus fine encore du paysage. Votre imaginaire en sera fertilisé.

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2. Le sentiment bleu

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Repère du festival :  La couleur bleue provoque une succession de sensations et de perceptions allant de la profondeur silencieuse de la couleur, à la peur et à l’anxiété.
Comme dans le film “Blue” de Derek Jarman, une voix “off” raconte la vie de l’auteur dans une succession de sentiments et d’humeurs cherchant à plonger le visiteur dans une perception sensorielle de la couleur des plantes.
Les concepteurs de ce jardin ont voulu exprimer les sentiments de couleurs présentés par l’artiste et cinéaste Derek Jarman fortement engagé dans la lutte contre le sida.
Ce jardin est très étroitement lié à ce film “bleu”, testament de l’artiste disparu en 1994.

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3. Renaissance

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Repère du festival :  Ici le temps s’impose comme la composante essentielle du jardin évoluant immuablement au fil des saisons. Ce jardin nous raconte l’histoire éternelle de la vie, des cycles naturels et du recommencement infini du renouveau du végétal. Que ce soit sur une terre dévastée, asséchée, abandonnée, l’idée de la “renaissance” fait son chemin et la vie végétale reprend ses droits.
Ainsi, influencée par l’artiste russe Kasimir Malevitch, la construction de ce jardin nous permet d’y découvrir en son centre un carré noir, symbolisant le “début de tout ”. De ce carré émergera un nouveau jardin fleuri, odorant, riche de promesses de vie que le visiteur découvrira en son temps.

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4. Saute qui peut !

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Repère du festival :  Au cœur de ce jardin, laissez-vous surprendre pour mieux plonger. Des plantes spontanées, communes, mais méconnues, vous offrent une palette d’émotions et de sensations à découvrir. Végétation luxuriante, odeurs abondantes, tentations déroutantes pour les papilles, feuilles caressantes, mais aussi collantes et même piquantes. Dans ce jardin exubérant, chaleureux mais malicieux, soyez vigilants ! Au gré de la promenade, des signes ambigus se dévoilent : un pédiluve et des casiers vous invitent à vous déchausser, une douche dissimulée fait résonner son goutte à goutte, une chaise haute et des vêtements apparaissent soudainement, délaissés, et gare au crocodile tapi dans les taillis... La piscine du jardin, avec ses bambous et son parasol, son palmier et son cocktail, incite au défi : bien courageux celui qui pourrait plonger dans sa mer d’orties, malgré la beauté des iris et la senteur fraîche de la menthe aquatique. Qui s’y frotte s’y pique ! L’union de ces multiples végétaux, à la fois piquants, frais et parfumés, provoque la sensation vivace d’un frisson prolongé. La promesse d’une baignade s’estompe alors, mais l’immersion reste immense parmi cette flore curieuse, vous faisant frissonner de plaisir ou agaçant vos sens.

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4 bis. Les sniffettes, casques à sniffs

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Repère du festival :  Ce jardin veut rendre hommage à l’odorat, souvent délaissé dans la hiérarchie des sens depuis Platon.Un univers olfactif se déploie suivant le tracé cosmique de la Petite Ourse qui, malgré sa taille menue et la faiblesse de sa lumière, n’en abrite pas moins l’étoile polaire !
C’est ainsi que, suivant cette ligne poétique, 7 casques à sniffs délivreront leurs arômes, odeurs sauvages, inquiétantes ou sensuelles.
Le promeneur pourra au gré de son désir, glisser sa tête dans ces sniffettes et se laisser imprégner de ces muses invétérées qui prennent parfois l’habit d’un parfum. Parfum insidieux comme une étrange présence du passé aiguillonnant notre présent.
L’intérieur des sniffettes sera tapissé de petits points lumineux figurant un ciel constellé “d’étoilettes”. Ainsi, de sniffette en sniffette, le promeneur pourra- t-il au gré de sa fantaisie, arpenter ce cosmos sur un tapis végétal et en partie minéral aussi noir que l’inverse de la lumière, devenu métaphore d’un fond d’univers.
Les casques, outils de notre autonomie, permettront ce passage d’univers en univers olfactifs, comme ceux des cosmonautes, scaphandriers, motards, ou même des sèche-cheveux... cela sans danger !

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5. Un paysage à goûter

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Repère du festival :  Peut-on offrir un repas sans donner à goûter ? C’est le défi de ce jardin, qui entend évoquer le goût par tous les autres sens que le repas éveille : le repas est en effet un rituel social, qui non seulement stimule les sens, mais aussi fait sens, par le partage et la convivialité, et par tout ce qu’il nous dit de son origine.
Mais nos repas d’aujourd’hui nous parlent-ils de bon sens ou de contresens ? Quels goûts nous offrent nos assiettes et nos tables, de quels paysages nous parlent- elles ? Des fruits et légumes standardisés, calibrés, sans saveur et sans vitamines, cultivés hors sol ou sur des sols inertes, gorgés d’engrais et de pesticides, cueillis avant maturité et voyageant sur des centaines de kilomètres en camion ou en avion ? Ou bien nous parlent-elles des produits du terroir et du jardin potager, des semences anciennes et variées que la nature et des générations de paysans nous ont légués, de l’art des cultures associées, du recours aux auxiliaires naturels, des paysages équilibrés façonnés par ces pratiques ?
La relation entre un beau territoire, un produit savoureux et un développement durable est de plus en plus reconnue (AOC, AMAP, Slowfood, Locavores et même de nombreux paysages culturels Unesco). Le jardin “Un Paysage à goûter” traduit cette relation entre le sens, le sol, le produit et les hommes. Ce jardin est un micro-paysage. Ici le terroir, le sol et le sous-sol montrent l’équilibre fragile qu’il doit y avoir pour une agriculture raisonnée.
Ce paysage, tel un tableau, nous montre une succession de collines, cultivées et couronnées de boisements. La superposition des couches de bottes de paille, suivant la technique culturale du “Straw Bale Gardening” rappelle celle des strates sédimentaires et leur tranche nette donne à lire le substrat comme une coupe géologique surmontée d’un sol qui évolue à mesure que la paille se décompose par le haut. Ainsi, comme un sol, la paille porte et nourrit des plantes nourricières, dont le blé qui produit aussi, à son tour, de la paille.
Le parcours du jardin nous fait déambuler entre ces structures, au rythme du repas et des saisons – Entrée, Plat, Dessert, Pain et vin, et Couloir des récoltes –, pour un voyage au cœur d’un paysage à goûter.

