15 décembre 2007
Cette chanson ravive la couleur des roses…en hiver!
J'avais oublié que les roses sont roses
ooOoo
Tiens un oiseau qui chante tiens un enfant qui joue
Une fleur qui s'invente un printemps pour deux sous
Tiens un soleil qui brille d'où sort-il celui-là
Des gens qui me sourient ça existe tout ça
- Refrain -
J'avais oublié que les roses sont roses
J'avais oublié que les bleuets sont bleus
J'avais oublié tant de belles choses
J'avais oublié où avais-je les yeux
Une douce lumière s'enroule autour de moi
Mille mains familières me fêtent comme un roi
J'ai retrouvé ma vieille vie, jolis pulls délavés
A l'instant je m'habille et je repars au passé
(au Refrain)
Je me trouvais dans un vieux livre que j'ai relu cent fois
Un monde où il fait bon vivre quitte à vivre sans toi
Et toi qui n'est plus qu'une ombre dans le ciel bien trop bleu
Enfin je suis du nombre des imbéciles heureux
(au Refrain)
ooOoo
Paroles et Musique:
Salvatore Adamo
1971
Site officiel de Salvatore Adamo ![]()
28 juillet 2007
Une poésie autour des parfums…
Cythère
Un pavillon à claires-voies
Abrite doucement nos joies
Qu'éventent des rosiers amis;
L'odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d'été qui passe,
Se mêle aux parfums qu'elle a mis;
Comme ses yeux l'avaient promis,
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre;
Et l'Amour comblant tout, hormis
La faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures.
Paul Verlaine
Fêtes galantes
Repère: Cythère est une des îles Ioniennes grèques au sud du Péloponnèse sanctuaire d'Aphrodite dans l'Antiquité d'où l'expression "faire le voyage à Cythère", pays de l'Amour.
Photo: Rose 'Red-parfum', Hybride moderne - Obtenteur A. Eve 1972
04 juillet 2007
Les Géraniums
Géranium foncé : Mélancolie
Géranium lierre : Amitié véritable
Géranium rose : Préférence
Géranium rouge : Réconfort
Emblème de la nuit, ta fleur rougeâtre et sombre,
Géranium, attend la nuit pour embaumer.
Ton parfum hait le jour et se répand dans l'ombre.
Oh ! dites, dites-moi, vous qui savez aimer,
Dieu, comme cette fleur, n'a-t-il pas fait votre âme ?
N'est-il pas vrai qu'à ceux dont le cœur est de flamme
Le monde et la clarté sont toujours importuns ?
Et n'est-ce pas la nuit, et sous l'œil solitaire
De la lune voilée, amante du mystère,
Que l'amour doit sur nous épancher ses parfums ?
Lamartine (1790 - 1869)![]()

Géranium 'Cedric Morris' Géranium 'Philippe Vapelle'

Géranium macrorrhizum 'Spessart'
25 juin 2007
Phlox paniculata
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Entente parfaite
Hélas ! les temps sont loin des phlox incarnadins
Et des roses d'orgueil illuminant ses portes,
Mais, si fané soit-il et si flétri - qu'importe ! -
Je l'aime encore de tout mon cœur, notre jardin.
Sa détresse parfois m'est plus chère et plus douce
Que ne m'était sa joie aux jours brûlants d'été;
Oh ! le dernier parfum lentement éventé
Par sa dernière fleur sur ses dernières mousses !
Emile Verhaeren (1855-1916)
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17 juin 2007
Le Pied d'Alouette…ou Dauphinelle
Delphinium Pacific Giant
J'aurais tant voulu tout ce ciel
Avec ses orages de bleu, ses encres secrètes et sauvages
Et ses océans interdits, où l'on se noie, où l'on espère.
Encore ! j'aurais tant voulu être nue, être là entre tes regards
Caressée entre deux ailes et dans la poésie de tes rêves
Être un pied libre et non un vers, pauvre envol qui décroît sur la terre
Encore ! j'aurais tant voulu être source, si pareille à ton regard bleu
Pour couler au fond de ton coeur, pour me maquiller en beau songe.
Ainsi, enchaînée, déchaînée en toi, j'aurais peut-être eu l'espoir
Que lorsque criant ton nom du haut des fleurs de l'azur
Je m'envolerais pour toujours.
Anne-Marie Cellier & Paul Starosta

