19 août 2009
Le Château du Lude, son parc et ses Jardins
Le Château du Lude
Le premier des châteaux de la Loire en venant du Nord
au carrefour du Maine, de la Touraine et de l'Anjou
Repère:
Rappel historique: Les origines du Château remontent au Xème siècle. Vaste quadrilatère flanqué de six tours et d'un éperon défensif, la forteresse fut édifiée sur la rive du Loir, aux frontières de l'Anjou.
Tel qu'il se présente aujourd'hui avec ses quatre façades, chacune de style différent, le Lude offre un rare exemple de l'évolution de l'architecture française.
La période du Moyen-Age est représentée par les tours imposantes, entourées de douves larges et profondes. C'est le temps des rivalités entre les grands seigneurs féodaux, (Foulque Nerra, Comte d'Anjou et du Lude et le Comte du Maine), puis celui des conflits nationaux durant la guerre de cent ans. Le Lude, occupé par les Anglais en 1425 est libéré 2 ans plus tard par Loré, Beaumanoir et Gilles de Rais, le légendaire Barbe Bleue. En 1457, le Château devint la propriété de Jehan de Daillon, Chambellan de Louis XI. Ses descendants s'attachèrent à embellir la demeure. Ce fut l'œuvre de Jacques de Daillon, compagnon de François 1er , puis de ses successeurs Guy et Jean. Ceux-ci confièrent à des artistes italiens le soin d'aménager la rude forteresse en demeure de plaisance.
Cette transformation correspond à deux phases de la Renaissance. "Renaissance Italienne" d'abord. Sur la façade sud dite François 1er, les tours imposantes, les meurtrières font place aux fenêtres à meneaux, richement sculptées et largement ouvertes à la lumière.
La cour d'honneur aux plaques de marbres illutre parfaitement la "Renaissance Française" du XVIIème siècle: symétrie et sobriété des lignes, pilastres corynthiens et frontons baroques sur les fenêtres.
L'aile orientale vers le Loir, fut contruite à la veille de la Révolution par la Marquise de Vieuville. Cette façade sobre, dépouillée est un pur exemple du "Classissisme" du XVIIIème siècle.
Le Lude appartient aujourd'hui à la famille de Nicolaÿ qui s'efforce de préserver et de remettre en valeur les témoignages des temps passés, tels les souterrains, le grenier, les anciennes cuisines et les jardins.
LES JARDINS DU LUDE
La structure des jardins du Lude a été réalisée dès le XXIIème siècle, comme en témoignent les différentes terrasses et l'élégante balustrade qui domine le Loir. Le potager s'étendait le long de la rivière, les autres espaces étant réservés au jardin d'agrément. L'évolution de la mode des jardins entraîna des transformations successives dont les plus notables sont dues au paysagiste Edouard André, à la fin du XIXème siècle. Le potager fut alors éloigné du château pour laisser la place à de grands jardins romantiques, tandis que la parc était planté à l'anglaise et agrémenté de fabriques.

Le Porc-épic, emblème du roi Louis XII

Arbuste Daphne odora - Bois joli ododant
Le Jardin de la Source
A l'orée du parc, rompant avec la majesté des terrasses, un petit jardin de vivaces entoure un kiosque d'inspiration chinoise. La source est enfouie sous une grotte, elle réapparaît dans le Loir, au pied de l'ancien embarcadère. Ces différents éléments décoratifs caractérisent l'aménagement d'un jardin romantique au XIXème siècle. Il est planté de buissons et vivaces à floraison hivernale (sarcococca humilis, viburnum fragrans, lonicera standishii, hellébores ... ) et printanière (viburnum carlesii, pivoines chinoises, geraniums, euphorbes, ... ).
La promenade du parc
Quittant le jardin de la source, le chemin s'engage sous les hêtres pourpres, d'où s'offre une belle perspective vers le château. En retournant vers le Château, le chemin longe les murs du potager que l'on peut apercevoir à travers une grille.

