Dans le paradis du jardinier qui parle aux fleurs...
Une journée d'automne avec André Eve

J'ai eu la chance de faire vraiment la connaissance d'André Eve en 2007, grâce à un Forum de jardiniers passionnés sur Internet (jardiweb-floralbum). Depuis, chaque année, c'est toujours le même plaisir que me procurent ces moments passés avec André au milieu des fleurs dans son jardin extraordinaire créé en 1980 et de discuter avec lui. Je ne m'en lasse pas !

Ce jardin, il l'a voulu structuré avec des formes souples, des allées de gazon toutes en courbes qui s'harmonisent bien - dit-il - avec la forme des rosiers et différentes plantes vivaces. De longues pergolas longeant les côtés du jardin accueillent les rosiers grimpants associés à des clématites. Dans ces premières années, ce jardin a dû compter plus de 300 variétés de rosiers, souvent plantés par groupes de 3 ou 5 pour donner un effet de masse.
C'est dans ce jardin de 18 mètres de large sur 60 de long, raconte-t'il, qu'a véritablement débuté son activité de rosièriste en 1983. Dès 1984, André Eve était en mesure de proposer toutes les variétés de rosiers de son jardin - principalement des roses anciennes - mais pour répondre à la demande grandissante, il dut confier la culture sous contrat à des rosiéristes de la région. Il faisait cependant les emballages et les expéditions lui-même avec une secrétaire - de novembre à mars - dans l'apentit et la véranda toujours visibles à l'entrée du jardin.
Ce jardin a accueilli d'innombrables visiteurs, clients et journalistes de la presse jardinière avant qu'il ne crée la Roseraie de 3000 m² de Morailles pour faire face au développement de son entreprise.
Est-il utile de rappeler qu'André Eve, au cours de sa carrière de rosiériste, a redonner un nouvel essor aux roses anciennes. Avec une longue carrière dont il a fêté son jubilé - 50 ans ! en 2001- il est à l'origine de la création de 33 variétés de rosiers commercialisées et réunies maintenant dans la récente roseraie du "Théâtre des Minuits" à La Neuville-sur-Essonne, non loin de Pithiviers : Sylvie Vartan (1969), Suzon (1994), Coraline (2002), France de Berville (2000), Graves de Vayres (1999), Villa Rosa (2003), Saint-Fiacre d'Orléans (1997), Arromanches (1979), Saint-Galmier (2004), Carla Fineshi ((2003), Red Parfum (1972), Ingénue (1972), Château du Rivau (2003), Rose des Blés (2006), Jardin de Valloires (1993), Prestige de Seine et Marne (1992),...pour n'en citer que quelques uns.
Prenant sa retraite, André a cédé son affaire aux Établissements TRUFFAUT, mais la roseraie "Les Roses Anciennes André Eve" de Morailles conserve toute son autonomie et sa clientèle traditionnelle d'amoureux des roses.

Préparation de la saison 2012-2013 à Morailles en prévision des ventes de rosiers
à racines nues, de fin octobre à mars prochain, dont la majorité seront livrés par transporteur
Aujourd'hui, toutes ces années de travail de rosiériste ainsi que son jardin, un véritable joyau, visité par tant d'amateurs de roses et de jolies fleurs, lui valent d'être mondialement connu et reconnu par tout le microcosme jardinier.
Revue japonaise Kateigaho de Novembre
Son jardin romantique d'aujourd'hui compte sans nul doute moins de rosiers qu'à ses débuts. André en a remplacés certains et les a associés à de nombreuses autres plantes pour que le jardin soit fleuri et beau en toutes saisons. A ce propos, il dit souvent que "les compagnes idéales des rosiers sont les plantes vivaces de printemps, d'été et d'automne". Elles assurent la relève des rosiers et des couleurs des unes ou des autres au fil des mois. Il aime les plantes aux feuillages colorés, aussi a-t-il dans son jardin, une collection de près de 150 hostas ainsi qu'une collection d'Heuchères de plus d'une centaine de variétés dont certaines qu'il a hybridées lui-même et baptisées avec des prénoms féminins - un clin d'œil amusé à certaines de ses nombreuses amies admiratrices.
Je vous propose ici une visite automnale du jardin d'André - entre deux averses de ce début octobre plutôt pluvieux - peu de rosiers sont encore en fleurs, certains nous gratifient de leurs fruits rouges, les cynorhodons, mais ce sont les vivaces d'automne qui ont la part belle avec quelques graminées.

Les taches jaunes des derniers rudbeckias de la saison éclairent le jardin

La fleur bleue du Nicandra physaloides et son fruit qui rappelle celui de l'amour en cage
Les allées de gazon aux formes sinueuses chères à André

De nombreuses variétés d'asters et le sédum spectabilis sont les stars de l'automne
Les feuillages décoratifs omniprésents donnent la réplique aux cynorhodons
Une goutte de pluie enchassée dans un cynorhodon brille comme un diamant

"L'Amour en cage" • Physalis franchetii • Famille de Solanaceae
Une des clématites encore en fleurs, compagnes idéales des rosiers

Le fruit du pommier palissé fait écho à ceux des rosiers
Au détour de la cabane de jardin...
Quelques rosiers remontants sont courageusement en fleurs en ce début octobre
pour notre plaisir et celui des cétoines dorées

A gauche, le Rosier William Quarrier (1997 - J. Cocker)
Le rosier 'Roville', une des créations d'André Eve (2002)
André aime associer les delphiniums bleus avec les rosiers notamment roses

Le chat d'un voisin passe nonchalant devant l'iris blanc remontant 'Immortality'

Un autre iris remontant et des anémones du japon avec leurs fleurs immaculées
Des asters volubiles mais néanmoins vaporeux au ton pastel
Une autre variété d'aster au bleu plus soutenu...
La frondaison aux couleurs automnales du Cornus controversa Variegata

Un iris remontant non-loin du Rosier William Quarrier (1997 - J. Cocker)
Une baigneuse qui ne devrait pas tarder à se mettre au chaud pour l'hiver !
André fait une pause dans son jardin, le temps d'un coup de fil

Le graphisme curieux d'un feuillage Le rosier 'Graham Thomas'

Un couple de Vanessa atalanta (Vulcain) nous a accompagné dans notre flânerie
Le rosier buisson 'Jardin de Granville' sélectionné par la Maison Dior
★★★
Jardins délicieusement délirants, un peu, beaucoup, à la folie...
Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage
Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)
2012
21ᵉᵐᵉ Festival International des jardins
"Jardins des délices, jardins des délires"
Les concepteurs des jardins de ce Festival 2012, ont libéré plus que jamais leur imaginaire, leur folie ou leur génie pour nous faire rêver et sourire d'inovations en découvertes. Chaque jardin apporte son lot de curiosités, de surprises, de clins d'œil, d'humour ou de délires...

Voici donc mon regard sur ces jardins éphémères délirants ou délicieux, où les équipes paysagistes lauréates ont semé leur grain de folie.
Pour vous aider à décoder les délices et délires de ces jardins éphémères,
j'ai retranscrit les explications fournies par les festivaliers sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.
Vous pouvez bien sur faire un clic sur les photos pour les agrandir
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1. Coulisse d'un festin
Repère du festival : Folie potagère, ivresse légumière, overdose sucrée : entrez dans le jardin de la fée, pour partager un moment de délice dans son potager magique ! Entre ses mains, la simple fleur ornementale se fait délirante, la comestible devient extravagante, le légume rare bavard. Car il s’agit-là d’un univers pavé de plantes à contre emploi et de remises au goût du jour. Les légumes classiques affichent des dimensions folles, les variétés oubliées retrouvent de leur superbe.
A l’entrée, le tunnel végétal, tapissé de grimpantes (haricots et concombres, passiflore et chèvrefeuille) donne le ton. Le cœur fleuri de ce jardin est gardé par une fée en tablier ! Ici s’épanouit l’extravagance : artichauts et poireaux géants, citrouilles magiques, blettes et folles calebasses, insoupçonnables poire de terre et céleri rave, le tout ombragé par d’invraisemblables choux palmiers. Grandeur et folie des sens s’expriment aussi dans les sucrés : melon gourmand, courge sucrine, amour en cage, fraisiers et groseilliers.
Folie des mélanges, déraison gourmande : derrière un mur de bocaux, multicolores et intrigants, se trouve la clé des alliances ! Confitures de capucines, gâteau de courges, chou à la coco, haricots en crinoline ne sont plus de pures folies ! Car ici vit l’arbre aux recettes. Décalées, oubliées, audacieuses, les compositions imaginées par des chefs passionnés sont suspendues dans le feuillage de ce roi végétal. Chacun peut s’en emparer, plagier, détourner, recopier ces idées, suivant ses propres délires et colportant en tous lieux la folie végétale sans limite !
2. Le jardin bleu d'Absolem