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6. Courir pour voir la couleur du vent

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Repère du festival :  Tous les éléments de ce jardin concourent à plonger le visiteur dans une expérience perceptive et émotionnelle le ramenant aux sensations de l’enfance.
Le chemin traverse de petits paysages féériques dans lesquels des éléments artificiels provoquent la surprise, une rafale de vent traverse l’espace, passe par-dessus les têtes des visiteurs, soulève et apporte des parfums. Elle emporte loin et transforme les sons, caresse la peau. Ici, le vent a une présence physique, c’est le protagoniste de l’histoire qui accompagne le visiteur tout au long du conte que constitue le jardin. Le vent fait bouger les feuilles et s’envoler les graines ailées de la forêt. Il agite les pissenlits géants dans le pré et le pollen “multi-sensoriel”. Le vent transforme les nuages de plantes légères et plumeuses et crée des vagues de sable jusqu’à les faire résonner sous les pieds du visiteur qui passe, bref un univers étrange et fascinant, où les sens sont en éveil permanent.

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7. Voir les sons, entendre les couleurs

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Repère du festival :  Vous ne verrez que lui. L’objet trône, souverain et délicat au centre d’un parcours saturé, exaltant. L’attraction est renforcée par le contraste d’un environnement affolant, électrisant, ludique et d’un cœur paisible, tout près, au bout du chemin. Vous ferez l’expérience d’un espace de frénésie sensorielle où la nature luxuriante se déploie et vous enveloppe sous la forme de pétales de fleur vous accompagnant vers un espace isolé, le cœur du sujet.

Engagez la traversée ! C’est alors que la vue est altérée par un brouillard vaporeux, épais et grandissant, vous déséquilibrant. Ces impressions de vertiges sont accentuées par la nature changeante du sol, multipliant ainsi les sonorités.
Le bruit, voilà la clé. Parler, chanter, marcher ! Des couleurs chatoyantes apparaissent, surgissent de la brume au fil de la traversée, et semblent envelopper l’objet central. De nouveaux repères se dessinent. C’est intrigué par le cocon que vous deviendrez acteur dans un parcours coloré et animé. Au bout de la promenade, à la porte de cet espace clos, douillet et réconfortant, vous prendrez conscience du tumulte de la traversée. L’ambiance feutrée vous fera réaliser le désir d’une méditation silencieuse, surtout si vous vous retournez. Le mouvement de la végétation semblant se précipiter sur le cocon, vous ne pourrez que vous attarder dans ce lieu de concentration.

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8. Le parfum du chaos magnifique

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Repère du festival :  Ce jardin propose deux approches sensorielles pour le découvrir. Tout d’abord, le visiteur contemple ce tableau mauve ponctué régulièrement de tiges de bois blanchies. Dans cette palette végétale formée d’une multitude de pieds de lavande, le visiteur découvre deux sentiers fins et sinueux qui semblent l’attirer au fond du jardin. L’arôme de ce tapis aux feuillages argentés saupoudrés de fleurs de lavande exalte un parfum envoûtant qui subtilement le décide à entrer. Puis, le visiteur se lance dans la traversée de ce chaos magnifique, désorienté par le contraste entre la douceur velouté du champ de lavande et la rectitude des tiges blanches. A leurs pieds, il découvre des roses blanches et légères. Les sens sont en éveil. L’envie de toucher et de sentir stimule la déambulation du visiteur qui découvre, au fond du jardin, un espace secret, caché dans lequel, l’espace d’un instant, il décide alors de s’arrêter.

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9. En apesanteur

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Repère du festival :  Un sas en métal patiné de rouille isole le jardin de la frénésie extérieure. De petites ouvertures à hauteur d’œil éveillent la curiosité du promeneur. Une fois l’antichambre franchie, une longue terrasse de bois brut invite à la flânerie. Le visiteur se love dans un des fauteuils ornés de pictogrammes illustrant les cinq sens. Autour, les massifs éclatent de couleurs et d’odeurs.
Les plantes dansent sur le bassin-miroir, parmi les boules à facettes et les bulles de savon.
Les sens sont attirés dans une sarabande euphorique, flottant sur l’eau au milieu des reflets irisés et des éclats miroitants, grimpant à l’assaut des planches sur lesquelles les végétaux déchaînés stimulent la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Le visiteur peut alors repartir, délassé et rassasié de sensations vibrantes.

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10. Le jardin de l'ivresse

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Repère du festival :  Ivresse.... Excitation euphorique provoquée par un sentiment, une émotion, une passion.

Cette exaltation - peu importe le biais par lequel elle est provoquée - est un état dans lequel toutes nos perceptions se troublent et nos sens se mêlent. Cette ivresse, au cours de laquelle les limites de l’ouïe, de la vue, de l’odorat, du goût et du toucher se brouillent et se confondent, nous mène à une explosion des sens.