Le Loir et la fabrique d'inspiration chinoise
Le Jardin Bas
Au pied de l'Eperon s'étend le jardin formel qui suit le cours de la rivière sur plus de 200 mètres. Le dessin rigoureux, souligné par des ifs en topiaire autour de grands bassins, contraste avec le "parc agricole" qui s'étend sur l'autre rive du Loir. Ce jardin dont le dessin d'origine remonte à 1880, reste fidèle à l'esprit de son créateur, le paysagiste Edouard André. La base du mur, rythmée de contreforts d'ifs, est plantée d'arbustes à floraison parfumée, tels que Chimonantus preacox, lilas, seringats, calicanthus, ainsi que de grands rosiers en buisson.
Le jardin de l'Eperon
Ce jardin qui s'étend aux pieds de la façade Louis XVI, doit son nom à l'Eperon de maçonnerie qui protégeait la forteresse du côté de la rivière. Au XVIIIème siècle, lorsque la basse cour et ses deux tours furent rasées pour céder la place à l'aile Louis XVI, les murs de fondation furent remblayés afin d'accueillir un jardin. Celui-ci a été redessiné en 1997. Les haies d'ifs soulignent les murs des anciennes fortifications. Un labyrinthe de buis occupe le triangle de l'Eperon tandis qu'une roseraie a été plantée face à la terrasse. On y trouve essentiellement des rosiers chinois, roses thé et hybrides de moschata accompagnés de plantes vivaces.
Sur la façade côté parc, plusieurs médaillons représentent des rois de France

Les douves, témoins d'un passé féodal

Perspective sur le Loir depuis la promenade du Parc

Plan du Parc et des jardins du Château du Lude

Pont sur le Loir au Lude à proximité du Château
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Château du Lude
72800 Le Lude
www.lelude.com
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Une représentation de Léonard de Vinci à Amboise
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29 juin 2009
Le château de Sully-sur-Loire
Image du jour
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12 avril 2009
Des murs médiévaux qui abritent des jardins de 1960...
La forteresse médiévale de Ballon, au nord du Mans, posée sur un éperon rocheux, marquée par un riche passé historique entre Henri IV et la Révolution française, défendait l'accès au Maine. Le Donjon de Ballon est classé Monument Historique depuis 1923.

Les jardins, d'où l'on jouit d'un point de vue saisissant sur la Normandie, créés en 1960, présentent des collections d'arbres fruitiers botaniques, de roses anciennes ainsi que des clématites, pivoines et viburnums.
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Contact:
M. et Mme GUEROULT (Jardin Privé)
72290 BALLON
Téléphone : 02.43.27.30.51
http://www.donjondeballon.com
01 novembre 2008
Chaumont-sur-Loire aux couleurs de l'automne…
Image du jour

Le château de Chaumont-sur-Loire vue depuis le train Tours-Blois (Pastel Patrick photoshop)
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31 août 2008
Les jardins de Chaumont 2008, pour prolonger le partage…
Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage
Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)
17ème Festival International des jardins
Thème 2008: "Des jardins en partage"
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Pour ce 17ème Festival de Chaumont-sur-Loire, les jardins rivalisent, plus que jamais, d'inventivité, de créativité, d'imagination, d'extravagance, de poésie ou de réalisme pour nous proposer une déclinaison très large de "l'idée de partage". Les créateurs ont concocté 26 nouveaux jardins, pas toujours conformes, il est vrai, aux canons conventionnels de l'esthétique, mais faisant échos aux préoccupations que nous devons partager pour la protection de notre chère planète.
Pour vous aider à "décoder" chacun de ces jardins et mieux en "partager" le(s) sens,
j'ai recopié les explications fournies sur le panonceau à l'entrée de chaque jardin.
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Entre 2
Marion ROBERT et Laurent GONGORA, étudiants à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg,
Alice ROUSSILLE, professeur, France

D’élégants portiques très écologiques et un foisonnement de claustras de bois que chacun peut ouvrir et fermer selon le principe du store déroulant, structurent ce jardin. Et l’on s’aperçoit que cette nouvelle manière de clôturer l’espace du jardin favorise l’échange. Au fil du parcours, les cloisons deviennent progressivement bancs, hamacs et jardinières.
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Cinq pour un
Virginie PIGEON et Sébastien OCHEJ,
architectes-paysagistes, Belgique