Repère du festival : « La chenille et Alice se considérèrent un instant en silence. Enfin, la chenille sorti le houka de sa bouche, et lui adressa la parole, d’une voix endormie et traînante. « Qui êtes-vous ? »*.
S’il est un monde délirant, exubérant et halluciné, c’est sans nul doute c’est celui de Lewis Carroll. De l’autre côté du Miroir, c’est un univers où règne le non-sens, un pays peuplé d’étranges personnages… Et si nous suivions Alice, sur un chemin nébuleux, à travers la forêt enfumée ? Dans le gris bleuté quasi monochrome, parfumé d’un entêtant Eucalyptus Gunnii, est-ce la folie qui nous guette ? Où est-elle bien là, la fameuse chenille ? Fière, juchée sur son champignon, fumant ces idées sans queue ni tête qui nous contaminent jusqu’à la déraison.
Vaporeuse, caractérielle, mais aussi énigmatique et onirique, Absolem la piquante, navigue entre divagations et délires sémantiques. Entre rêve et réalité, l’étrange insecte à la morphologie éphémère trône en ce jardin. Et, pour qui passe de l’autre côté du miroir, l’envers de son décor de fils révèle la magique métamorphose…
*(Tiré de « Alice au Pays des Merveilles », Lewis Carroll, 1869)
3. Lèche-vitrine
Repère du festival : Un hymne à la tentation ! Ce jardin défierait-il les lois du désir et de la frustration ? L’abondance, la profusion, le luxe de l’excès : tout y attise notre convoitise. La parcelle, généreuse, offerte et flamboyante, regorge de fleurs, de plantes et de fruits tous plus séduisants les uns que les autres. Des délices, des milliers de délices, lumineux et rouges, symboles de désir et de la passion. Mais inaccessibles. Car l’abondance et le rêve se goûtent avec les yeux.
Un cadre métallique nous tient à distance du jardin. Des failles entaillent pourtant l’obstacle et l’on veut croire qu’elle permettraient d’approcher ce trésor de plus près… mais le bonheur reste inaccessible : les orifices, trop étroits, interdisent bel et bien l’accès. Et l’Eden tentateur demeure impénétrable.
Folie passagère, démence, psychose, si près du plaisir sans jamais l’atteindre… Et si le cadre se refermait sur le visiteur, pour l’emprisonner ; se révélant être une cage ?! Le principe est alors cruellement inversé : les délices tentateurs sont en pleine liberté, et c’est le spectateur qui est emprisonné ! La frustration multiplie le désir mais elle nous paralyse, comme le désir inassouvi colporté par ces mille vitrines et belles images qui peuplent notre quotidien.
4. Le potager
Repère du festival : Malgré les apparences, ceci n’est pas un potager. Entrer dans ce jardin, c’est d’abord se croire dans une cour au décor minéral. Des vapeurs d’eau émanent du sol, et l’on croirait marcher dans les tréfonds d’une marmite bouillonnante. Des demi-sphères, végétalisées, évoquent de grosses bulles éclatant à la surface de cette grande soupe. Menthe poivrée, menthe verte, menthe douce envahissent les espaces, et distillent leur parfum.
Achevant ce parcours, les narines étourdies et l’esprit aiguisé, le curieux se retourne pour un dernier coup d’œil… et c’est là qu’apparaît le secret du jardin ! Les jeux de perspectives, de formes et de matériaux dessinent un tableau complet. Le renversement est total pour ce jardin trompe-l’œil : une surprise extraordinaire !
4 bis. Liberté, Égalité, Fraternité
Repère du festival : « Une révolution, c’est une idée qui a trouvé ses baïonnettes » (Napoléon Bonaparte)
Après des années de soulèvements, la communauté des nains de jardin ne peut plus supporter son extermination. Arrachés à leur tranquille existence souterraine, marginalisés par la société horticole traditionnelle, dérobés par des fronts de libération mal inspirés et moqués par des jardiniers élitistes, ils engagent la révolte.

Les nains de jardin mènent leur propre révolte, en quête de liberté, d’égalité et de fraternité.
Leurs revendications sont simples :
- Tous les nains de jardin ont leur propre beauté
- Tous les nains de jardin remplissent un rôle esthétique utile dans la société horticole
- Tous les nains de jardin ont droit à la quiétude d’un logis souterrain
- Les nains de jardin exigent la fin de leur soumission horticole contemporaine
« Hasta la victoria siempre! »
5. Un jardin psyché-délice
Repère du festival : « Il était une fois, à l’aube d’un nouveau jour, dans un jardin paradisiaque, une enfant très sage qui s’appelait Olympe. Comme on venait de lui annoncer qu’elle allait rentrer dans les Ordres pour devenir religieuse, elle ne cessait de se répéter : « Oh, mon dieu ! Oh, mon dieu ! Je vais devoir y aller ! » Dévorée par la peur, elle s’enfonça dans le jardin. Après avoir parcouru des massifs de confitures, des parterres de sucres d’orges et des bosquets marbrés, notre héroïne finit par s’abriter dans une énorme et délicieuse pâtisserie. Elle s’y endormit aussitôt et rêva qu’elle était mangée de l’intérieur.
Les années passèrent… Olympe fût enfin réveillée par un rayon de soleil à son zénith. Sa faim de vivre avait grandi avec elle et elle n’était toujours pas décidée à se plier aux règles qu’on voulait lui imposer. Elle s’enfonça alors un peu plus loin dans le jardin où, dissimulée derrière des fougères géantes, elle découvrit une étrange île-flottante sur un océan de bulles. Des grappes de raisins tombaient des bananiers et les plantes se refermaient au moindre de ses effleurements. Sous un parasol démesuré se trouvait « une petite table à 3 pieds » sur laquelle l’attendait une coupe remplie d’un étrange élixir qui semblait dire « Bois moi », « Bois moi », « Bois moi »,… La jeune fille ne résista pas longtemps à la tentation. Enivrée par l’effluve odorant des fruits qui l’entouraient ou par le pétillant breuvage, elle s’allongea au creux d’un transat débordant d’une corne d’abondance et disparaissant dans un sol de verre. La jeune adolescente s’assoupit en quelques instants dans ce refrigerium et reprit son rêve là où elle l’avait laissé.
Olympe se réveilla alors que le soleil commençait à disparaître. Désormais elle n’avait plus peur de l’avenir, au contraire. Elle se sentait Femme et Libérée de tous les carcans du monde qu’elle avait quitté. Elle voulait « traverser la terre d’un bout à l’autre ! ». Poursuivant son chemin elle quitta l’île sautant de bouchon en bouchon. Elle atterrit dans une clairière délirante. Derrière un nuage de brume, une nymphe enracinée dans un miroir levait ses bras branchus d’où tombaient des pommes d’amour. Des digitales et des pavots dansaient autour de jeunes pieds de chanvre, tandis que des daturas fumaient de l’absinthe ! De sa main gauche, Olympe cueillit la pomme et croqua la vie qui s’offrait désormais à elle. En regardant le reflet de la lune à ses pieds l’Héroïne s’aperçut que le visage de la nymphe n’était autre que le sien !
Lorsque Olympe sortit de son délire, la lune était pleine. C’est alors qu’elle aperçut la sortie du jardin et s’y précipita, la tête dans … »
6. Le jardin bijou

Repère du festival : Le Festival a souhaité conserver ce jardin, créé en 2011 par la créatrice Loulou de la Falaise en souvenir de son charme, de son élégance et sa débordante imagination.
Ce Jardin Bijou est un jardin précieux, dans toutes les acceptions du mot : il est a la fois emprunt de luxe et sophistiqué, mais demeure aussi un jardin fragile et délicat. Le jardin, ses fleurs, ses fruits et les moments qu'on y passe sont inestimables.
Composé de plantes robustes et fleurissant jusqu'a l'automne, le « Jardin Bijou » a été conçu pour etre admiré : ses rayures rappellent celles d'un tissu bayadere. En son cour, le joyau repose sur un tapis végétal a l'aspect moiré mettant en valeur ses fleurs aux couleurs 'améthyste, de lapis lazuli, de perles et de corail.
C'est aussi un jardin ou l'on peut s'y attarder : assis sur des bancs aux branches tortueuses et enveloppantes, a écouter l'eau bruissante et scintillante de la fontaine et des ruisseaux étincelants.
7. Le jardin de la Belle au Bois Dormant

Repère du festival : Chargée de rêve et de merveilleux, l’histoire de la « Belle au Bois Dormant » est au cœur de ce jardin. « Thornrose » est le jardin des épineux délices. Flânant dans son château, la princesse guidée par sa curiosité, se pique au rouet de la sorcière. Ensorcelée, la belle plonge dans un sommeil millénaire, dont seul un amour sincère et véritable pourra la sauver.
Le beau et le sublime, le plaisir et la souffrance se côtoient dans ce récit où s’incarnent tour à tour l’effrayante folie d’une sorcière et la superbe sérénité de milliers de rêves.
Suivez la princesse en son jardin. La forêt, les graviers, l’arbre mort sont autant d’obstacles jalonnant votre quête. Un large mur de roses, vous ouvre le chemin, vers un monde merveilleux et tranchant, planté de végétaux fascinants et inquiétants.
8. D'un monde à l'autre

Repère du festival : L’ambivalence règne en ce jardin. L’inquiétant délire, obscur et fiévreux, laisse la place au pétillement d’un délice euphorique, avant d’ouvrir les portes du merveilleux. Initiatique, pour ainsi dire, ce triptyque joue avec les émotions. Les paysages vierges et pittoresques sont confrontés à la confusion d’une inquiétante végétation ; tout oppose le clair et l’obscur, les délires et délices. Le rêve côtoie le cauchemar.
Un chemin mène d’abord à la mélancolie sombre, au Monde du délire : l’obscurité enveloppante brouille les chemins dans un labyrinthe fait de caisses à vin en bois. L’humidité et la brume s’immiscent, insistantes, suscitant une impression inhospitalière, dans un univers dur et irrationnel.
Le second chemin nous guide ensuite au Jardin des délices, le monde des plaisirs. Végétation luxuriante, couleurs vives et parfum d’euphorie y peuplent la douceur des paysages.
C’est avec le Jardin des merveilles que l’on goûte enfin au repos et à la sérénité. L’eau rassérénante y tient une place centrale et tout invite à la contemplation. L’imagination continue alors son chemin, gardant ouvert l’esprit de l’Arcadie.
9. Locus genii, le génie est partout