Un sentier, unique, en verre, nous entraîne à travers une vague de graminées, de laquelle émergent des formes architecturées de fleurs aux couleurs changeantes dans le temps, différentes hauteurs, différentes couleurs, différentes formes. Les lignes se tordent, montent et descendent pour se retourner sur une porte, bancale. L’ivresse monte, le vertige s’installe.
La porte, silhouette fantastique, inquiétante, passage entre deux mondes, fait monter l’envie de la franchir et de voir ce qu’il y a après.
On entre alors dans un univers de sous-bois, sombre, sauvage, dans lequel se détachent des troncs blancs qui dispersent le regard.
Des odeurs mentholées, alcoolisées, se mélangent dans l’air.
Un étrange piano, dont les touches commandent des sons étonnants, deux chaises immenses, posées dans un nuage végétal de douceur, attire le regard. Le jardin de l’ivresse vous plonge dans un autre monde, fait de formes, de couleurs, de parfums et de sons qui se répondent, sons rugueux, odeurs lumineuses et paysages mélodieux : vertige délicieux de la synesthésie.

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11. Outside-in

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Repère du festival :
 
Outside-in est un jardin qui devient forêt, par le biais d’une illusion sensorielle.
Espace contemplatif, jardin dans un jardin, “outside- in” est un petit univers où paysage et architecture se confondent. Il nous propose de réfléchir sur la dualité entre ce que nous savons et ce que nous voyons. Méditation sur l’espace, la lumière et la possibilité de l’infini, cette mise en scène ludique pourrait rappeler un épisode d’ “Alice au pays des Merveilles”, où Alice se penche à la serrure d’une porte minuscule, entrevoit un beau jardin et se rend compte qu’elle n’est pas en mesure d’y entrer...

Cette expérience paradoxale - la perception d’un espace, d’un contenu plus important que le contenant - où l’on projette son regard dans un monde intérieur, qui n’est autre qu’un univers extérieur, peut être à la fois irritante et captivante.
Bien que le visiteur reste spectateur, maintenu à distance sans jamais interrompre le tableau où la forêt reste infinie et immuable dans cet espace impénétrable, “outside-in” amènera chacun à découvrir “son” jardin imaginaire.

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12. Derrière l'armoire

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Repère du festival :  Vous êtes-vous déjà penché sur ce qui pousse à vos pieds ? Cet univers si petit qu’il tombe souvent dans l’oubli ? Et si l’insignifiant devenait géant, voire inquiétant ?
Traversez donc cette vieille armoire et enfoncez- vous dans un jardin sans mesure.
Ici, les illusions brouillent vos repères : le chemin s’élargit, s’enfonce et la magie végétale opère pour vous rendre PETIT, Petit, petit. A mesure que vous avancez, la végétation est plus haute, plus dense. Les feuillages se répondent et certaine plantes à l’entrée minuscules, semblent même avoir étrangement poussé. Le regard est chahuté par ces correspondances et les choses qui nous entourent deviennent, dans leur démesure, presque surnaturelles.

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13. Comme un bruissement d'ailes

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Repère du festival :
 
Au cœur de l’expérience synesthésique, le visiteur est confronté à la notion du temps, relié au passé avec son âme d’enfant, tourné vers l’avenir, la tête dans les nuages, sans cesse balloté d’un espace temps à un autre au gré des sensations qui l’interpellent. “Comme un bruissement d’ailes ...” est le jardin de cette expérience légère de voyage à la fois dans le temps et dans l’espace inspiré par un éventail de sensations et rythmé à la façon d’une respiration : Dès l’entrée, le visiteur s’engage mystérieusement le long d’une paroi circulaire, vaste écran blanc translucide, véritable membrane plasmique animée d’un jeu d’ombres projetées depuis le cœur du jardin. Guidé par le tracé des allées concentriques, il découvre les trésors de senteurs, de contrastes disposés comme les motifs de deux mandalas entrecroisés. Le jeu du mouvement circulaire lui offre une multitude de points de vue, une relation à la lumière mouvante ... Au cœur des mandalas, une balançoire met en scène l’humain dans la singularité de son être.
Le jeu de ces deux balanciers installe de façon poétique et ludique le bruissement d’ailes des papillons que nous sommes.
Dans le mouvement d’une balançoire, en contact avec son enfance, le visiteur oscille d’un espace d’ombre (survol d’une végétation dense de couleurs fortes) à la lumière (voile blanc animé d’une brume colorée et parfumée – instant de fraîcheur fugitif ...) ; expérimente l’accélération et l’instant suspendu, le “still point” à la façon du surfer posé dans le mouvement de la vague de l’océan, de ses pieds il peut se frotter aux graminées qu’il survole ...
Coupé du sol, le voici transformé en observateur ébloui des jardins ...
Pour les plus audacieux, une torsion des suspentes de la balançoire et c’est le tournoiement de la vie, le jardin devient kaléidoscope ...

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14. La jetée

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Repère du festival :  Longtemps liés à notre enveloppe corporelle, nos sens aujourd’hui exacerbés s’externalisent, voire s’internationalisent. D’animal local nous devenons animal global. Constamment assaillis de stimuli, nos différents sens croulent sous les informations. Qu’elles viennent du lieu où nous nous trouvons comme de l’autre bout du monde, nous les recevons avec la même intensité.
L’ère du numérique, la multiplicité des médias, des interfaces, nous donnent à voir le monde au travers de prismes choisis, ou chaque vision mise bout à bout nous illusionne, perturbe nos sens jusqu’au point de croire que de l’infime naît l’ensemble.
Capable de penser que du monde il en maîtrise le sujet, l’homme s’égare car l’image recréée n’est que le reflet d’une vision fragmentée de la réalité.
Le jardin met en scène le visiteur au travers d’une métaphore paysagée où les miroirs distillent la diversité des points de vue(s), telles des bribes de données éparses perturbant la vision de ce dernier. Il lui faudra atteindre le bout de la jetée située au cœur du jardin pour qu’enfin ses sens se rassemblent, réconciliés en un point/lieu unique. “La jetée” donne naissance à un horizon apaisé dans lequel la dispersion des sens n’est plus qu’un lointain souvenir, car seuls sur la jetée nous ne faisons plus qu’un avec la nature. Nous avons tous en nous un paysage intérieur capable de produire cette sensation si particulière.