Des parcours en caillebotis divisent l’espace en 5 parterres de couleurs unitaires planté d’essences variées (vivaces, graminées, annuelles ou potagères). Les miroirs dressés au bout de ces parcours reflètent cet espace divisé, mais derrière cette vision figée, les essences se mélangent, les chemins convergent, et ce jardin "partagé" devient lieu de partage.
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Cocagne de jardin !
Benjamin CHAMBELLAND, étudiant à l’ENSAP de Bordeaux, Marie-Ange GIRAUDEL,
Professeur, Stéphane DUPRAT, paysagiste, Stéphane DOUSSARD, encadrant-maraîcher du Jardin «bio-solidaire»,
Jeannette, Yves, Suze, Thomas & Filomena, jardiniers au Jardin «bio-solidaire» de Blois
(réseau des Jardins de Cocagne), France

Ce jardin est né d’un processus de création collectif entre une école de paysage et une association du réseau des jardins de Cocagne, jardins maraîchers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle. A travers la production et la distribution de légumes biologiques sous forme de panier hebdomadaire, ces jardins permettent à des personnes en difficulté de reconstruire un projet professionnel. Ces cinq potagers de légumes
anciens, conçus par cinq jardiniers très différents les uns des autres, font ressortir et transmettent quelques grands principes de culture comme la culture sur billons, le cycle du végétal et les nécessaires associations de plantes.

L'hormone naturelle de bouturage et l'art de faire un bon…billon
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Jardin poubelle
Christine et Michel Péna, paysagistes

Soucieux des préoccupations environnementales dont chacun devrait avoir conscience, Christine et Michel Péna réalisent à Chaumont-sur-Loire un jardin à partir de la récupération de tous les déchets des autres jardins du festival 2008, qui ont été broyés, concassés, compactés pour réaliser un jardin de base évoluant tout au long du festival. Ce jardin doit être comme un "Jardin Nid de Souris", lieu extraordinairement douillet et accueillant, fait avec des matériaux de récupération de toutes sortes, morceaux de laine, de roche, de plastique, de bois, clous dans lequel de petits souriceaux fragiles grandissent au chaud et dans la douceur……
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Le Parfait
Jean-Noël CAILLAUD, paysagiste, Pierre NAVARRA, ingénieur en microélectronique,
Emmanuel SORIN et Guillaume SURGET, architectes, France

Hommage aux conserves de nos grands-parents, le Parfait est un jardin qui reprend ses droits autour d’une cuisine décentrée par la présence d’un vieil olivier. 4 jardins et autant de patios, tous lieux d’échanges et de partage entre générations, amis et voisins... Entre ces différents espaces court un mur en terre serti de plus de 200 bocaux qui contiennent chacun une recette de famille. Le Parfait est également le résultat d’une réflexion sur le partage des saveurs et des goûts, le partage entre le dehors et le dedans.
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Un champ partagé
Laurence KIMMEL, architecte-artiste et Clara SIGALEVITCH, designer-architecte d’intérieur, France

Comme l’abeille, à la fois une et multiple dans ses tâches, le tasseau de bois est décliné dans ce jardin en lignes de séparation et en perspectives. Sous la forme d'une marquèterie séparant les prairies fleuries ou sculpture de longues tiges ligneuses enserrant le domaine des abeilles, le bois y est omniprésent. Formant une cabane-ruche dans laquelle vient se faire entendre et apercevoir, le temps d’un festival, un essaim entretenu par des apiculteurs, ce poétique jardin rappelle au public l’enjeu écologique de la cohabitation entre l’homme et son environnement. Il souligne le rôle essentiel et menacé des abeilles pour les pollinisations et la diversité des espèces végétales.

Les abeilles étant sensibles au bruit, il est recommandé de les observer en silence
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Le jardin bien partagé
ATELIER KABA - TEAM ZOO : Hiroshi NARUSE, paysagiste assisté de Luc ESTIVANT, Alidad PIRNAZAR, Nathanaël
RIVE, Patrick GEFRIAUD, Anne-Marie CASELLES et Olivier COUPILLE, musicien, France & Japon

Autour de l’idée de partage des eaux, ce jardin qui déborde de la parcelle avec une rizière, présente le cycle de l’eau, de son milieu naturel (pluie, ruissèlement...) à sa domestication par l’homme pour divers usages. Toutes les déclinaisons et possibilités de l'emploi et de la préservation de l'eau y apparaissent. Capteurs solaires, sol de paille et argile, bassins et matériaux de récupération constituent les autres points forts de ce jardin, reflet de préoccupations très contemporaines de traitement de l’eau et de l’énergie.
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Espaces d'espèces
Ville de Lyon, Jardin Botanique, France