Repère du festival : La beauté et l’harmonie d’un jardin puisent leur source dans la capacité de son concepteur à révéler l’essence intime qui s’y cache. C’est le Genius loci. Mais ne pourrait-on risquer l’audace de demander à ce génie s’il existe un endroit où il pourrait se déplacer librement, un lieu dans lequel il ne serait pas dérangé, un Locus genii ?
Cette idée extravagante est au cœur de ce jardin, inspiré par Aladin, un classique des Mille et une nuits. Prenez-vous donc pour Aladin et cédez au charme irrésistible de cette grotte. A l’intérieur s’épanouissent des arbres extraordinaires, dont les fruits sont des pierres précieuses. Etourdi par tant de beauté, vous suivez le chemin qui vous mène jusqu’à la lampe du génie protecteur, celui qui exaucera tous vos rêves. Mais là, quelle surprise : il n’y a pas une mais des dizaines de lampes magiques ! Car le génie, fatigué d’être confiné dans un espace étriqué, peut désormais passer d’une lampe à l’autre, dans un joyeux fracas de nuages et de brumes.
Dans quelle lampe se trouve le génie? Inutile de le dire : le génie est partout !
10. Toi et Moi, Une rencontre

Repère du festival : Le regard aigu d'un créateur à la fois extérieur et fasciné par le monde du jardin. De son imagination foisonnante naît un jardin féérique qui multiplie les jeux de couleurs et de matières pour mieux faire surgir la beauté et l'émotion.
Dès le seuil, trois lames s'élèvent habillées de noir brillant, tels les « totems des ancêtres » si chers aux temples shintoistes japonais. Manière d'obstruer le passage, mais aussi de capter notre attention et notre regard en ne laissant diffuser la lumière de l'intérieur qu'à travers quelques failles.
A l'intérieur, l'espace est noir et intime. Un chemin de bitume à l'étrange et voluptueuse matité contraste avec un désert de paillettes de mica aux reflets noirs. Ici et là apparaissent quelques rochers, tout aussi sombres qu'étincelants, des explosions de fleurs blanches, comme légèrement pixellisées de rouge, évoluant au fil de la saison. Plus loin, la chevelure intrigante d'une forêt d'ophiopogons au noir extrême se mêle à la blanche candeur de reines marguerites... et puis, qui semblent jaillir du sol volcanique, quatre arbres majestueux s'élèvent, gardiens de la passion habillés de rouge feu, bois rendus vivants sous le scalpel et les messages d'imaginaires amoureux.
Cachée au cour de ce lieu de mystère et de recueillement, une fontaine parfumée, masse étincelante et noire comme percée de blanc en son bassin, distille au gré des heures de la nuit et du jour ses notes envoûtantes, philtre d'humeur et d'amour créé par le parfumeur Francis Kurkdjian pour l'offrir aux « Toi » et aux « Moi », célébrer cette palpitation de la première rencontre, cette union sacrée de tous les sens.
Autour de ce miroir d'eau s'organisent quelques bancs dédiés à la contemplation et à la fraîcheur du sentir et du voir, protégés par l'ombre bienveillante d'écrans de bambous noirs ; enfin, pour celles ou ceux qui voudraient communier au plus près avec cette source merveilleuse, une clairière, creusée en contrebas du bassin, permet de venir effleurer l'eau magique, d'en caresser presque les délicates effluves...
11. En pâtisserie tout est permis
Repère du festival : La pâtisserie, comme l’art des jardins, respecte des codes, des principes. Un grain de folie, d’heureux incidents, muent pourtant les recettes et brisent les carcans. C’est alors la nouveauté, la surprise et le renouveau. La ganache, par exemple, est l’invention d’un commis pâtissier maladroit. La tarte tatin, elle, n’est-elle pas le fruit d’une expérience ? Dans l’aventure du goût, le végétal tient une place de choix. Sous les bons auspices du hasard, les nouvelles variétés ont révélé leurs trésors !
Pâtissiers se rêvant architectes, jardiniers chercheurs de saveurs : les uns fascinent les autres, et ces deux univers s’interpellent et s’inspirent. Souvenons-nous du délirant Antonin Carême ! Grand chef pâtissier, architecte des sucreries, dont les fulgurantes créations pâtissières furent immortalisées dans le « Pâtissier pittoresque », ouvrage qui passionne encore aujourd’hui architectes, paysagistes et cuisiniers !
Entrons donc dans le laboratoire du pâtissier jardinier, découvrons les saveurs, dans une exploration au service de l’audace gustative !
12. Le délire des sens
Repère du festival : Nos sens nous trompent, parfois. Nous croyons voir des objets qui n’existent pas. Le jardin est le lieu privilégié de ce jeu des perceptions. On y déambule avec lenteur, animé tout à la fois d’un sentiment d’étrangeté et de joie.
Le cheminement en ce jardin se fait par étapes, la découverte de chacune des parties doit être progressive. Tout commence par un tunnel, inquiétant dans son obscurité rougeoyante. Suivant la lumière qui en perce l’extrémité, notre instinct nous guide vers un espace ouvert et lumineux. Dès la sortie du tunnel, c’est une plongée dans un monde onirique : un rêve de bambou.

Mais alors que les bancs invitent à la détente, des verres multicolores fascinent notre regard. Mobiles, ils se prêtent à de folles compositions. Une infinité d’images peut être composée, jouant du reflet de l’espace et des visiteurs. Créer des images, suivre son inspiration, jouer avec les formes et les couleurs : tout appelle l’inspiration. Mais bientôt, au vagabondage de l’imagination succède la concentration. Car sur le chemin vers la sortie, il faudra être vigilant : le passage sera parsemé d’embûches.
13. Cordon bleu
Repère du festival : Le jardin du jury ? Qu’est ce qui a poussé dans le feu de l’action les jurés de cette année. Des étoiles, celles qui brillent dans les yeux de son président, le chef Alain Passard, lorsqu’il évoque son jardin des délires délicieux, un éden de fleurs et de saveurs mêlées, bruissant de vie, de surprises et d’émotions. Le jardin est parti de là, de ces fils invisibles qui guident le geste du cuisinier vers une partition de saveurs. Ils sont à Chaumont des cordons bleu sur lesquels dansent comme autant de breloques tous les ustensiles qui nous ont donné un jour, l’envie de passer aux fourneaux. Tous relient la main, celle offerte par l’arbre de la parcelle à une assiette géante, une jardinière de légumes « Arlequin » posée entre eau et terre, dans laquelle poussent les ingrédients de cette recette d’été. Feuilles, racines et fleurs multicolores s’y s’épanouissent avec générosité pour titiller les sens des visiteurs. Tandis que les cucurbitacées s’enroulent jour après jour autour de ces liens qui font la grande cuisine délicieuse et délirante, aussi.
14. Orange mécanique

Repère du festival : Ce jardin serait-il celui des Hespérides, où l’arbre aux pommes d’or est gardé par un dragon ? Les fruits précieux y seraient devenus des oranges… Planté d’orangers, l’espace exalte la fine odeur de ces fruits convoités. Mais le regard a beau les chercher, impossible de déceler les touches fruitées sur les branches stériles.
Une peau d’orange déroulée, de couleur vive, plus artificielle que naturelle, vous guide en immersion dans le jardin... dans l’antre-même de l’orange ! Pressez-vous à l’intérieur, fiez-vous aux parfums délicieux de la fleur d’oranger et à la couleur de l’orange qui vous colle à la peau. Savourer une orange bien juteuse dans ce jardin serait un vrai délice, mais ici, en cette saison, cela serait un pur délire !
Ce jardin planté d’orangers qui ne produisent pas de fruits est un contre-pied à la culture intensive de l’orange, l’un des fruits les plus consommés au monde. Sa culture en est devenue délirante, dans certains pays. Alors en ce jardin, prenez le temps de vous mettre dans la peau de l’orange : trouvez un lieu de repos, d’échange et de réflexion liée au “fruit d’or”...
15. Paradis terrestre

Repère du festival : « Mag Mell », c’est un paradis, une île légendaire qui se trouverait à l’ouest de l’Irlande, ou un royaume englouti dans l’océan. Ici sont réunis tous les plaisirs. Ici le bonheur dure toujours, nulle ne manque de pain ou de vin. « Mag Mell », c’est un peu l’Elysée de la mythologie grecque ou le Valhalla Nordique.
Inspiré de l’univers de Bosch, des jungles du Douanier Rousseau, habité de la nature mystique irlandaise, ce jardin est une réflexion sur le paradis perdu, un espace onirique enveloppant et intrigant. A l’intérieur, un chemin de bois qui vous mène jusqu’au centre. De-ci, de-là, de petits morceaux de Paradis jalonnent votre parcours : extraordinaires fontaines, fascinants fruits-lampadaires, délicieux arbres magiques. Ces structures métalliques aux étonnantes formes courbes et végétales vous accompagnent.
A l’intérieur, un microclimat vous enveloppe. La végétation entoure une fontaine surplombée d’un arc-en-ciel éternel. Feuillage luxuriant, fruits généreux, fraîcheur réconfortante, tout est auréolé d’une lumière bienveillante et résonne des chants de la nature. Observez cet Eden, entrez : vous faite partie de ce Paradis.
16. Le jardin des renards rouges
Repère du festival : Ambivalent, énigmatique, à la fois inquiétant et tout à fait sympathique, le renard rode dans ce jardin. Une fois passé l’odorant rideau de plantes grimpantes qui en marque l’entrée, le jardin décline la sauge et le chardon. Auréolé de brume, le visiteur est bientôt invité à savourer le charme serein d’un bassin de nénuphars. Mais de l’autre côté de l’étendue d’eau, les renards le guettent. Amis ou ennemis ? Difficile de le dire.
Un étroit chemin dessine la voie vers un grand trône, celui du roi de la forêt. Un peu plus loin, la voie s’ouvre vers la rive opposée, pour approcher les renards. Entre fascination et anxiété, ce jardin joue avec l’ambiguïté de nos sentiments. A travers la figure du renard, il convoque des émotions contradictoires.
Ce jardin encourage ses visiteurs à s’approcher des renards. Entre l’ombre et la lumière, le bien et le mal, l’ambivalence est partout, comme dans un rêve.
17. Émeraude