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15. Des meules impressionnantes

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Repère du festival :  Certains peintres ont su voir en chaque meule des qualités pouvant faire participer notre regard à des intentions fugitives de même qu’à lui faire remarquer des phénomènes de vibration lumineuse.
L’intérêt que Claude Monet leur portait nous a ouvert grand les yeux en révélant toute la beauté de ce matériau.
Mais il ne suffit pas de porter cet unique regard pour saisir toute la force de l’objet.
Car il existe également quelque chose de très surprenant quant à la forme des meules devenues colossales suite à l’accumulation d’innombrables brins de pailles si fins.
Dresser une meule de foin a quelques rapports avec la construction d’un bâtiment : on doit obtenir sa stabilité dans les forces de sa gravité et sa forme résulte de sa fonction.
De même chaque culture possède sa technique propre dans l’édification de l’ouvrage ce qui fait émerger la possibilité d’une certaine architecture de la meule : hautes et coniques en Pologne, paysages abondants de meules en Roumanie, étendages sur barres horizontales en Slovaquie...
C’est au travers des différents regards et usages portés sur elle que chaque meule incarne une certaine effervescence des sens et un nouveau regard porté sur le végétal.

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16. Qui s'y frotte, s'y pique !

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Repère du festival :
 
Qui s’y frotte, s’y pique !
Le jardin est un lieu où nos sens sont en éveil, pour le meilleur, mais aussi pour le pire...
On aurait tort de croire qu’un jardin est uniquement un lieu de plaisir. Une bataille sans merci y est quotidiennement livrée ; on échardonne, on sélectionne, on tue et on éradique. C’est un terrain miné où de véritables petites pestes heurtent nos sens en toute impunité. Il y a celles qui taquinent notre odorat, celles qui s’accrochent un peu trop et celles qui nous répugnent. Il y a les velues, les puantes, les suintantes, les péteuses, les piquantes et les disgracieuses.
Guerrières aguerries et fins stratèges, ces plantes ont développé un puissant arsenal de guerre pour se faire une place de choix au jardin. Il est proposé au public de déposer ici les armes et de hisser le drapeau blanc pour prendre le temps d’admirer le génie végétal et les techniques de défense développées par ces enquiquineuses.

Telle une armée en marche prête à conquérir de nouveaux espaces (un terrain en friche, les talus en bord de route ou les parterres des plus beaux jardins), les plantes avancent vers les visiteurs. Au fond du jardin, les sentinelles alignées en rangs serrés, solennelles dans leurs uniformes noirs, montent la faction, baïonnettes en joue. On compte cinq unités de soldats solidement armés prêts à heurter le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe et le goût.
Les “poilues” ne tomberont pas ! Qu’à cela ne tienne, qui s’y frottera s’y piquera et s’en amusera !

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17. Tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais déjà trouvé

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Repère du festival :
 
Ce jardin est une allégorie du Royaume Perdu, un retour sans cesse renouvelé vers ce monde premier, originel; un voyage qui nourrit l’âme comme les fruits nourrissent le corps, réjouissant le cœur par l’éveil de tous les sens pour le conduire vers la rencontre mystique. Le jardin est composé de deux parties : le jardin blanc, demeure de la lumière, et le jardin noir, enveloppe externe sombre et mystérieuse, symbole du temps qui passe. Un cube au bout du jardin capte l’attention et intrigue le visiteur. Ouvert vers le ciel, il est La porte du jardin merveilleux.
Ce jardin est une invitation à se défaire de nos sens, à s’extirper de notre apparence externe, à s’ouvrir au monde intérieur. Une invitation à redécouvrir sa source et partager quelques fragments de plénitude.
Alors peut-être tu me trouveras. Et tu me chercheras encore et encore...

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18. Tic-Tac

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Repère du festival :
 
Ce jardin est à l’image d’un cadran solaire végétal qui accompagne le visiteur dans un parcours où se mêlent et s’entremêlent les sensations. En effet, inconsciemment, chacun associe sensations, ressentis et perceptions pour créer son propre univers. Ce jardin rassemble des sensations que chacun éprouve à un moment de la journée. La chaleur et l’éblouissement amènent le midi, la douceur s’endort le soir, les rêves envahissent la nuit et de la rosée naît le matin. Des sensations attendues, d’autres inattendues, plus ou moins agréables, apparaissent et disparaissent dans cet étonnant parcours.
Ce cheminement débute par une ambiance lumineuse, chaude et sèche, le midi. Des miroirs disposés au sol reflètent le ciel et le soleil tandis que des flashs intermittents viennent surprendre le visiteur. Ce dernier progresse peu à peu vers la douceur de la soirée, où il aperçoit des végétaux aux apparences cotonneuses et où de doux parfums l’entraînent dans une ambiance calme et tendre, avant l’arrivée du soir. Une végétation sombre et épaisse, des topiaires aux formes évocatrices et une ambiance tendue rythmée au son du battement d’un cœur, emmènent le visiteur au cœur de la nuit. Il est amené à laisser libre cours à son imagination et à se laisser envahir par ses souvenirs. Petit à petit, l’aube se lève, la brume et la rosée du matin apparaissent, les végétaux accueillent volontiers les perles de rosée sur leurs feuilles. Enfin les jeux de tic tac et les sonneries viennent réveiller le visiteur qui a fait l’expérience d’une journée en une poignée de minutes.