Ce jardin est une "allégorie" du passage des plantes botaniques aux espèces horticoles. Ce jardin rappelle que les jardins botaniques sont des lieux d’échanges des végétaux et d'acclimatation d'espèces venues de terres souvent très lointaines. Il évoque donc les voyages et les transports maritimes des plantes: une demi-sphère métallique au centre du jardin contient des plantes botaniques issues des collections du jardin botanique de la ville de Lyon. Allégorie du bateau, un filet surplombe une mer scintillante de billes de verre. Lieu de rencontres et de partages, ce jardin est un hommage aux plantes et aux personnes qui les ont découvertes.

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Réuni-ombres
LA VIE EN VERT : Marie-Claire MARTINEAU, Alexandre GAGNON, architectes-paysagistes,
Antony COTE, ingénieur mécanique, Véronique LAFLAMME, designer de l’environnement
et Vincent LEMAY, architecte paysagiste, en collaboration avec François GUIBERT, architecte-paysagiste,
Canada & France

Conçu par une équipe de Montréal, ce jardin, séparé en deux hémisphères, contitué d'un parcours en forme de huit, comprenant une zone ensoleillée et une autre ombragée et fraîche, joue sur le principe de "mieux diviser pour réunir". Le public est invité à déplacer les parasols colorés le long de rails, construit selon un schéma très ingénieux et très sophistiqué, inspiré des méthodes de construction et de sécurité du métro de Montréal, pour créer différentes atmosphères et lieux de rencontres entre les deux parties du jardin.
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Repos éternel
GARAGE PAESAGGIO + CYTERA : Gabriele DE SANCTIS, Luca DIONISI, Francesco TONINI, Elena GEPPETTI
et Serena SAVELLI, étudiants en paysage à l’Université de Rome La Sapienza,
Fabio DI CARLO, Professeur, Italie

Provocateur et profondément juste, ce jardin italien est au cœur de l’idée de partage. Quel jardin est, en effet, plus partagé qu’un cimetière? Ces étudiants romains proposent aux visiteurs le frisson de s’allonger confortablement sur des sépultures anonymes pour un moment de contemplation immobile. Entre les chaises longues, d’autres tombes faites de dalles de gazon et des treilles de grimpantes parfumées en guise de pierres tombales, sans compter quelques cyprès, symboles forts des cimetières et des jardins italiens.
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Meli-Mélo
Ville de Paris, Direction des espaces verts et de l’environnement

Ce jardin-table est un vaste potager où deux trames se superposent. La première, au niveau du sol, est divisée à l’extrême en planches de culture, l’autre, plus aérienne, est occupée par une longue table en zinc, allusion aux cafés parisiens, et qui prend au fil du jardin différentes fonctions. Les micro-parcelles cultivées alentour évoquent la mixité culturelle de nos villes: plantes nées sous des climats proches ou lointains, légumes oubliés et légumes retrouvés, photographies de « jardins partagés », rappel d’expériences parisiennes... avec de nombreuses surprises à partager.
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Nordic Dreams
1:1 LANDSKAB: Jacob Kamp et Trine Trydeman, paysagistes, Danemark

Le projet de cette équipe danoise rend compte des contrastes de couleurs et de textures qui font la spécificité des paysages, mais aussi de la lumière et du design des pays du Nord. Dans une "forêt" de pins, tapissée de fraises sauvages, on accède, à travers un mur de rondins, à une pièce rectangulaire où dominent des tonalités gris-bleu. Au fond du jardin au sol tapissé de sable très blanc, un écran panoramique en trompe-l’œil permet de s’évader vers un ciel nordique et favorise la contemplation d'un paysage profondément apaisant.
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Vasques vives
Benoît Saillard, atelier Coralis
Les vasques vives sont nées du travail de recherche et d'observation méticuleuse sur l'eau de l'hydraulicien Theodor Schwenk et de sa collaboration avec le sculpteur anglais John Wilkes. Résultant de l'analyse scientifique du mouvement de l'eau (appelé lemniscate de Bernoulli) dessinant dans sa chute le mouvement de l'infini, ces vasques vives allient qualité artistique et intérêt scientifique. Ce mouvement pendulaire accroît la qualité de l'eau et permet sa purification et sa vivification. Outre son utilisation pour les jardins d'eau, cette méthode contribue, en agriculture, à un assainissement biologique (phyto-épuration). de plus, l'harmonie des sons générée par la chute de l'eau favorise la concentration et la détente.
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Graines de conscience
Florence Mercier, paysagiste

