12 novembre 2006
Le Schlumbergera fleurissait déjà la véranda de mon enfance
Carte d'identité:
De la famille des Cactaceae, le Schlumbergera dans son milieu naturel (le Brésil) est une plante vivace épiphyte succulente.
Feuillage: Ses tiges plates et segmentées forment une touffe retombante persistante.
Hauteur: 30 cm - encombrement variable jusqu'à 50 cm+.
Floraison: Le Schlumbergera fleurit sur les feuilles de l'année précédente dans la maison entre le milieu de l'automne et le début d'hiver d'où son nom vernaculaire de cactus de Noël. Les fleurs apparaissant à l'extrémité des articles sont formées de pétales allongés.
Ses fleurs sont régulières à la différence du Zygocactus, très proche.
Couleurs: Les Cactus de Noël présentés ici ont des fleurs rouge-vif ou rose-pâle. Mais il existe également des variétés aux fleurs blanches et même oranges.
Une autre variété nommée Rhipsalis ou Rhipsalidopsis est aussi appelé Cactus de Pâques, sa floraison étant plus tardive que les précédents.

Fiche de culture:
Plantation: En pot, en jardinière ou en suspension, après la période de floraison, au printemps dans un substrat pour cactées (mélange de terreau, de sable et de tourbe pour l'acidifier un peu), bien drainé et frais.
Rusticité: Le schlumbergera est non seulement gélif, mais il est frileux en dessous de 10°C minimum.
Ses tiges plates et segmentées sont à peine enracinées et réclament des bassinages en été.
Exposition: beaucoup de lumière sans soleil direct mais chaleur raisonnables (18-20°C le jour et 15-18°C la nuit).
A noter que les tiges de ces cactus sont fragiles, pensez à les éloigner des zones de passage.
Arrosage: Il ne formera ses fleurs que s’il est soumis à un stress hydrique. Donc pour provoquer “l’induction florale” diminuez les arrosages dès octobre - et faites-le "un peu souffrir", n’entreprenez de l’arroser que lorsque les tiges montrent des signes de flétrissement.
A partir de l’apparition de boutons, reprenez progressivement les arrosages avec de l'eau non calcaire et à température ambiante. Ne laissez jamais d'eau stagner dans la soucoupe ou le cache-pot car leur racine pourrissent facilement. Néanmoins, le terreau doit être toujours humide pendant la période de floraison.
Apportez éventuellement de l'engrais pendant le période de floraison pour la stimuler. Par contre supprimez tout engrais en dehors de la floraison.
Il est déconseillé de déplacer ou de tourner la plante pendant toute sa période de floraison ce qui provoque la chute des fleurs dans la plupart des cas.
Après la floraison, laissez sécher le substrat entre deux arrosages.
Un séjour estival à l'extérieur jusqu'à fin octobre, à mi-ombre avec beaucoup de lumière et peu d'eau est bénéfique pour provoquer le fleurissement en automne.
Le rempotage dans une terreau spécial cactées est à faire au printemps seulement si le pot devient trop petit et instable selon la taille de la plante.
La multiplication se réalise, après la floraison, de préférence entre fin mars et juillet, en coupant des extrémités de tiges non fleuries comportant de 3 à 4 segments souvent nantis de petites racines aériennes.
Laissez sécher quelques heures, puis plantez en pot en enterrant un segment au moins dans 3/4 de sable et 1/4 de tourbe. On peut confectionner des potées plus fournies en groupant plusieurs boutures.
Le repiquage n’est pas utile tant que le pot initial n’est pas trop petit.
10 novembre 2006
Les orchidées aux délicates fleurs envoûtantes…
Orchidée "Papillon"
Orchidée 'Phalaenopsis'
Carte d'identité:
Plante selon l'espèce épiphyte ou lithophyte de la famille des orchidacées, originaire principalement du Sud-Est asiatique.
Floraison: L'Orchidée fleurit à partir de novembre-décembre pendant 6 mois.