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19. Le parfum du blanc

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Repère du festival :
 
La société contemporaine nous soumet quotidiennement à des stimulations multicolores. Télévision, images, enseignes publicitaires projettent une quantité infinie de couleurs auxquelles il est difficile de se soustraire et qui nous perturbent ou nous illusionnent.
Le jardin crée une atmosphère de repos visuel et sensoriel, lieu monochromatique d’où naît la synesthésie visualo-olfactive basée sur la pureté, la simplicité, la candeur des fleurs blanches et leur parfum envoûtant.
A l’intérieur se développe une pergola sinueuse, sorte de moderne corne d’abondance, de parfums et de sensations mêlés, recouverte de plantes grimpantes.
Sous l’ombre de la pergola, on se trouve comme dans une ambiance isolée du monde, intime où s’enfermer et réfléchir, entouré de parfums enivrants.
A la synesthésie visualo-olfactive s’ajoute une sensation tactile produite par l’ombre et même, pour les plus audacieux, les épines des roses. Passant de l’ombre à la lumière, du noir au blanc, de la nuit au jour, un bref parcours intérieur qui conduit vers la lumière, pour redécouvrir la beauté de la simplicité et la pureté des couleurs, symbolise le triomphe des fleurs blanches et leur parfum ancestral.
“Là où le soleil se tait brille l’odeur du blanc”

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19 bis. Le jardin à frôler

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Repère du festival :
 
Conçu par une équipe pluridisciplinaire, le “Jardin à frôler” est une invitation à traverser un dispositif interactif, constitué de lianes végétales qui sont des extensions de leur environnement naturel. Le jardin offre au public une expérience immersive, qui en le traversant, perçoit les sensations physiques du toucher.
Le jardin à frôler se présente sous la forme d’un arbre-sculpture, univers où dialoguent les sons et les végétaux. Les matières sonores sont révélées, comme un champ sonore, par la présence du visiteur. Les matières végétales, choisies pour leur caractère tactile, créent un ensemble plastique cohérent faisant le lien entre matière à toucher et matière à écouter.

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20. La rivière des sens

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Repère du festival :  Rassemblés en une rivière végétale, ces cadres de bois nous aspirent et nous guident dans un parcours initiatique à la découverte du jardin. Ils créent les ambiances, les jeux de lumière, cadencent le parcours, définissent les vues, dirigent le regard, transforment le paysage à chaque virage.
En son centre, le jardin envahit la structure, la retourne, nous désoriente. Le ciel devient sol, nos repères se perdent face à cet environnement ainsi bouleversé. Les cadres ont tourné, emportés par les grimpantes accrochées à leurs montants.
Comme un cour d’eau lové dans ses méandres, la “rivière architecturale” apparaît, tantôt majestueuse, tantôt noyée dans l’épaisseur des feuillages et nous invite à la parcourir.
Sur l’une de ses berges, une étendue de plantes aromatiques interpelle notre odorat. Sur l’autre berge, une prairie fleurie de plantes nectarifères se laisse entre apercevoir. Les innombrables plantes, aux formes, aux textures et aux couleurs subtilement associées jouent avec le vent et la lumière, transportent des odeurs, produisent des sons. Par là-même, le visiteur les voit, les sent, les touche jusqu’à s’en faire submerger.
De grandes étendues de vivaces et graminées ondulent avec le sol remodelé, recréant la magie éternelle des vagues.
Lorsque la rivière nous libère enfin de ses remous, pour nous échouer sur la plage, nous prenons alors conscience du songe que nous venons de vivre.

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21. Le jardin d'amour

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Repère du festival :
 

Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir”.
Paul Valéry

C’est un jardin qui se découvre. L’imaginaire est alimenté par un espace intrigant dans lequel le regard comme l’ouïe sont touchés. Une forêt de saules rouges nimbe le passant dans un voile pigmenté qui le transpose dans un flux de sensations rassurantes, alors que quelques sons étranges traversent l’espace. Mais que répondre à des “je t’aime” lancés dans l’air, si ce n’est sourire, se souvenir, s’émouvoir, puis flâner. Le jardin d’amour est une simple ode au plus noble des sentiments, au plus sinueux et variable aussi, c’est pour cela que l’on pourra se perdre facilement dans le jardin et errer entre les infinis saules rouges dressés.
Le Jardin d’Amour est d’abord constitué d’une série de 35 voix énonçant en continu la même phrase “I love you” dans 35 langues différentes. Les voix masculines et féminines, enregistrées, sont accompagnées d’une série de brefs appels d’oiseaux et de petits animaux. La séquence se renouvelle pendant toute la durée d’ouverture du jardin. Pénétrer dans le “jardin d’Amour”, c’est accepter le branle-bas de combat émotionnel, il s’agit d’un intervalle au quotidien, qui propulse le spectateur dans un voyage introspectif.