Aujourd’hui la Terre se présente comme un grand jardin que nous avons à partager. Le jardin de Florence Mercier est composé de fragments de paysages symbolisant un continent (l’Océanie, l’Europe, l’Afrique et l’Asie), et immerge le visiteur dans différents univers poétiques.
Tel un carnet de voyage, il invite le promeneur à parcourir ces paysages, dont les atmosphères, les impressions et les émotions surgissent, se juxtaposent et se partagent, comme les mécanismes de la mémoire.
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La halte
Céline LE TIXERANT et Axel EQUILBEY, paysagistes DPLG, France

Ayant longtemps exercé au Maroc, les concepteurs de ce jardin proposent de retrouver cette ambiance méditerranéenne où tout se partage et s’échange autour du point d’eau central, qu’il soit lavoir, abreuvoir ou fontaine... Le miroir d’eau pris dans un socle chaulé blanc, émerge d’un sol savamment fragmenté. Autour, la végétation, de type méditerranéen, s’est immiscée jusque dans les espaces interstitiels, se glissant dans les failles ou se développant en bandes irrégulières.
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Reflexion
A.P.ART : Majid ESFEYNI FARAHANI, architecte-sculpteur,
Véronique HOURS et Fabien MAUDUIT, architectes, France

D’une infinie poésie, ce jardin offre au regard un bassin de plantes aquatiques saturé de reflets engendrés par une maille scintillante, constituée d’une multitude de petits miroirs oscillants. surplombant l'eau. Symbole du partage des paysages effectué par l’homme, une jetée en métal d’apparence rouillée, construite au-dessus de l’eau, vient fendre ce paysage onirique et blanc et offre au public différents points de vue incitant au rêve.
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Le jardin corail
Bruno MARMIROLI, paysagiste, Chloé BARRET et Patrick GENTY, France

Ce jardin très structuré et très coloré est un hommage à l’anthropologue Borislaw Malinowski. Il invite à partager la vision d’une société mélanésienne et ses attitudes face à l’environnement, à travers trois espaces mettant en valeur l’importance de l’échange et du don, ainsi que la fragilité de l’équilibre entre le sauvage et le jardiné. Avec son totem central et sa large palette chromatique, ce jardin entraîne le visiteur vers un voyage exotique, poétique et dépaysant.

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Eloge du compost
Guillaume QUEMPER, paysagiste, Vivian EON, menuisier, Emmanuel GUERTON, paysagiste
et Damien PROVENDIER, botaniste et ingénieur écologue, France

Très respectueux de l’environnement, ce jardin présente plusieurs techniques écologiques à réutiliser dans votre jardin. On y trouve ainsi trois puits à composts en gaules de noisetier tressées à différents stades d’évolution, des associations végétales positives au sein de quatre potagers diversifiés, cinq types de haies sauvages et une plateforme menant à des "toilettes sèches" qui permet d’avoir un point de vue sur le jardin. L’ensemble sert de support à de nombreux outils pédagogiques.
"Les loges du compost" ou les toilettes sèches !
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Le jardin qu'on mange
Cristiano TORALDO DI FRANCIA, Franco PANZINI, architectes-paysagistes et enseignants,
Cristina ANTONELLI, Laura FELICIANI et Silvia PETRINI, architectes-paysagistes, Italie

Avec ce jardin, à la fois verger et potager, les concepteurs ont souhaité rendre ses lettres de noblesse à l’agriculture traditionnelle et aux produits de saison, en imaginant un "menu au km 0" valorisant la nourriture de proximité. Une table collective, sort de la terre couverte de ses produits et totalement immergée dans l’ambiance du territoire agricole. Au delà de la valorisation du cycle de la graine, du produit et de la table, ce jardin valorise l’idée que la richesse du paysage que des totems de boîtes de conserve illustrent, viendra aussi de celle de notre alimentation, loin de la dictature des goûts et des coûts.
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Fragment'ère
Institut National d’Horticulture d’Angers : 14 étudiants, Vincent Bouvier, Guillaume Sevin, Claude
Figureau, Jardin botanique de Nantes, & Service des espaces verts de la ville d’Angers, France