Les fleurs ont une forme qui rappelle un papillon d'où l'origine de son nom 'Phalaenopsis'.
Couleurs des fleurs: toutes à l'exception du bleu. Elles sont de couleur unie ou tachetée, mouchetée, marbrée ou rayée.
D'apparence délicate, l'orchidée 'Phalænopsis' est en réalité la plus facile à conserver en appartement à condition de respecter quelques règles simples de culture.
Achetez la en boutons
Pour profiter le plus longtemps possible de sa floraison, choisissez une plante en boutons, avec un ou deux fleurons épanouis. Cela vous permet d'être sûr que les boutons ne sécheront pas sans s'ouvrir. Certaines potées possèdent une seconde tige florale cachée entre les feuilles, cherchez bien et profitez de l'aubaine !
Vérifiez, au moment de l'achat, à travers la transparence du pot en plastique, si les racines sont bien épaisses, blanches et saines (sans nécroses ou traces de parasites). Veillez aussi à l'état du feuillage qui ne doit présenter aucune tache.
Précautions à prendre pour le transport:
Le Phalaenopsis n'aime pas les changements de température, qui font tomber ses boutons. En hiver, exigez un emballage protecteur contre le froid. Placez le pot à l'intérieur de l'habitacle de la voiture et non dans le coffre. Calez-le bien droit pour que le compost ne se répande pas.

Fiche de culture:
Exposition: Placez le pot derrière une fenêtre bien lumineuse. Evitez toutefois les
rayons directs trop forts. Une exposition à l'est ou à l'ouest est idéale et
offre un éclairage quotidien suffisant. La température moyenne d'un
appartement chauffé (18 à 20 °C) convient parfaitement.
Le substrat: Le substrat dans lequel votre ochidée vous est fournie est composé de morceaux d'écorces, de bouts de mousse et de polystyrène, et n'a nullement besoin de terre, ni de tourbe. Si ses racines sortent du pot, ce n'en est que mieux. Par contre il faut alimenter la plante lors des arrosages avec de l'engrais spécial orchidées.
Arrosage: Le Phalaenopsis ne demande qu'un arrosage hebdomadaire. Pour bien imprégner le subtrat, baignez le pot pendant un quart d'heure dans une cuvette remplie d'eau non calcaire. Après l'arrosage, égouttez la plante et videz l'eau de la soucoupe ou du cache-pot.
Vaporisation: Le Phalaenopsis supporte de séjourner en appartement à condition que l'air ambiant soit suffisamment humide. Placez le pot sur une assiette remplie de billes d'argile humides. Accrochez des récipients remplis d'eau aux radiateurs. Vaporisez le feuillage chaque jour avec de l’ eau non calcaire pour ne pas le tacher. Videz l'eau qui stagne au creux des feuilles. Vaporisez les boutons, évitez de toucher les fleurs ouvertes pour ne pas les tacher.
Toilette: essuyez les feuilles avec une éponge humide tous les quinze jours.
Les racines aériennes et celles qui sont dans le pot de plastique transparent reçoivent la lumière. Cette dernière leur permet de synthétiser les sucres dont la plante a besoin grâce à leurs pigments chlorophylliens.
Pour faire refleurir les orchidées:
- Apportez un engrais spécial orchidées une fois par mois durant toute la période de végétation, toujours après un arrosage.
- Après la floraison, coupez la tige florale au-dessus d'un nœud.
- Placez alors le pot dans une pièce plus fraîche (10 à 15 °C), espacez les arrosages et cessez les apports d'engrais pour la mettre en situation de stress.
- Lorsque les boutons se formeront à nouveau, vous remettrez le pot dans la pièce chauffée et reprendrez les arrosages et les apports d'engrais.
Le rempotage: Il doit être effectué tous les 2 à 3 ans après la floraison, lorsqu'il n'y a plus de tige florale en formation.