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22. Les parfums du vignoble

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Repère du festival :  Une marche au milieu des coteaux, une odeur sucrée s’échappe d’une grappe de raisin laissée tardivement sur son pied au bord du chemin. Le vent s’engouffre à son tour dans les feuilles rougissantes et une bouffée de feuilles mortes nous balaye le visage. Le vin, dégusté avec un malin plaisir dans la cave du viticulteur, colore nos joues d’une nuance rosée, et les touches de fruits rouges en tout genre, cassis, mûre ou myrtille, se mélangent habilement à l’amertume de la noisette de la première gorgée. La robe sombre couleur bordeaux laisse passer un filet de lumière d’automne dans la cave, d’où le parfum des fûts de chêne embaume nos narines acérées.
La main glisse le long des cuves en métal, se frotte au bois poncé des barriques, tel un fil d’Ariane guidant l’homme du vin à sa source ou bien le contraire. Tel un vin enivrant, le jardin des sensations se sent, s’écoute, se goûte, se voit, se touche et se visite. C’est là tout le sens de ce jardin : une immersion au cœur de plusieurs cépages régionaux, avec chacun ses particularités, articulés autour d’une pièce centrale d’où jaillissent les flaveurs.

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23. Terre à sons

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Repère du festival :  Quand un paysagiste et un acousticien se lient d’amitié et partagent leurs sensibilités autour d’un jardin des sens.
Le projet “Terre à sons” est un jeu autour des sens qui propose un parcours aux variations sensorielles décuplées.
Le visiteur pénètre tout d’abord dans un sas anéchoïque et sombre dans lequel les sensations sonores et visuelles sont quasiment inexistantes. Cet abri de feuilles mortes ne laisse rien présager de la suite, si ce n’est l’aperçu, au travers d’une meurtrière colorée, d’un jardin luxuriant à la végétation dense et mouvementée. Une fois les sens apaisés, le promeneur sort du sas et découvre un univers énergique et coloré : un jardin en forme d’onde sonore se propage devant lui. Des cheminements circulaires, labyrinthiques l’invitent à arpenter ces ondes fleuries à la découverte de végétaux aux odeurs et aux textures variées. Le visiteur découvrira alors des girouettes et calebasses qui émergent de la végétation avec lesquels il pourra animer le jardin. Arrivé au cœur de l’onde, il circulera autour d’une structure de bois tressé tel un “gridshell” sur laquelle pousse des végétaux grimpants aux floraisons exubérantes. En parcourant cette végétation, le visiteur pourra trouver de grands réflecteurs acoustiques en bois qui focalisent et amplifient les sons provenant du jardin. En se plaçant au centre de ces réflecteurs, il pourra alors faire l’expérience d’une audition décuplée. Ces deux espaces ludiques proposent aux grands et moins grands de construire un fauteuil ou un promontoire à l’aide de cubes de bois emboitables. Enfin, en quittant la parcelle, le visiteur repassera dans le sas pour régénérer ses sens avant de poursuivre sa visite.

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24. Jardin des rizières

24-Jardin-des-rizières
Repère du festival :
 
Les Japonais ont coutume de savourer leur thé en plein air au rythme des saisons.
Dans ce jardin aux paysages de rizières, le promeneur pourra admirer le reflet de la lune miroitant sur l’eau au printemps ou profiter, en été, de la verdure frémissant sous la caresse du vent.
La saison des récoltes venue, c’est l’odeur de la paille de riz qui s’exhale. Les gerbes de paille, assemblées pour les besoins du séchage, sont de véritables œuvres d’art.
Une fois les moissons terminées, le riz se déguste sous forme de “dango”, boules de pâte de riz sucrées ou salées.
Le jardin se dévoile au fur et à mesure de la promenade qui mène les pas du visiteur autour d’une étendue d’eau centrale, qu’entoure un lit de gravillons blancs. Une passerelle suspendue au-dessus de l’eau permet d’atteindre une aire aménagée au fond du jardin, dont le décor figure une maison de thé. Des bancs y sont disposés pour accueillir les promeneurs en quête de repos vers un espace dédié au recueillement. Là, absorbé dans la contemplation du jardin, on pourra se laisser aller à ses sensations, celle de sa propre existence aussi bien que celles inspirées par la nature.

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Le-Château-de-Chaumont-sur-Loire-2013

Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

Site internet : www.domaine-chaumont.fr/


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , - Commentaires [4] - Billet édité le 12 septembre 2013 par
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Promenons-nous dans les Près du Goualoup...

Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage
Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

Au delà des 26 jardins qui font l'objet du très réputé Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, le Domaine, depuis 2012, s'étend sur 10 hectares supplémentaires sur les Près du Goualoup qui réservent aux visiteurs de nouvelles surprises.

De nouveaux jardins pérennes, mêlant art et nature, commandés à des architectes, des paysagistes et/ou des artistes, prennent (et prendront) progressivement place au fil des ans, dans ce Parc dans des parcelles de 1 000 m2 liées à des parcelles de 200 m2, dessinées par Louis Benech et qui auront partie liée avec les grandes traditions du jardin dans le monde. Ainsi, le jardin "Carré et Rond" créé cette année par le Chinois Yu Kongjian vient s'ajouter au "Jardin des nuées qui s’attardent" de Wang Shu et au Jardin chinois "Hualu" de Chiu Che-bing.

Mais place à la visite du Parc des Près Goualoup...