Ce jardin, réalisé conjointement par des étudiants de l’Institut National d'Horticulture, des professeurs et des professionnels, raconte comment la ville d'Angers raconte comment la fragmentation de la terre a créé la biodiversité.
Murs végétalisés et cheminements en delta divisent le jardin pour mieux distinguer quatre niveaux d’évolutions végétales. Les végétaux qui colonisent les murs, système d’agencement de pierres volcaniques, assurent la transition d’un niveau d’évolution à l’autre et symbolisent le partage et la dérive des continents.
Angiospermes • Bryophytes • Gymnospermes
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Le chou Romanesco et la fougère
Jean-Marc SCHNEIDER, designer, Maurice MARCHESI, paysagiste et GONTHIER HORTICULTURE, France

Ce jardin propose d’envisager le partage du territoire entre espaces naturels, où règne la biodiversité, et espaces cultivés où domine la sélection organisée. Il montre l’imbrication fragile entre le sauvage et le domestique. Le visiteur y trouve de précieuses idées de récupération d’eau (impluvium d'accueil), de fabrique de compost et de clôtures en bois de noisetier. Ce jardin traite aussi du partage sous l’angle des formes fractales des plantes, fractionnant des formes à l’infini, telles celles, magiques, du Chou Romanesco.

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Beauvais, ville de 59000 habitants, chef lieu du département de l'Oise
Prix national du décor du potager pour son utilisation exemplaire
de légumes et de plantes condimentaires dans le décor floral urbain
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Bitche, commune de 6838 habitants au nord-est de département de la Moselle
"Jardin du cancre"
Le service des espaces verts de la ville de Bitche, précurseur dans l'utilisation des mélanges de plantes vivaces et d'annuelles depuis plusieurs années, propose en bordure des restaurants de Chaumont, un "jardin école" à la fois naturel et durable. Intitulé "Jardin du cancre", il offre aux visiteurs une installation de bureaux d'écoliers transformés en petites serres pour y réaliser des semis. L'ensemble du massif est réalisé volontairement dans des tons pastels avec des couleurs plus vives pour l'installation afin de faire ressortir les bureaux.
Le cancre
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.Jacques prévert
Toi(t) à terre
Rainer Gross
Sculpteur allemand vivant à Bruxelles, Rainer Gross a conçu un dyptique de bois, inspiré des formes du donjon du Château de Chaumont-sur-Loire. La position inversée ou couchée des œuvres marque la conscience qui est la sienne de la force et de la fragilité des œuvres de l'homme face au temps et aux aléas de l'histoire.

Le Château de Chaumont-sur-Loire vu depuis la Loire
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Voir l'album photos des festivals des années antérieures ![]()
Pour aller sur le site officiel des Jardins de Chaumont ![]()
25 mai 2008
Courson, tout ce que compte le microcosme du jardinage…
Journées des plantes printemps 2008
48ème édition (16, 17 et 18 mai 2008)
Repère:
Le Château de Courson a été construit vers 1680 pour Nicolas de Lamoignon, intendant du Languedoc. Il appartient depuis 1775 à la même famille. Ce château s'insère naturellement au cœur de la quiétude du parc, fruit du travail des paysagistes des XIXème et XXème siècles, notamment Louis-Martin Berthault, Denis et Eugène Bülher.
Le parc fait l'objet depuis 1982 d'une restauration menée en partie avec le concours de l'Agence des Espaces Verts d'Ile-de-France. Les essences - arbres et arbustes à fleurs dont plus de 2000 nouvelles plantations - alliant botanique et esthétisme témoignent de la passion de ses propriétaires successifs pour les arts des jardins et de la botanique.
Le Parc du domaine de Courson

Rhododendrons et azalées se disputent la vedette

Rhododendrons en pleine floraison

Hydrangea paniculata aux délicates fleurs blanches

Bernache du Canada (Branta canadensis) et ses petits
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L'exposition

Chacun regarde, admire, fouine, s'informe…on ne sait plus où donner de la tête…
…parmi les quelques 250 exposants !