Repère du festival : « Là-haut, là-bas, à portée du regard, tout près jaillit un monde. Qu’habite ce récif de terre ? Je le contourne, en devine des odeurs, des sons, des images, mais il me semble lointain, inaccessible. Je tourne autour et je n’arrive toujours pas à y rentrer, peut-être qu’il n’y a pas d’accès ? Ou la clef n’est pas là où je crois ? »
Entrez dans un monde inconnu. Une fois ses portes franchies, vous voici face à un mur en pisé, lisse, surmonté d’un monde végétal « miniaturisé ». Mais où est le jardin ? Levez les yeux, vous le découvrirez, là-haut : son sol vous surplombe. Des plantes majestueuses sollicitent l’imaginaire : ce jardin, inaccessible, est délicieux de suggestion, mais on ne peut qu’en deviner la beauté.
Ponctuellement, sur votre chemin, des extraits d’une revue scientifique sont affichés sur la palissade. Ils révèlent les secrets des plantes que vous devinez, là-haut, dans le jardin.
18. Sens dessus dessous

Repère du festival : Le délire n’est-il pas l’héritier de la folie ? Et la Folie... ne nous procure-t-elle pas des instants délicieux, de plaisir et de liberté... d’effervescence ?!
Excentricité, exubérance, imaginaire, délice et démesure coexistent dans ce monde, nous assaillent sans être jamais accessibles que par l’imagination, ou la folie. Vivre ces instants, c’est d’abord connaître le doute, l’inconfort et la difficulté du choix. Sortir des sentiers battus, du cadre et des normes nécessite de pousser certaines portes, d’emprunter d’étranges itinéraires, pour continuer à avancer, à s’initier à la folie.
L’expérience de l’inconnu, du différent, de l’étranger, du hors norme est un impératif en ce jardin. L’immersion y est totale, dans la « folie végétale ». Car il existe un monde, inouï, sublime et délirant dans lequel les fleurs sont géantes, les arbres mystérieux, les plantes envoûtantes…
Ici, plus rien n’est impossible…
19. Jardin des délires délicieux
Repère du festival : Volupté, tout n’est que volupté en ce jardin des sens, du plaisir et du désir. Corps et âme, nous y sommes invités à vivre des expériences intimes ou partagées. Il se veut comme le prolongement du logis, une projection fantasmée de la chambre à coucher, avec ses règles, ses normes, ses rituels et leur transgression.
C’est en traversant un verger dense d’arbres fruitiers qu’il est possible d’y pénétrer. A travers ce méandre, on parvient à un espace ouvert sur le ciel. Tout n’est que luxe et raffinement. Au centre, trône le lit à baldaquin, déposé sur un socle de roses rouges, qui convoque la passion.
Invitation au repos, à la méditation, à la rencontre amoureuse, le lit à baldaquin projette l’intimité du logis dans ce lieu à la fois ouvert et clos qu’est le jardin. La puissance évocatrice d’une végétation, généreuse, sensuelle, flattant les sens, y tient une place essentielle. Les arbres fruitiers côtoient les roses rouges et la vigne vierge, à fleur de peau. Tous les sens sont en éveil.
19 bis. En vert
Repère du festival : Le promeneur s’égare dans un monde inversé. Envers. En vert. L’allée sableuse du parc de Chaumont-sur-Loire, l’a guidé, tout naturellement, vers une parcelle ombreuse. Il découvre un parterre foisonnant, il s’immerge dans la verte odeur des feuillages exubérants, étranges, découpés, charnus ou légers. Et aussitôt le monde bascule.
Quels fruits cherchent ces personnages vêtus de costume noir, la tête plantée dans la végétation, les pieds en l’air posés sur une échelle qui paraît monter au ciel ? Quel chant de la terre écoutent ils ? Quels sont ces arbres, dont les embranchements sortent du sol ?
Trois bornes optiques, vidéo et sonores sont installées au bord de ce monde à l’envers. Le curieux s’approche de l’œilleton. Des viseurs, des lentilles rétablissent le sens commun : voici une chorégraphie immobile, dans un verger aux fruits secrets, cachés dans une riche frondaison.
Le visiteur est dé-placé en situation imagée, en rêve éveillé. Plaisir, malaise. Le basculement ludique interroge sur la relation subjective, mal connue et fragile qui nous lie à notre terre, notre sol, au système nature. La saisissante notion d’équilibre.
20. Delirium tremens
Repère du festival : Le jardin du « Delirium Tremens » naît du délire : une scénographie d’ambiances végétales, minérales et animales farfelues... Dans cette invitation insolite à arpenter le sentier des poètes disparus, le regard glisse, malgré lui, entre les lames d’une conscience dissimulant le monde des délices et des délires. La raison s’étiole au contact des plantes interdites, flanche au rythme des planches qui tombent, se dilate dans un rêve onirique de plantes exquises et terribles. Le jardin s’anime en hallucinations visuelles, désorientant, obnubilant les visiteurs qui s’y plongent jusqu’au paroxysme du délire.
L’extravagance des fantasmes enfantins est au cœur de ce jardin, où la mise en scène évoque les divagations chimériques et chamaniques, sur les pas des grands écrivains du symbolisme. Les associations inopinées de plantes dessinent des élucubrations utopiques, le graphisme chambarde les matières usuelles jusqu’à l’illusion, l’exaltation des sens nous porte jusqu’au déséquilibre et à l’hallucination.
21. Le calendrier des sept lunes
Repère du festival : Un calendrier jardin hors normes, régi par les sept lunes de la durée du Festival. Régi par le cycle lunaire, ce jardin dissimule aussi sept lunes, à découvrir... Attention, il faudra bien chercher !
Espace sensoriel et olfactif, ce jardin lunaire est dédié au temps et à la lune, à l’attente, aux jeux et à l’enfance.
A découvrir en un coup d’œil, ou à savourer lune après lune : il est tout à la fois un et multiple. Marquant le passage du temps, l’avancée du cycle, une fenêtre s’ouvre chaque semaine. Tout invite à revenir, pour découvrir les trésors de la semaine suivante... et la suivante encore pendant toute la durée de la saison du Festival. 28 ouvertures sur un croissant de lune et une seule accessible par semaine, grâce à un mécanisme délirant, qui rend délicieux le moment de la surprise. 28 cabinets de curiosités, qui ont une vie propre cachée, puis découverte, pour le plaisir de tous.
22. Les Chrysadélires

Repère du festival : « Prenez garde, ne vous éloignez pas trop des sentiers battus, le jardin dans lequel vous entrez a été investi par des bêtes géantes. Elles ont tissé leurs toiles à travers cette jungle foisonnante. Ne vous approchez pas trop d’elles ! Vous risquez de tomber dans un sommeil profond et délicieux, si vous vous lovez entre leurs pattes. »
Enchanté après avoir croqué une tomate magique, celui qui entre en ce jardin rapetisse et se retrouve dans un monde d’insectes. Ils ont été pétrifiés et leurs toiles ont été colonisées, petit à petit, par une étrange végétation. A la fois luxuriantes et potagères, les plantes envahissent l’espace, elles grimpent partout. Leurs feuilles sont énormes, leurs fleurs et leurs fruits poussent à foison.
Cette jungle est accompagnée de deux chrysalides, sortes de chaises longues jumelles, invitant à la discussion, au repos et à la contemplation du jardin, sous la lumière tamisée des lattis. Le contraste se dessine entre un jardin potager envahissant et une chrysalide protectrice.
23. Fruit de l'imagination
Repère du festival : La conception du jardin fait écho au Fengshui (vent et eau). Au sud, des formes rectangulaires aux couleurs soutenues et contrastées symbolisent la terre et sont placées à l'entrée du jardin. Au nord, des formes circulaires aux tons plus doux caractérisent le divin qui est l'espace de destination, lieu du ravissement délirant et délicieux. Ici le fruit est envisagé tant dans une acception littérale par des formes et variétés végétales méconnues en Europe, plus communes en Asie, que dans l’évocation de l’imaginaire.
On entre donc dans ce jardin par une avant-cour « terrestre » située au sud marquée par la géométrie et l’intensité soutenue des contrastes chromatiques foncés et colorés du végétal et du sol puis, on franchit un premier seuil, et l’on passe dans un espace de transition clos et carré, entre terre et divinité. On accède enfin au nord à un espace céleste délicieux et délirant, en franchissant une nouvelle porte. Là, différentes chambres végétales s’inscrivent dans des courbes qui invitent à une découverte progressive et surprenante du monde divin parsemé de formes animales, humaines et végétales délirantes.
A la périphérie de cet espace divin, une étendue de choux, d’alyssums, d’euphorbes aux feuillages verts et blancs évoque une mer de nuages.
Depuis les allées, des fenêtres et des filtres visuels offrent aux adultes et aux enfants des points de vue privilégiés sur cet univers singulier : des fruits étonnants, des feuillages géants, des visages et silhouettes intrigants, etc.
Des bains de soleil rouges, en référence aux divans des psychanalystes, sont disposés à proximité de miroirs permettant aux visiteurs de se poser et de se mirer dans ce lieu particulier.
Le visiteur peut ensuite retourner vers l’espace terrestre et continuer la visite des autres jardins.
24. Le jardin de la bière