- Dépotez avec soin pour ne pas casser les extrémités fragiles des jeunes racines. Le compost étant très friable, cela ne devrait pas présenter de difficulté. Si des racines sortent par les trous, coupez le pot s'il est en plastique ou cassez-le s'il est en terre.
- Profitez du rempotage pour nettoyer les racines. Coupez celles, très anciennes, qui ont séché. Leur décomposition pourrait entraîner l'apparition de pourriture.
- Replantez dans un mélange pour orchidées (1/3 de tourbe blonde fibreuse, 1/3 de sphaigne (mousse), 1/3 d'écorces de pin et de polystyrène) préalablement mouillé.
- Utilisez de préférence un pot en plastique: il ne fixe pas les sels minéraux, parfois nocifs pour les racines. Prenez-le d'une taille légèrement plus grande que celle du pot précédent. Maintenez l'orchidée d'une main en faisant glisser le mélange entre les racines.
- Après le rempotage, pas d'arrosage pendant 2 semaines. Vous ne reprendrez les bains que lorsque les racines, bien développées, retiendront le compost. Après le rempotage, vous conserverez la plante à 18-20 °C en évitant tout courant d 'air.
A noter que chaque espèce a ses exigences de culture propres:
- Dès que vous vous aventurez au delà des Phalænopsis, les manuels de culture deviennent indispensables.
- A retenir en la matière: Le guide "Cultivez les orchidées" de Mon Jardin et Ma Maison (n°110)
Que faire en cas de problème ?
- 1. Les fleurs flétrissent et les boutons tombent peu de temps après l'installation de la plante:
- Les causes: Courant d'air, chute de température trop brutale, mauvais arrosages (trop ou pas assez d'eau)
- 2. Maladies et parasites: Feuilles tachées, décolorées ou collantes
- Les causes: Mouches blanches, cochenilles
- Remèdes: Lavez les feuilles avec une éponge imbibée à moitié d'eau de pluie et d'alcool à brûler avec quelques gouttes de produits à vaisselle.
ooOoo
Le langage des fleurs
L'orchidée dont la beauté est sensuelle, symbolise la fécondité, la perfection et la spiritualité.
04 novembre 2006
Une curiosité pour mains vertes…la Corne d'élan !
Corne d’Élan (ou de cerf)
Platycerium bifurcatum
Carte d'identité:
Fougère épiphyte de la famille des Polypodiacées qui a deux sortes de frondes:
Celles à la base de la plante de forme arrondie et lobée s'aggrippent au support qu'elles trouvent (Par exemple j'en ai vu en Thaïlande poussant assez haut sur un tronc d'arbre comme du gui). Ces frondes ne servant qu'à soutenir la fougère ne produisent pas de spores. Elles brunissent et se parcheminent avant qu'une nouvelle fronde vert menthe vienne les recouvrir.
Les feuilles (frondes) longue, plus ou moins découpées à l'extrémité comme les bois d'un cerf et pendantes peuvent atteindre plus de 1 mètre de long. Celles-ci, fertiles, plus nombreuses, d'un vert soutenu sont décoratives portent au revers des sporanges.
Haut / large: 70 cm
Fiche de culture:
Plantation: Le support de culture pour cette plante est très léger, constitué de
toutes sortes de matériaux fibreux ou grossier (tourbe, écorce de pin,
mousse...) et de terreau léger.
Vous pouvez aussi la cultiver sur des morceaux d'écorce brute.
Cette fougère est à poser sur une sellette en hauteur ou à suspendre à la lumière moyenne, mais pas au soleil direct et à l'abri des courants d'air. Elle accepte néanmoins des températures relativement fraîches (12-13 °C). En été, la température idéale est 21°c, au dessus il est préférable de bassiner fréquemment.
Les feuilles de Platycerium bifurcatum sont recouvertes d'un duvet argenté que vous ne devez pas essuyer pour le préserver; cette pruine sert en effet à sa transpiration.