< Tropicasa, "éco-logis en bambou" (Pépinières de la Bambouseraie)
Le Jardin François a un stand très fourni et coloré >

Rosa 'Burgundy Ice' • André Eve • Mérite Printemps de Courson 2007

Il n'y a que l'embarras du choix pour chiner…!

Un Iris presque noir chez Cayeux

L'orange lumineux de la Rose 'France Libre' chez Delbard se remarque de loin

"Une fenêtre sur le monde jardinier"

Cornus Kousa 'Ed Mezitt' • Cornaceae • Pépinière Le Try
Floraison verdâtre de mai à septembre suivie de fruit rouge.
Le feuillage bronze est superbe en automne, se desquame en plaque

Un point d'eau original avec son arrosoir fontaine
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Quelques récompenses remarquées par Le JardinOscope

Certificat botanique "plantes alpines" pour une rareté originaire du Chili
Calceolaria uniflora - Var. darwinii • Plantword

Mérite de Courson: Aesculus x Mutabilis 'Induta' • Pépinières Adeline

Mérite "Arbustes": Hydrangea paniculata 'Dharuma'
Pépinières de la Thyle

Mérite de Courson: Pelargonium 'purple unique'……"géant" (2,20 m)! • GAEC Hortiflor-Bureau

Mérite "plantes de serre": Erythrina x Bidwillii • Pépinière Fleurs du Sud

Tulbaghia violacea 'Sylver lace' • Arom'Antique

Recommandation: Acer palmatum 'Ukigumo' • Pépinière du Val de Jargeau

Recommandation: Fuchsia 'First-Success' • GAEC Hortiflor - Bureau
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Domaine de Courson - 91680 Courson-Monteloup (Essonne)
Tél. 01 64 58 90 12 – Fax 01 64 58 97 00
E-mail : contact@domaine-de-courson.fr
Voir le site de Courson: www.domaine-de-courson.fr
09 mars 2008
Visite éclair de la cité de Loches (37)