Repère du festival : Toutes les composantes de la bière, cette boisson si populaire, sont cultivées dans ce jardin. Champ d’orge, couloir de houblon, riante fontaine composent une saisissante harmonie végétale. Au fil des mois, le temps fait son œuvre, et c’est, d’avril à octobre, tout le cycle de la culture qui nous est révélé. Les végétaux mûrissent, font varier leurs couleurs et seront à l’automne prêt pour la récolte.
Au fond du jardin, une jarre de levure est posée sur une grande table. La modeste quantité de levure contenue suffirait à transformer tout le contenu du jardin en quelque deux cents litres de bière ! Ainsi, une fois le Festival terminé, alors que le souvenir perdure dans les esprits, le « Jardin de la Bière » pourrait-il offrir une continuité à ce délire.
Le « Jardin de la Bière » c’est ainsi non seulement un retour sur les origines de la bière, mais aussi une petite leçon de patience et un hommage au pouvoir de la simplicité dans le design et la botanique.
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Dans le Parc du Goualoup

Repère du parc : Les Prés du Goualoup sont d’abord un nouveau parc de 10 hectares permettant aux visiteurs du Domaine de s’imprégner plus profondément de l’esprit si particulier de Chaumont-sur-Loire, avec notamment d’extraordinaires perspectives sur le Château et le paysage, recréées par Louis Benech.
Les Prés du Goualoup seront aussi le lieu de création de nouveaux jardins. Ces jardins pérennes prendront progressivement place, avec le temps, dans le Parc, dans les parcelles de 1 000 m2 dessinées par Louis Benech et auront partie liée avec les grandes traditions du jardin dans le monde.
Les bancs délirants de Pablo Reinoso

Repère du parc : Sculpteur à l'origine, mais foncièrement artiste, Pablo Reinoso pratique son art de diverses façons depuis son plus jeune âge. Il travaille par séries qu'il parcourt, triture, fouille, en explorant des univers et des matériaux différents.
Avec l'œuvre présentés ici dans le Domaine de Chaumont-sur-Loire, Pablo Reinoso poursuit une série de bancs commencée en 2009 : les Scribbling Benches. Le point de départ ne part plus d'un banc anonyme, ni d'une chaise iconique, mais d'un matériau : une poutrelle en acier. C'est l'inattendu du lourd, voué à structurer l'architecture, qui se tord comme un fil pour créer un banc et dessiner des espaces légers, transparents, contemplatifs.
Ayant fait des études d'architecture, mais touche à tout curieux et souvent autodidacte, Pablo Reinoso a toujours navigué entre les disciplines : sculpture, photo, architecture, design, comme autant de manières de lire le monde et de dialoguer avec lui, comme autant de manières de créer et de répondre à des défis.
L'arbre aux fruits célestes" de Shigeko Hirakawa

Repère du parc : Les Prés du Goualoup, 10 hectares de parc nouvellement redessinés par Louis Benech, deviennent l'écrin d'une végétation insolite. Le feuillage des arbres y prend des teintes tour à tour blanches, roses, violettes. Féériques, ces fruits lumineux sont en fait des fruits artificiels imaginés par l'artiste Shigeko Hirakawa. Installés dans les arbres, ils contiennent un pigment photochromique qui devient violet à la lumière du soleil. Privées de luminosité, ces fleurs ou feuilles artificielles perdent leur couleur pendant la nuit. Cette évolution est également perceptible au fil des saisons, l'intensité lumineuse variant d'un mois à l'autre. A l'origine de cette création, emblématique du travail de l'artiste, se trouve une réflexion d'ordre écologique. Certaines études montrent en effet que les arbres souffrent d'une défoliation supérieure à 25% par les effets de la pollution et que certains spécimens affichent une décoloration de leur feuillage supérieure à 10%. Tout en fascinant par leur beauté, les interventions de Shigeko Hiragawa permettent de pointer cette évolution, consécutive à l'impact négatif de l'homme sur une nature qui le fait pourtant rêver.
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Dans le Parc du Château
Projet artistique de Patrick Dougherty
Repère du parc : Dans le Parc du Château de Chaumont-sur-Loire, Patrick Dougherty dessine des formes à la fois aériennes et végétales. Monumentales, profondément inspirées par le lieu, elles interpellent les visiteurs, aux détours des bosquets, par leur allure mi-naturelle, mi-architecturale. Leurs parois courbes sont faites de délicates branches de saule tressées, et ménagent pour les promeneurs un entre-deux-mondes onirique au cœur de la nature. Sans s'imposer, ces sculptures s'immiscent dans le paysage, mais ne manquent pas d'interpeller l'imaginaire. On peut les croire construites par des cohortes d'oiseaux, dressées par des rongeurs ambitieux ou portées par les vents. Par ce geste tout à la fois discret et de large envergure, l'artiste engage un jeu avec le spectateur, l'amenant tour à tour à rêver le monde qui l'entoure tout en pensant à la nature qui l'habite.
Le jardin des méditations de Erik Borja

Repère du parc : Concept imaginé dès le 13ème siècle par les moines bouddhistes ZEN pour la pratique de la méditation, ce type de jardin propose une interprétation stylisée et symbolique de la Nature où montagnes et eaux se conjuguent. Ici, évocation métaphorique du fleuve Loire qui prend naissance dans les monts volcaniques du massif central pour s'écouler jusqu'à l'océan, figuré par la surface de gravier ratissé.
L'arbre aux échelles de François Méchain

Repère du parc : Référence au roman d'Italo Calvino, « Le baron perché », dont le héros se réfugiait dans les arbres pour échapper aux contraintes de la vie ordinaire, « L'Arbre aux échelles » de François Méchain est une invitation poétique à regarder le monde d'un autre point de vue, de plus loin, de plus haut. Dans le Parc du Château, il déroule une multitude d'échelles sur un seul et même arbre. Suspendues à quelques mètres du sol, elles oscillent légèrement avec le vent et forment avec l'arbre une structure vivante, évoluant selon les saisons.
Toi(t) à terre de Rainer Gross

Repère du parc : Sculpteur allemand vivant à Bruxelles, Rainer Gross a conçu, depuis quelques années déjà, un dyptique de bois, inspiré des formes du donjon du Château de Chaumont-sur-Loire. La position inversée ou couchée des œuvres marque la conscience qui est la sienne de la force et de la fragilité des œuvres de l'homme face au temps et aux aléas de l'histoire.
Le chemin de Diane de Dominique Bailly

Arbre de pierre de Guiseppe Penone

Repère du parc : Dans les allées du Parc, au cœur d'un bosquet secret, Giuseppe Penone dessine un parcours poétique et subtil. A travers de petits éléments, fragments de pierre, sculptures de bronze, il « sème des idées, des pensées, des travaux à venir ». Ce sont des surprises, souvenirs laissés dans le tronc d'un tilleul, dans un bosquet, sur l'un des arbres remarquables du Domaine, comme s'il « s'agissait d'une greffe » qu'il aiderait à se transformer, rendant ainsi la forêt active, féconde et parlante. Car « la forêt nous parle de la forêt mais, en parlant de la forêt, elle nous parle de l'homme ».
Spirale végétale de Patrick Blanc, dans la cour des Écuries

Repère du parc : Inventeur des murs végétaux, Patrick Blanc propose dans la cour des Écuries du Château, une création inédite à Chaumont-sur-Loire. Feuille géante s'enroulant sur elle-même jusqu'à constituer une grotte secrète, ouverte vers le ciel.
Le jardin de sorgho de Michel Blazy

Repère du parc : S'il est l'apanage de la sorcière, le balai est aussi celui de la ménagère, l'objet trivial du quotidien. Fait de bois et de paille, ne serait-il pas un fragment de nature arraché aux prairies pour finir dans nos cuisines ? Dans les mains de Michel Blazy, cet outil est rendu à un hypothétique état de nature : à Chaumont-sur-Loire, plantés dans le sol, des centaines de balais semblent prendre racine. Sur leur tête de paille, les graines de sorgho germent, se développent et dialoguent avec de gigantesques fleurs artificielles et moussues, poussant dans un bassin ombragé à deux pas. Un bouillonnement végétal qui côtoie les buissons du jardin potager alentour. Livrée au gré du processus naturel de germination, cette œuvre évolue et se transforme au fil de l'exposition selon le « laisser-vivre » cher à Michel Blazy. En se développant, les pousses redonnent vie aux balais. Et c'est ainsi que le sorgho redevient jardin.
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Repère :
Le Domaine de Chaumont-sur Loire, en bordure de Loire, dans une zone classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a acquis une reconnaissance qui dépasse largement l'exagone avec plus d’une cinquantaine d’artistes contemporains internationaux déjà accueillis et un festival des jardins dont la renommée attire des centaines de postulants du monde entier.
Désormais labellisé Centre culturel de rencontre et Jardin remarquable, Chaumont, avec une ouverture 365 jours par an, espère atteindre en 2012 les 415.000 visiteurs.
Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
Tél. : 02 54 20 99 22
Fax : 02 54 20 99 24
Site internet : www.domaine-chaumont.fr/
Parc du Manoir de la Javelière
Le jardin paysager d’un collectionneur passionné.
Sur 4 hectares, plus de mille rosiers, des arbres rares et des topiaires originaux,
en lisière de la forêt d’Orléans, entre Montargis et Pithiviers.
Conservatoire de Collections Végétales Spécialisées
(Jardin Privé)
Les jardins de la Javelière présentent deux ensembles d'espaces très différents façonnés depuis une vingtaine d'années par leurs propriétaires M et Mme Patrick Masure.
- L'un à proximité du manoir où on trouve une roseraie moderne ornée d'un bassin, un potager, un verger, un jardin italien, un autre d'inspiration japonaise et un parc arboré magnifique.
- Dans un milieu plus naturel, de l'autre côté de la route, on trouve les roses anciennes, les lavandins et les cistes qui fleurissent parmi des arbres de collection autour de l'étang.
Enfin, le 'Rosarium' présente une collection de rosiers botaniques qui a reçu le label Collection Agréée CCVS de la part du Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées.
Je vous souhaite une bonne promenade en espèrant qu'elle vous donne autant de plaisir que j'en ai eu....
Le parc du Manoir de la Javelière
La roseraie moderne ornée d'un bassin