Douchez la plante une fois par semaine à l'eau tiède, laisser égouter. Maintenez la base de la Corne d'Elan humide et entre 2 arrosages, laissez ressuyer complétement le mélange de culture, à la différence des autres fougères.
Conseil: Faites la tremper dans une grande bassine d'eau douce, à température ambiante, additionnée d'engrais en été, une fois par semaine durant une demi heure environ.
Vous pouvez multiplier le Platycerium bifurcatum au printemps par division des jeunes plantes à la base en veillant à ce qu'elles soient bien bien fournies en racines.
Maladie: Surveillez la présence des cochenilles.
* En association ici avec un Chlorophytum comosum ‘Vittatum’
14 octobre 2006
Le gui, tantôt porte-bonheur, talisman, médicament ou poison!
Le gui
Viscum album
Le gui est une plante à fleurs à pétales de la famille des loranthacées qui vit en parasite sur les branches de certains arbres en y enfoncant des racines corticales et dont les fruits, blancs, contiennent une substance visqueuse.
Le gui est un épiphyte et un parasite commun presque partout, fréquent sur les peupliers, saules, pommiers, robiniers, tilleuls, alisiers, aubépines, frênes, amandiers, sapins, pins, mélèzes.
Rare sur les pêchers, noisetiers, charmes, châtaigniers, poiriers, cerisiers, marronniers, mûriers... Exceptionnel sur les chênes, ormes. Absent sur le hêtre.
Le gui se ramifie régulièrement dans tous les sens, formant une boule jusqu'à 1 m de diamétre. Il fleurit au printemps et forme des baies blanches en hiver. Cette plante voyage sous forme de graines dans l'estomac des oiseaux, avant d'être expulsé dans leurs fientes. Les grives, en particulier, consomment ces baies et propagent les graines, qui restent collées aux branches grâce à leur enveloppe visqueuse et... indigeste.
Le gui est-il nuisible ou utile ?
En hiver une boule de gui isolée sur un arbre ornemental en bonne santé lui donne une touche d'originalité et n'aura jamais de conséquence fatale. En revanche, ce parasite, lorsqu'il est présent en nombre sur un arbre, est nuisible car il ponctionne les ressources de son hôte.
Avant d'éliminer les touffes de gui, assurez vous que la vigueur de l'arbre n'est pas atteinte. Plusieurs signes en témoignent, selon la saison: floraison moins importante, croissance ralentie, chute des feuilles précoce. Cet essoufflement se remarque surtout sur les branches où le gui s'est implanté. Sciez la branche bien en amont de la touffe, rabattre celle-ci à la base n'empécherait pas le gui, dès la montée de sève, de regagner son volume initial.
Attention danger !
Le gui a de tout temps été célébré: D'anciens souvenirs d'école nous ramènent aux druides qui le coupaient avec une faucille en or lors du sixième jour de croissance de la lune après le solstice d'hiver; les croyances d'alors en garantissait la fertilité des terres cultivées.
De nos jours, le gui entre traditionnellement dans nos maisons pour les décorer à Noël et au jour de l'an. Les branches de gui suspendues dans la maison sont sensées apporter le bonheur à ses occupants ou les protéger du mauvais sort. Un peu partout, la tradition veut qu'on s'embrasse sous une branche de gui quand retentissent les douze coups de minuit le 31 décembre en se souhaitant la bonne année.
Et pourtant les beaux fruits blancs du gui qui apparaissent en hiver et symbolisent l'immortalité sont toxiques: L'ingestion par un enfant, attiré par ces boules blanches, de 2 ou 3 baies n'entrainent le plus souvent que des problèmes digestifs: nausées, vomissements et diarrhée. Ces perturbations peuvent cependant être assez importantes pour provoquer une déshydratation avec apparition de troubles cardiaques et une chute de tension. Au-delà de 5 boules blanches ingérées, en particulier chez un jeune enfant, l'hospitalisation s'impose.











