cliquez sur plan pour l'agrandir
Vue du logis royal depuis le jardin panoramique
Qui pourrait se lasser de la vue exceptionnelle qu'offre le Jardin sur le Logis Royal, à droite, et l'Église Saint-Ours? D'ici, on voit que le Logis a été édifié en deux temps, à des époques différentes. La partie méridionale du bâtiment, édifiée au XIVème siècle, présente un aspect féodal, avec ses quatre tourelles, son chemin de ronde et sa tour. Une fonction défensive que vient asseoir la présence d'une échauguette que l'on aperçoit au niveau du pignon et qui permettait de surveiller les alentours. Quant à la partie septentrionale du Logis, datée du début du XVIème siècle, sa décoration annonce déjà la Renaissance. Trois belles lucarnes éclairent ainsi les combles dont on voit nettement que les toits ne se raccordent pas. A l'extrémité nord enfin, une gracieuse terrasse à balustrade de pierre donne sur la rue des Fossés Saint-Ours. A gauche du panorama, on peut apercevoir l'Èglise Saint-Ours. Edifiée à la fin du Xème siècle, mais revue au XIIème siècle, elle présente une silhouette pour le moins insolite avec ses quatre pyramides dirigées vers le ciel. Les deux clochers d'abord. Celui qu'on observe à l'ouest, de forme octogonale et d'aspect sévère, a été posé au XIIème siècle. Le clocher oriental est plus élégant, étage supérieur ouvert de deux larges baies et flèche bordée de petits clochetons d'angle. Moins élevées mais non moins spectaculaires, les deux pyramides octogonales creuses, les fameuses "dubes" qui recouvrent la nef, font toute l'originalité de l'édifice.
Le logis royal
Le logis royal est édifié au XIVème siècle, par Charles Vl-le-Fol, à partir du "Vieux-logis" existant. Grand amateur de plaisirs, le roi le conçoit pour l'agrément, mais soucieux de sa sécurité, conserve une tour de guet du bâtiment précédent. Elle deviendra la Tour Agnès Sorel*.
Le Château est resté dans le domaine royal jusqu'à son pillage à la Révolution. Devenu Bien National, il est utilisé en sous-préfecture de 1801 à 1926. Il est ensuite cédé au Conseil Général de l'Indre et Loire, qui à partir de 1948 l'ouvre au public.
Le jardin et les terrasses offrent une vue étendue sur la Ville de Loches, la vallée de l'Indre et les paysages de Touraine.
Collégiale Saint-Ours (XIème et XIIème siècles)
Fondée vers 965 par le comte d'Anjou Geoffroy Grisegonelle, le père de Foulques Nerra, la collégiale Notre-Dame du Château, desservie alors par un chapitre de douze chanoines, fut construite pour abriter une précieuse relique: la ceinture de la Vierge. A la Révolution, la collégiale devint l'église paroissiale Saint-Ours, reprenant le statut et le vocable d'une église aujourd'hui détruite, située en contrebas. Véritable "splendeur romane", l'édifice, tel qu'on le connaît aujourd'hui est l'œuvre du prieur Thomas Pactius et date principalement du Xllème siècle. Son architecture est marquée par un portail polychrome sculpté de personnages et d'animaux fantastiques tirés des bestiaires du Moyen-Age. La Collégiale présente également une particularité unique en France: sa nef est recouverte de deux pyramides octogonales creuses appelées "dubes ", élevées vers 1165. Celles-ci ont sans doute contribué à révéler "l'étrange et sauvage beauté du monument dont partait Vlollet-le-Duc. Depuis le 2 avril 2005, le tombeau d'Agnès Sorel* y a été replacé.
* Agnès Sorel, Dame de Beauté (1425 - 1450), première femme à porter le titre officiel de maitresse du roi de France (Charles Vll).
Le Grand Donjon
Le grand Donjon est bâti au XIème siècle par Foulques Nerra, comte d'Anjou. d'une hauteur de 36 mètres, c'est l'un des plus grands donjons de l'époque romane. Depuis sa restauration par le Conseil Général de l'Indre et Loire, des passerelles permettent de découvrir des endroits jusqu'alors inaccessibles. Du sommet, vous pouvez "surveiller" la cité et la campagne environnante comme le faisaient les soldats il y a dix siècles.
Le jardin public panoramique offre une vue exceptionnelle sur la cité royale
Site officiel de la Ville de Loches (37) ![]()
08 décembre 2007
Parc et potager du Château de La Bussière
Domaine de 65 ha abritant un potager et un vivier de tradition
autour du Château des Pêcheurs de XVlllème Siècle.
45230 - La Bussière

Ce Château membre de la route Jacques Cœur, classé Monument Historique,
est toujours habité depuis le XVlllème siècle,

Le Château de La Bussière est entouré d'un étang de 6 hectares
dans un parc dessiné par Le Nôtre.

Architecture en briques rouges losangées du XVlllème siècle

Le musée de la pêche en eau douce au sein du Château
regroupe une intéressante collection d'objets anciens et d'œuvres d'art.

La faïence de Gien fleurit la table du Château devant la cheminée.

En savoir plus sur la faïencerie de Gien ![]()

Une barque invite à une partie de pêche sur l'étang

Le Potager familial du XVlllème siècle d'1,5 ha entièrement clos de 700 m de murs.
Les fleurs se mêlent aux légumes, cucurbitacées, plantes aromatiques et médicinales

Le très ancien puits du potager

Dans le parc, un circuit des cabanes est proposé aux plus jeunes:
Ici, une cabane vivante en osier (Saule) dont les branches enfoncées dans le sol ont raciné.
Promenade dans le parc et au bord de l'étang
Site officiel du Château de La Bussière ![]()
Feuilleter le carnet de visites "La Loire et ses Châteaux" ![]()
03 décembre 2007
Actu@lité du jour

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Voir le reportage du JardinOscope sur le festival des jardins 2007 ![]()


































































































Le Château de Courson a été construit vers 1680 pour Nicolas de Lamoignon, intendant du Languedoc. Il appartient depuis 1775 à la même famille. Ce château s'insère naturellement au cœur de la quiétude du parc, fruit du travail des paysagistes des XIXème et XXème siècles, notamment Louis-Martin Berthault, Denis et Eugène Bülher.

















