Carré et Rond

Jardin-d'esprit-chinois-de-Yu-Kongjian
Repère du domaine : C’est un souple ruban rouge jouant avec le paysage, incitant le visiteur à la contemplation et au repos, que le grand architecte et paysagiste Yu Kongjian installe à Chaumont-sur-Loire en 2013, complétant l’ensemble de jardins chinois des Prés du Goualoup, conçu en 2012, comprenant le jardin “Hualu, Ermitage sur Loire” créé par Che Bing Chiu et “Le jardin des nuées qui s’attardent” de Wang Shu, Prix Pritzker d’architecture en 2012.
Ce petit jardin, Carré & Rond, signifiant Terre et Ciel, est une ré-interprétation contemporaine des Jardins Traditionnels Chinois, qui intègre le concept contemporain de la gestion des eaux pluviales à la conception philosophique chinoise du jardin s’intéressant à l’homme et à la nature, au langage formel de la ligne courbe et du carré, à la stratégie par l’expérience de l’espace de l’enceinte et de l’aménagement du petit dans du grand.
Le jardin chinois traditionnel recrée des paysages naturels en miniature. Classiquement, le jardin chinois conçu par des lettrés, des poètes et des personnages officiels de l’ancien régime, est toujours ceint de murs et doté de bassins, de rochers, d’arbres, de fleurs et de pavillons reliés entre eux par des sentiers sinueux. Grâce à une série de scènes soigneusement composées, le jardin traditionnel chinois devient une réplique de la nature en miniature, "une nature artificielle" vouée à un usage quotidien.

Hualu - Ermitage sur Loire

Jardin chinois Hualu créé par Che Bing ChiuJardin chinois "Hualu" créé par Che Bing Chiu

Repère du domaine : Ce jardin pérenne  d'inspiration chinoise dont la réalisation a été confiée à  l'arcitecte chinois Che Bing Chiu a vu le jour parmi les espaces créés en 2012 dans les Prés du Goualoup.
Située à l’angle nord ouest du Prés du Goualoup, cette parcelle de 1100 m2 est placée sous le signe du poète tao Yuanming (365-427). Le jardin est régi par les principes inhérents aux jardins classiques de Suzhou, sans pour autant chercher à copier cette tradition. La dimension temporelle y demeure cependant essentielle, et le jardin sera le lieu où les différents moments de la journée et le rythme des saisons seront évoqués par des aménagements spécifiques et des plantations en adéquation, telles que le magnolia yulan pour le printemps, le lotus pour l’été, le cannelier pour l’automne, ou encore le prunus lamei pour l’hiver.
Ce jardin, qui s’enrichira au fil des années, est conçu par son auteur comme une œuvre évolutive.

jardin-chinois-Hualu-3   Jardin-chinois-Hualu-4

Jardin-chinois-Hualu


Le jardin des nuées qui s'attardent

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Repère du domaine :
Au cœur des Prés du Goualoup, nouvellement aménagés, le grand paysagiste chinois Wang Shu choisit des matériaux simples : le bois de pin, la vigne, l’eau d’un petit bassin. Etendue sur une vingtaine de mètres de long, la structure qu’il imagine est faite d’un entrecroisement de pièces de bois, rappelant les savants enchevêtrements des nids d'oiseaux. Comme retournée, la fragile structure est progressivement gagnée par la vigne qui pousse à ses côtés. A l’intérieur, un pont nous guide et traverse un bassin. La surface de l’eau s’offre comme un miroir et nous renvoie le jeu poétique de l’ombre et de la lumière, du bois statique et des feuilles de vignes vibrantes dans le vent. Les nuages se reflètent dans ce délicat bassin et l’on se plaît à les croire pris dans les filets du nid, qui nous entoure et se reflète, lui aussi.
C’est une pause, une parenthèse contemplative que l’on peut ici savourer, dans le calme et la sérénité : l’accès est étroit, le pont limite le nombre de visiteurs en ce lieu. On peut alors donner libre cours à l’imaginaire, à la réflexion, à l’amitié, répondant alors à l’invitation qui nous est faite, dans le nom du jardin. Tingyun ting, "pavillon des Nuées qui s’attardent", fait référence à un poème de Tao Yuanming, "Tingyun" ("Les Nuées qui s’attardent") : un vibrant hymne à l’amitié.

Le-jardin-des-nuées


Cloud installation #07240, Standing cloud

Sculpture-de-brumes-de-Fujiko-NakayaSculpture de brume de Fujiko Nakaya

Repère du domaine : Pionnière de l’art technologique, Fujiko Nakaya exprime à travers ses œuvres éphémères, sa fascination pour les phénomènes naturels qui se forment et se déforment constamment et tente de renouer le dialogue entre le public et la nature.
Montrer l’intérieur d’un nuage, reproduire sur la peau la sensation des gouttelettes qui le composent, tel est le dessein de Fujiko Nakaya, créatrice inspirée d’oniriques brouillards. "Je crée une scène pour y laisser la nature s’exprimer" explique t-elle. "Je suis une sculpteuse de brume, mais je n’essaie pas de la modeler. L’atmosphère est le moule, le vent est le burin."

Poétiques, les installations de l’artiste sont cependant le fruit d’un long travail d’ingénierie et de subtile collaboration avec l’eau, l’air et même le temps. Elle modèle les éléments, jouant avec l’ombre et la lumière, à la manière du travail vidéographique. Elle opère à partir de brumisateurs d’eau potable à haute pression qui pulvérisent de minuscules gouttelettes, qui s’exhalent en fines brumes volatiles. Elle calcule ensuite les arrivées et fermetures d’eau, module l’orientation des buses, utilise des ventilateurs destinés à accélérer le mouvement ou des éclairages qui chauffent l’atmosphère et génèrent des courants de brouillard verticaux.

sculpture-de-brume-de-Fujiko-Nakaya-3   Sculpture-de-brumes-de-Fujiko-Nakaya-1


L'archipel

L'Archipel-1Une réalisation de Shodo Suzuki

Repère du domaine : L’archipel du très grand paysagiste Shodo Suzuki créé pour le Festival International des Jardins de 1993 symbolise l’état de crise du Japon contemporain et l’espoir du futur : les assemblages de pierres disjointes évoquent le fossé d’effondrement au bord duquel est installé le Japon.
Les îles de pierre noire et polie sont brisées symboliquement en deux ou trois éléments. Elles sont entourées non pas de gravier blanc, comme dans les temples Zen, mais d’eau, comme le prévoyait le projet initial du paysagiste. Le cercle suggère le “Satori”, état spirituel du bonze du bouddhisme Zen et un souhait pour la paix.
Autour, les plantes et fleurs introduisent la paix et l’espoir. Ici, le jardin retrouve la fenêtre originelle sur l’eau qui coule, symbole du temps qui passe.