< Nicolo Paganini - Meilland - Remontant
Jean Cocteau - Meilland 2006 - Remontant >
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< Jean Cocteau - Meilland 2006 - Remontant
Nicolo Paganini - Meilland - Remontant >
Le Parc
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< Rosier Westerland - Kordes - Remontant
Cornus controversa 'variegata' >
L'Etang et le Rosarium

L'allée de la prairie qui mène au bosquet d'épicéas et à l'étang
Autour de l'étang poussent de nombreuses roses anciennes

< Souvenir d'Alphonce Lavallée - Ch. Verdier 1884 - LR
Tuscany Superb - GB ? Antérieur à 1838 - NR >

< Rosa multiflora nana - Obtenteur inconnu 1891 - R
Luberon - Orard 1968 - R >

< Etude - Grégory 1965 - R
De la Maître Ecole - Coquereau 1831 - NR >

Cuisse de Nymphe - Inconnu ant. 1400 - NR

Prosperity - Pemberton 1919 - R

< Le Rire Niais - Inconnu 1810 - NR
Golden Showers - Lammerts 1956 - R >

< Eugénie Guinoiseau - Guinoiseau 1864 - R
Rosa galica versicolor - Asie mineure ant. 1583 - NR >

Pleine de Grace - Lens 1983 - NR

Pleine de Grace - Lens 1983 - NR >

< Henri Martin - Laffay 1863 - NR
Rosa Complicata - Inconnu - NR >
Le Rosarium
La collection de rosiers botaniques du rosarium rassemble une centaine d'espèces et près de 200 hybrides de rosiers sauvages. La grande majorité de ces plantes préexistaient à notre civilisation, alors que les rosiers qu'on trouve en jardinerie sont le fruit du génie des horticulteurs. Les rosiers sauvages sont exclusivement originaires de l'hémisphère nord : Chine, Asie Centrale, Proche-Orient, Europe ainsi que d'Amérique du Nord. La collection rassemble près des 2 tiers des espèces existantes, certaines d'entre elles sont même d'une grande rareté. Les floraisons spectaculaires sont suivies d'une fructification abondante, de couleurs et de formes variées.
L 
R. Spitamea S Watson - NR - Californie

< R. rugotida - NR - Amérique
R. Californica 'deep Pink' - NR - Californie >

Rosa pimpinellifolia chlorocarpa

< Rosa pimpinellifolia plena
Rosa moyesii beng shaling - Chine - NR >

Rosa x hibernica - Irlande 1902 - NR
Château de la Javelière
10, route de la Javelière
45340 Montbarrois
Tel. 06 72 26 00 70
javeliere@gmail.com
www.lajaveliere.fr/
Scénes printanières au Jardin François dans le Perche
Dans une ferme du Perche (61 • Préaux du Perche), le jardin François est défini par son créateur comme le jardin imaginé par un horticulteur rêveur où les plantes les plus élégantes sont associées aux plus humbles, les plus anciennes avec les dernières nouveautés. Le jardinier ne s'est interdit aucune couleur, toutes jouant leur rôle dans ce tableau impressionniste de près de 2 hectares. Le jardinier nous prédit au fil de la visite, tout étant possible comme dans un rêve, de voir la Chine, de penser à l'Ecosse ou de se croire en Irlande…

L'accueil se trouve dans un ancien corps de ferme
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Le pont rouge de style japonnais créé par G. François
Visite de la Roseraie du Jardin François

Une pivoine dont la couleur ne fait pas mentir sa réputation !

Rosier Amber Flush Rosier Orientalia

A gauche un pivoine toute simple et à droite une rose avec "2 cœurs" !

Une énorme pivoine rose matinée de blanc
Les géraniums vivaces éternels compagnons des rosiers

Roses et pavots se côtoient dans cette grande roseraie

Cette chaise invite la visiteur à faire une pause pour profiter de la sérénité du plan d'eau

En toile de fond un magnifique cornus kousa en fleurs

L'impressionnant cornus kousa en fleurs
Le jardin François
Le Clos
61340 Préaux du Perche
Tél : 02.37.49.64.19
Mail : gfrancois@jardin-francois.com
Trois petits tours dans le jardin d'André Ève...
Trois petits tours,
malgré cette pluie de mi-juin 2012 qui n'en finit pas de tomber !
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Un château qui fait renaître l'imaginaire des contes de fées...
Le Château du Rivau
et ses Jardins de contes de fées
Le Rivau, immortalisé par Rabelais et visité par Jeanne d'Arc, est situé en Val de Loire à 10km de la ville médiévale de Chinon, ancienne capitale royale. Le site architectural se compose d’un château-fort, archétype de la forteresse du Moyen-Age avec son donjon, ses mâchicoulis et son pont-levis.
Grâce à la récente réunification des communs (autour de l’avant-cour se dressent les Écuries Renaissance réputées pour leurs chevaux de guerre, le pressoir et la grange dîmière) au château médiéval, le site a retrouvé sa cohérence et son importance parmi les châteaux du Val de Loire.
La restauration du château et des communs et l'aménagement des salles du château a restitué le décor du Moyen-Age. En 2011 , pour sa réouverture après l'incendie de juillet 2010, le Rivau offre une nouvelle manière de visiter les châteaux de la Loire avec un parcours muséographique interactif entre collections et avant-garde artistique.
Le château
L'attrait du Rivau est d'avoir conservé l'authenticité mêlée au raffinement de la vie des grands seigneurs du Moyen-Age. Une "grosse maison forte" se situait dès le XIIIᵉ siècle à l'emplacement de l'actuel château. Fortifié en 1445 par Pierre de Beauvau avec son donjon à mâchicoulis, ses tours, son pont-levis et ses douves, le château représente l'archétype du château-fort élégant et harmonieux. Il est un parfait exemple de la transition entre la période médiévale et la Renaissance: noblesse, perfection des proportions et sobriété de l'ornementation caractérisent l'architecture du XVᵉ siècle, en particulier en Touraine. Le château du Rivau annonce ainsi l'architecture des châteaux seigneuriaux du début des Temps Modernes.

Entrez par l'escalier à vis où la devise des Beauvau: "Beauvau sans départir" vous accueille. Dans les vastes salles du Rivau se dégage une atmosphère chaleureuse avec ses monumentales cheminées gothiques aux murs enduits de badigeon chaud. La nouvelle présentation propose une confrontation entre la scène artistique contemporaine et arts décoratifs traditionnels. La salle Beauvau présente la collection de céramiques anciennes et les pièces de créateurs actuels. À gauche, la salle du Grand logis présente de nombreux trophées où vous êtes invités à découvrir les oeuvres des artistes contemporains qui se sont glissées au milieu de la collection d'animaux naturalisés. La salle du festin de Balthazar évoque les nombreuses fêtes données par les seigneurs à l'époque médiévale. En montant au premier étage, vous découvrirez dans l'escalier à vis les marques des compagnons maçons du XVᵉ siècle. Dans la salle Jeanne d'Arc, une importante collection de bronzes, de biscuits, d'assiettes, de gravures est dédiée au culte de Jeanne. Dans la salle des Dames, vous êtes invités à la rêverie en contemplant les jardins.

Photo ci-dessus offerte par Caroline Laigneau - Château du Rivau
Les communs fortifiés
Ces communs étaient protégés par un chemin de ronde. A droite, les monumentales écuries Renaissance fournissaient les étalons de guerre du roi François 1ᵉʳ. Classées Monument Historique, elles sont considérées comme les plus anciennes écuries de France. Depuis mai 2010, une extraordinaire déambulation visuelle et sonore fait revivre le riche passé équestre du Rivau et le temps où le cheval était héros de légendes. A gauche, le pressoir servait à la vinification de la vigne du Rivau: vous y trouverez l'exposition consacrée à l'Histoire et la restauration du Rivau. Derrière le pédiluve destiné à l'hygiène des chevaux, la fontaine à bec de canettes alimentait le domaine en eau.
L'histoire du Rivau
Les seigneurs de Beauvau, illustre famille apparentée aux comtes d'Anjou puis alliée des Rois de France, possédaient la terre du Rivau depuis le XIIIᵉ siècle.
En 1429, Jeanne d'Arc s'arrêta au Rivau avant le siège d'Orléans pour y quérir des chevaux. Pierre de Beauvau, grand chambellan de Charles VII obtient l'autorisation de fortfier le château en 1445. Son arrière petit fils, Gabriel de Beauvau, grand écuyer de François 1ᵉʳ, fit élever les écuries. En 1536, dans son livre Gargantua, Rabelais fit offrir le Rivau au capitaine Tolmère en récompense de ses victoires contre Pichrocole. Au XVIIᵉ, le Rivau fut l'un des rares châteaux épargnés par le cardinal de Richelieu. Un siècle plus tard, le Rivau, devenu remise à grains, entra dans un long sommeil. Son charme s'est ainsi préservé et nous transporte encore aujourd'hui dans son univers merveilleux. Propriété privée, la sauvetage de Rivau avait débuté en 1993 bien avant l'incendie du 11 juillet 2010. Aujourd'hui, le Rivau est rené de ses cendres mais demande des travaux réguliers pour en assurer sa sauvegarde.
Les jardins de contes de fées
Les jardins du Rivau évoquent les contes de fées qui ont nourri la littérature. Chaque jardin est inspiré par un thème issu des légendes merveilleuses du Moyen Âge.
Le château du Rivau et ses jardins de contes de fée... par Jardinoscope
Les 12 jardins de contes de fées sont labellisés "Jardin Remarquable" par le Ministère de la Culture. Véritable musée de plein-air, de nombreuses œuvres d’art contemporain se sont glissées au milieu des collections botaniques et notamment la collection de roses parfumées, agrée par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées.

Les Jardiniers du Rivau travaillent dans le respect de l’environnement et pratiquent un jardinage biologique. Les Jardins du Rivau présentent plus de 450 variétés de roses et des milliers d’autres plantes. Chaque rose a une plaquette explicative avec ses noms vernaculaires et latins.
1. Le Jardin des noeuds de Lavande
Inspiré des plans des jardins classiques, mais traités de manière contemporaine, ce jardin a deux époques de floraison. En mai, le cadre d’iris annonce les beaux jours. En juin, ce sont les floraisons et les senteurs des entrelacs de lavandes qui enchantent les sens des visiteurs.
2. Potager de Gargantua
Festin pantagruélique dressé comme une sorte de mise en bouche des jardins dans la cour des communs, inspiré par Rabelais, le potager de Gargantua présente des légumes à développement pantagruélique plantés sur un plessis de châtaignier surélevé.
Les nombreuses variétés de citrouilles, de choux et d’artichauts s’unissent aux fleurs pour mieux lutter contre leurs prédateurs et bannir ainsi l’usage des pesticides chimiques.
3. La Forêt Enchantée
Le visiteur entre dans le monde merveilleux des lutins protecteurs de la forêt. Ils défendent les nombreux oiseaux des bois du Rivau. Le dragon de fer imaginé par Claude Pasquer garde cette forêt qui abrite en avril une très belle collection de bulbes de sous-bois et tout au long de l’année des topiaires fantastiques.
4. Labyrinthe d’Alice au pays du Rivau
Errez dans le labyrinthe d’Alice au pays du Rivau, inspiré par l’univers mystérieux de Lewis Carroll. Gardé par les soldats-jardiniers décorés de haricots rouges, le labyrinthe abrite de nombreux personnages du conte original comme le lapin blanc habillé de Gloire du matin, revu par l’artiste Jean-Jack Martin.
5. Le Bois Amoureux
Le Bois Amoureux est un jardin de sous-bois, atout précieux lors des chaudes journées d’été, d’autant plus que l’on peut y prendre un bain de nature dans les hamacs suspendus aux arbres.
Les rares variétés d’érables champêtres de ce sous-bois ont été mariées et deviendront, au fur et à mesure de leur développement, des sculptures vivantes.
Les visiteurs sont invités à accrocher leur voeu le plus cher sur l’arbre à souhaits qui clôture le parcours.
6. Cassinina
Le nom Cassinina fait référence au jardin mythique où Zeus et Mnémosyne, la muse de la mémoire conçurent les neuf muses. La Cassinina est une haie adossée à une haie peuplée d’arbustes à baies comme le Fusain d’Europe, la Viorne Boule de neige ou le Laurier tin. Les rosiers grimpants rouges animent cette haie pendant l’été. À ses pieds, des collections d’allium, de pivoines, d’hémérocalles et de dahlias se succèdent.
7. La Truffière
Les archives du Rivau indiquent la présence d’une Truffière au XVIe siècle. Les Tuber Melanosporum étaient alors très communs en Indre et Loire. Les chênes truffiers replantés avec l’aide de l’INRA après la tempête de 1999 sont fidèles à cette tradition.
8. L’allée des senteurs
À l’abri des regards et du vent, cet étroit chemin renferme les senteurs des végétaux parmi les plus parfumés des jardins du Rivau. Le rosier liane Château du Rivau, hybridé par André Eve, en est la vedette. Côté Verger, l’allée des senteurs offre un autre panorama : plantes parfumées, blanches et bleus comme les allium Nigrum les juliennes des dames, les Pivoines arbustives les herbes aux perruches , les roses et les phlox s’y relayent pour l’émerveillement de tous.
9. Le Verger de Paradis
Il est peuplé d’une collection d’anciennes variétés de pommiers, de cerisiers, de néfliers et d’amandiers, menées en demi-tige comme dans les vergers d’antan. Les rosiers grimpants les enlacent et ajoutent à leur charme nostalgique. À leurs pieds, les Muscaris armeniacum, les Nigelles de Damas et les Valérianes renouvellent l’intérêt.
10. Le Jardin des Philtres d’amour
Ce jardin met en scène les plantes à effet magique. Les plantes bénéfiques s’entrecroisent aux plantes maléfiques. L’apaisante sauge officinale sera votre préférée, mais la sulfureuse mandragore vous évoquera les supplices d’antan. Le Jardin des Philtres d’amour regorge d’autres trésors et en particulier la très belle collection de rosiers pourpres et parfumés dont le très digne Charlemagne dont on ne connaît pas l’origine, ou encore Dark Lady de David Austin. La collection de roses parfumées du Rivau est agréée par le CCVS.
11. Jardin Secret
Jadis réservé aux belles dames du Rivau, ce jardin fleuri met aujourd’hui à l’honneur les roses anglaises. Le damier est planté de roses anglaises qui proviennent de croisements réalisés par l’obtenteur britannique David Austin. La nef de verdure commémore une chapelle détruite par un propriétaire anticlérical au XIXe siècle et apporte aujourd’hui un peu d’ombre aux visiteurs.
12. Jardin de la princesse Raiponce
La princesse au nom de fleur et aux longs cheveux dorés, cruellement enfermée dans sa tour sans porte, a enfin sa place au Rivau parmi les autres héroïnes de contes. On pourra même découvrir l’étrange plante Campanula rapunculus dans ce jardin en juin. Les effets architecturaux des plantations en masses de végétaux spectaculaires (association de plantes vivaces graphiques et de graminées théâtralisent ce jardin pourtant d’aspect naturel.
Texte sur les jardins offert gracieusement par Caroline Laigneau (Château du Rivau).
Château du Rivau
& ses Jardins de contes de fées
Le Coudray - 37120 Lémeré
Tel: 02 47 95 77 47
Fax: 02 47 95 78 46
www.chateaudurivau.com
Dépaysement assuré aux portes de Paris
Les Jardins Albert Kahn
92100 Boulogne-Billancourt
Un peu d'histoire :
Albert Kahn a 33 ans quand il s'installe à Boulogne en 1893 et loue un hôtel particulier situé 6 quai du 4 Septembre.
Deux ans plus tard, il devient le propriétaire de cette maison ainsi que de quatre terrains; Il entreprend alors la construction de ses jardins. En 1920, après avoir rassemblé une vingtaine de parcelles, Albert Kahn dispose d'un espace de près de 4 hectares.
Ce jardin joue un rôle important au sein du projet du mécène, dont toutes les fondations sont profondément marquées par la volonté de dialogue entre les peuples.
La démarche du banquier conduit à la création d'un genre de jardin bien particulier au XIXème siècle: le jardin dit "de scènes".