Shodo Suzuki est l’un des plus célèbres paysagistes japonais. Ses réalisations, très modernes, (hôtels, jardins publics, jardins d’entreprises) restent cependant très liées aux savoir-faire techniques et à la philosophie traditionnelle de son pays. Ce jardin créé en 1993 et recréé avec son autorisation, est l’unique réalisation de cet immense paysagiste hors de son pays.

L'archipel-de-Shodo-Suzuki

Recinto sacro

Recinto-sacro-d'Andrea-BranziUne création de Andrea Branzi

Repère du domaine : Architecte et théoricien, Andrea Branzi n’imagine pas dissocier la pratique de la théorie. Il conçoit l’architecture, non comme l’art de la construction, mais comme une forme de pensée articulée, liée à la connaissance. Il s’intéresse particulièrement à l’architecture radicale, dont il sera l’un des pionniers en Italie. Forme extrême d’une architecture utopiste et théorique, ce mouvement contestataire et "révolutionnaire" a cherché à redéfinir les bases de l’architecture, à se libérer des structures établies et des frontières matérielles en offrant plus de libertés individuelles, une mobilité dans l’espace social.
Toute sa vie, Andrea Branzi a questionné la relation de l’être humain avec son environnement. Selon lui, le design et l’architecture sont des outils conceptuels pour modifier les modes de vie et le territoire.
Le projet “No Stop City”, utopie critique mettant en scène une ville sans qualité basée sur le modèle de l’usine et du supermarché, illustre remarquablement cette idée.
La sculpture de verre qu’il a conçue pour Chaumont-sur-Loire propose une enceinte secrète, sacrée, inaccessible, où nul ne peut pénétrer, et où la végétation va se développer librement.

Les bancs de Pablo Reinoso

Banc-et-Recinto-sacro
Repère du domaine :
Pablo Reinoso, bien connu pour ses extraordinaires et délirants bancs spaghettis ne pouvait être absent de l’édition 2012 : Jardins des délices, jardins des délires ! Dans l’imaginaire de l’artiste, le banc devient fantasque, comme doué d’une vie propre qui l’amènerait à se développer, à pousser, à germer ; laissant libre cours à d’impossibles excroissances, dont la folie excède le cadre habituel de notre quotidien. Bousculant nos habitudes en intervenant sur un objet pour ainsi dire commun, Pablo Reinoso introduit le merveilleux au sein du parc du Domaine. Ses bancs spaghettis et ses fantasques instruments de jardin surprennent le visiteur au cœur du Festival et dans nombres d’espaces du Domaine, comme autant d’incitations à déceler l’extravagance partout dissimulée.

banc-de-Pablo-Reinoso-1   bancs-de-Pablo-Reinoso

Et de futures créations sont en préparation...comme ce parterre d'iris !

Plantation-d'un-parterre-d'iris

Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24

Site internet : www.domaine-chaumont.fr/

Le-Château-de-Chaumont-sur-Loire


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 08 septembre 2013 par
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Une journée chez André EVE début août...

En août, les vivaces assurent la relève
des rosiers en pause estivale avant leur prochaine remontée

Le jardin de André EVE à PithiviersUn beau poster : La vue sur le jardin d'André depuis le salon de la maison

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Abeille charpentière (Xylocopa violacea) sur une monarde et un hémérocalle haut en couleurs

Le jardin de André EVE à PithiviersL'été début août chez André, c'est toujours le paradis... il n'y a pas d'autres mots !

Le jardin de André EVE à Pithiviers La baigneuse allongée sur son lit de mousse prend le soleil aoûtien !

Monsieur André Eve - Août 2013André, avec passion, raconte son jardin et prodigue de précieux conseils
A 82 ans ce mois d'août-ci, il entretient seul cet extraordinaire coin de Paradis.

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Voilà des associations de plantes et de couleurs dont on peut s'inspirer,
ainsi que des formes arrondies des allées qui mettent en valeur les différentes scènes.

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLa fleur bleue du Nicandra physaloides et son fruit qui rappelle celui de l'amour en cage

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Un fruit...très toxique (?) et l'inflorescence d'un Lysimachia clethroides

Le jardin de André EVE à PithiviersLe rosier 'Roville', une des créations d'André Eve (2002),
met en scéne une belle frondaison de fleurs sous le soleil de ce début août.

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers
Le graphisme des feuilles d'hostas attire toujours le regard.

Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersUne association inattendue de 3 feuillages décoratifs

Le jardin de André EVE à PithiviersLa chaude couleur d'un hémérocalle

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLes rudbeckias de saison illuminent le jardin d'André

Le jardin de André EVE à Pithiviers   Le jardin de André EVE à Pithiviers

Le jardin de André EVE à PithiviersLe jardin est un havre pour de nombreux pollinisateurs en plein travail !

Le jardin de André EVE à PithiviersVoilà l'association surprenante d'une heuchère et d'un Ophiopogon noir au détour d'une allée

Le jardin de André EVE à PithiviersUne constellation de fleurs bleues d'une clématite

Le jardin de André EVE à Pithiviers
Merci encore André pour cette très agréable journée en ta compagnie


Catégorie: • DECOUVERTES de PARCS & JARDINS - Tags: , , , - Commentaires [2] - Billet édité le 02 septembre 2013 par
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