Ce jardin "mappemonde" - différents pays sont réunis sur le site grâce aux paysages représentés et aux végétaux cultivés - invite le visiteur à effectuer un voyage autour du monde..!
L'ensemble paysager se compose de deux jardins japonais, d'un jardin français complété par un verger-roseraie, d'un jardin anglais, d'une forêt vosgienne, d'une forêt dorée, d'une prairie, et enfin d'une forêt bleue suivie d'un marais.
Le village japonais
Cet espace a été créé par Albert Kahn au retour d'un premier voyage au Japon à la fin du XIXème siècle. Des artistes japonais sont venus spécialement le dessiner et le planter. Deux maisons d'habitation ont également été transportées depuis le Japon en pièces détachées.
Le jardin anglais
Le jardin anglais déploie une pelouse légèrement bombée et bordée d'une rivière sinueuse. Son pont en rocaille, qui simule un paysage naturel, et son cottage, qui évoque l'architecture normande traditionnelle, servent de ponctuation à la promenade. Tous les éléments de cette scène paysagère dénotent une recherche de pittoresque.
Le jardin français, Le verger-roseraie et La serre "jardin d'hiver"
En 1895, Albert Kahn fait appel aux prestigieux paysagistes Henri et Achille Duchêne pour dessiner le jardin français. Les travaux de restauration ont été menés dans le but de retrouver la structure originelle et l'échelle souhaitées par Albert Kahn.
Au mois de juin, les arbres fruitiers, dans lesquels s'enroulent des rosiers grimpants, se couvrent de roses et les tonnelles invitent à la promenade. Lors de la restauration de 1989, des variétés anciennes ont été réintroduites.
La forêt bleue
La couleur bleue des cèdres de l'Atlas et des épicéas du Colorado a donné son nom à cette forêt. Ces conifères évoquent les continents africain et américain, unis dans un jardin à l'image d'un monde en paix.
Le nouveau jardin japonais
Ce jardin japonais a remplacé celui qu'Albert Kahn a créé en 1908- 1909, alors qu'il visitait le Japon pour la seconde fois. Dessiné en 1988-1989 par le paysagiste Fumiaki Takano, cette œuvre originale rend hommage à la vie et à l'œuvre d'Albert Kahn.
Exposition de Bonsaï du 31 Mars au 24 juin 2012
17 bonsaï de la collection Rémy Samson* sont exposés sur le grand bassin japonais du jardin Albert Kahn. A la fois produit d’une technique horticole vieille de plusieurs siècles et œuvre d’art capable d’atteindre une perfection naturelle, le bonsaï est un paysage en miniature, un jardin en lui-même. Ces œuvres d’art végétales, âgées de 20 à 170 ans, invitent le visiteur à une douce rêverie. A découvrir pour le plaisir des yeux... sans modération !
Les bonsaïs exposés sont :
- Cerisier de Cayenne (Eugenia uniflora) 75 ans
- Banyan (Ficus retusa) 170 ans
- Pommier (Malus sieboldii) 62 ans
- Erable palmé (Acer palmatum) 72 ans
- Erable palmé (Acer palmatum deshojo)
- Cryptomeria (Cryptomeria japonica) 90 ans
- Rhododendron (Rhododendron indicum Nikko)
- Rhododendron (Rhododendron indicum Kinsai)
- Charme de Corée (Carpinus coreana)
- Micocoulier de Chine (Celtis sinensis) 75 ans
- Epinette du Canada (Picea Glauca conica)
- Pin à cinq aiguilles (Pinus pentaphylla) 165 ans
- Charme de Corée (Carpinus coreana) 90 ans
- Orme de Chine (Ulmus parvifolia) 65 ans
- Genévrier de Chine (Juniperus chinensis) 75 ans
- Pin de Thunberg (Pinus thunbergii) 95 ans
- If (Taxus cuspidata) 70 ans*Bonsaï Rémy Samson
25, rue Chateaubriand
92290 Chatenay-Malabry
www.lebonsai.com
La forêt dorée et la prairie
La forêt dorée doit son nom à ses bouleaux qui se parent en automne d'un manteau de feuilles dorées, et à ses épicéas dont les jeunes pousses prennent une teinte très lumineuse en avril. Dans la prairie, la priorité est donnée aux couleurs et aux formes végétales.
La forêt vosgienne
Cette forêt est une évocation des paysages montagneux de l'enfance d'Albert Kahn. Elle reproduit sur 3 000 m2 une forêt qui, dans les Vosges, occupe 800 000 hectares.
Qui était Albert Kahn ?
Albert Kahn est né le 3 mars 1860 à Marmoutier, dans le Bas- Rhin. Sa famille, relativement aisée, appartient à une petite communauté de commerçants juifs. Son père est marchand de bestiaux. Sa mère décède quand Albert n’a que dix ans. Il est l’aîné de quatre enfants.
À seize ans, il quitte sa région natale pour venir travailler à Paris. Il débute chez un confectionneur de la rue Montmartre, puis entre comme employé à la banque des frères Charles et Edmond Goudchaux. Tout en travaillant, Kahn continue ses études : baccalauréats ès lettres et ès sciences puis une licence de droit.
En 1892, Albert Kahn devient associé principal de l’établissement, puis crée sa propre banque en 1898. La banque Kahn prospère grâce à la spéculation boursière. Son aptitude à détecter les hausses de valeur des titres, permet au banquier d’édifier une fortune considérable.
Il dispose alors des moyens nécessaires pour œuvrer à son idéal de paix universelle. De 1898 à 1931, Albert Kahn crée diverses fondations pour favoriser la compréhension entre les peuples et la coopération internationale.
Le krach boursier d’octobre 1929 porte un coup fatal à la fortune du banquier et à la réalisation de son œuvre. Ses biens sont peu à peu saisis. En 1936-1939, la préfecture de la Seine rachète sa propriété, qui appartient depuis 1964 au département des Hauts-de-Seine.
Albert-Kahn
Musée et Jardins
10-14, rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt
Standard : 01 55 19 28 00
Fax 01 46 03 86 59
www.albert-kahn.hauts-de-seine
Une collection d'arbres à l'abri de l'agglomération environnante
Arboretum du Parc de la Vallée-aux-Loups
13 hectares au cœur du Val d'Aulnay
Châtenay-Malabry - Hauts-de-Seine

Visité mi-avril, la végétation est en train lentement de s'éveiller
Ce Parc dont les premiers documents remontent au début du XVIIIème siècle, fut racheté en 1890 par un pépinièriste Louis-Gustave Croux qui replanta la partie centrale de la propriété d'essences nouvelles afin d'exposer, dans cet arboretum, les végétaux les plus intéressants qu'il cultivait parallèlement en pépinières. Ces arbres aujourd'hui centenaires, d'un développement exceptionnel constituent un patrimoine paysager et horticole unique. Dans le but de préserver celui-ci et de poursuivre la construction du Parc de la Vallée-aux-Loups, le département des Hauts-de-Seine acheta l'arboretum en 1986 lors de sa mise en vente par Maurice Croux.
Lauréate en 1993 d'un concours européen sur la conservation du patrimoine, la propriété a fait l'objet de travaux d'aménagements et a été ouverte au public en 1994. L'arboretum compte plus de 2500 végétaux représentant environ 500 espèces différentes dont 165 types d'arbres. On y trouve des essences rares d'Amérique et d'Asie et de nombreuses variétés horticoles, notamment beaucoup de végétaux panachés (chênes, pieris, cornouillers). Les sujets représentés, d'un grand intérêt botanique, ont été mis en scène avec un souci paysager qui les valorise d'autant. Installés à distance les uns des autres afin qu'ils atteignent un développement optimal, les arbres forment, au fil des saisons, des tableaux construits et colorés dont les nuances ne doivent rien au hasard. L'élément architectural joue également un rôle. Les fabriques: kiosque, fontaine, pavillon mauresque, ponts, déterminent des points de vue pittoresques soulignés par les masses végétales.

Le ministère de la culture à renouvelé pour 5 ans le Label Jardin remarquable pour l'Arborétum, le Parc de la Maison de Chateaubriand et a étendu le label à l'Île Verte selon l'arrêté du 19 septembre 2011. Ces sites ont été remarqués pour leur histoire, leur accueil du public et leur mode de gestion respectueuse de l'environnement.

Érable palmé - Acer palmatum - Aceraceae

Andromède du Japon - Pieris japonica - Ericaceae

Au fond, à gauche, un cèdre du Liban qui a plus de 250 ans

< Hêtre pleureur - Fagus sylvatica 'Bornyensis' d'une centaine d'années - Fagaceae
Hêtre doré de Späth - Fagus sylvatica 'Zlatia' - Fagaceae >
Cèdre bleu pleureur- Cedrus libani ssp. atlantica 'Glauca Pendula' - Pinaceae
Ce cèdre planté en 1895 occupe une surface de 680 m2 au sol
et a reçu le label "Arbre remarquable de France" par l'association A.R.B.R.E. en 2001


Chêne à feuilles de Myrsine - Quercus myrsinifolia - Fagaceae

Le feuillage persistant de ce chêne est recherché au Japon pour l'élevage des vers à soie.
Ses glands commestibles appréciés des japonnais n'arrivent pas à maturité en France.

Bambou noir - Phyllostashys nigra Tétard
Arboretum de la Vallée-aux-Loups
102, rue de Chateaubriand
92290 Châtenay-Malabry
Info : O1.49.73.20.63
Maison de Chateaubriand
87, rue de Chateaubriand
92290 Châtenay-Malabry
Info : 01.55.52.13.00
http://www.hauts-de-seine.net/
Fête des plantes au Domaine de Schoppenwihr
Schoppenwihr
Un parc arboretum de 35 ha et une ferme biologique
à deux pas de Colmar
32ème fête des plantes
Samedi 28 et dimanche 29 avril 2012

La grande allée des Platanes plantés vers 1850,
marque l'entrée du domaine et s'ouvre sur la cour d'honneur
Avec 11 000 visiteurs en deux jours, la 32ème fête des plantes, qui s’est déroulée ce week-end au parc de Schoppenwihr, a battu son record absolu de fréquentation grâce à l'effort sur la qualité mis en place depuis plusieurs années mais aussi grâce au beau temps qui était au rendez-vous.
85 horticulteurs et pépiniéristes étaient présents ce week-end

Prés de la Maison alsacienne se dresse un chêne de 250 ans

Une des perspectives s'ouvre sur le château de Haut-Koenigsbourg

Un marronnier monumental en fleurs !

Le plan d'eau rectangulaire appelé "Le Miroir"

De nombreux arbres remarquables structurent ce magnifique parc

Des platanes aux troncs extraordinaires !

Un des plus anciens Taxodiums d'Europe qui respire avec ses pneumatophores
et une des îles romantiques avec le petit pont du Grand Étang

Le "Grand Gazon" s'étant vers l'est

Domaine de Schoppenwihr
68126 Bennwihr Gare, France
Tel: (33) 03 89 41 22 37
Fax: (33) 03 89 41 48 81
"Rue André Eve"
Flânerie avec le jardinier des roses
"Rue André Eve", flânerie avec le jardinier des roses... par Jardinoscope
Dans le Jardin privé de André Eve à Pithiviers, cette fin juillet fait la part belle à l'opulence des plantes vivaces dont les généreuses floraisons prennent la relève des roses qui font une pause après nous avoir gratifié de leurs éclats de mai à début juillet. Je vous invite à partager avec moi ma flânerie en compagnie du Jardinier des Roses qui a le don de transmettre à ses hôtes sa passion restée intacte alors qu'il va fêter ses 80 ans, pardon, ses 4 x 20 ans (André y tient) ce 18 août 2011. Merci André, merci pour cette journée fabuleuse passée avec toi.
PS : La ville de Pithiviers a honoré André Eve en baptisant une rue de son nom, ce qui a inspiré le titre de ma vidéo.
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