Le langage d'amour des fleurs
Edition: Solar![]()
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20 mai 2007
La poésie des Iris de mon jardin
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Rimes de jardinier
Message
Si j'approche de vous avec le moindre orgueil
Celle qui me nourrit devienne mon cercueil,
Que le froid aquilon me déclare la guerre,
Que ma feuille se séche et tombe sous vos pas,
Et qu'on chasse de l'air ainsi que du parterre,
Afin de venger vos appas,
L'Iris du ciel et de la terre.Georges De Scudéry (1601-1667)
Ancolie
Folie

je vous rends la fleur d'ancolie.
Je suis en grand mélancolie,
Amies, que vous n'aiez changée;
Car vous m'avez trop estrangée.
Dites m'en le vrai, sans ruser,
Sans plus m'en faire en vain muser.
Christine De Pisan (1364 - 1430)
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Repère:
Christine de Pisan ou Christine de Pizan (Venise, 1364 – monastère de Poissy, v. 1430) était une philosophe et poétesse française de naissance italienne.
Christine de Pisan est considérée comme la première femme de lettres française ayant vécu de sa plume. Son érudition la distingue des écrivains de son époque, hommes ou femmes. Elle passe alors plusieurs années en procès pour récupérer son héritage. C’est ce qui fit qu’elle dut gagner sa vie en écrivant.
Elle composa des traités de politique et de philosophie, et des recueils de poésies. Auteur très prolifique, elle se retire dans un couvent à la fin de sa vie, où elle écrit un Ditié de Jeanne d'Arc. On lui doit, entre autres, Cent ballades d'amant et de dame et la Cité des dames. Son travail majeur a été accompli entre 1400 et 1418.
08 mai 2007
Pivoines
Honte et timidité
Paeonia officinalis Karl Rosenfield
Pétales de pivoine
Trois pétales de pivoine
Rouges comme une pivoine
et ces pétales me font rêver
Ces pétales ce sont
Trois belles petites dames
A la peau soyeuse et qui rougissent
De honte
D'être avec des petits soldats
Elles se promènent dans le bois
Et causent avec les sansonnets
Qui leur font cent sonnets.
Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Paeonia officinalis 'Mr Jules Elie' (rose) et Paeonia officinalis 'Festiva maxima' (Blanche)
Voir la fiche de culture complète des Pivoines de Chine herbacées ![]()
28 avril 2007
Le cœur de Marie
Petites filles au cœur de rose
Nées dans le jour, nées dans l'aurore
Aux cous de cygne, aux yeux de l'aube
Balancées par le vent léger
Doux zéphyr qui ravit vos teints…
Légères, graciles, ô vierges demoiselles
Dont les seins ce matin éclosent
Plus doux encore que cette sonate
Qui vous balance et qui vous chante
Que l'amour avance son aile
Touche avec langueur vos yeux
D'où soudain coule une larme
Lorsqu'un beau chevalier tout blanc
Se prosterne à vos genoux
En vous murmurant je vous aime.
Anne-Marie Cellier & Paul Starosta
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30 mars 2007
Les cerisiers sont blancs
Le cerisiers sont blancs,
Les oiseaux sont contents,
Revoilà le printemps, ah !
Je dors mal dans mon lit :
Ma cousine est trop jolie.
Est-ce normal, maman,
Ce merveilleux tourment
Qui m'fait rougir tout l'temps, ah ?
Si je me mariais,
Est-ce que tu me gronderais ?
Paul n'a pas d'soucis comm'ça :
Le p'tit Paul est trop petit pour ça.
Le P'tit Paul, c'est encore un gamin.
Il joue aux billes,
Il court dans le jardin,
Ne pense pas aux filles.
Les cerisiers sont blancs
Et c'est très énervant
Dès qu'on est un peu grand, ah.
Maman, ne te fâche pas,
J' n'ai plus l'âge de jouer à la
à la, à la bébête qui monte,
Qui monte, qui monte, qui monte
maman !
Les cerisiers sont blancs,
Les oiseaux sont contents.
Les cerisiers sont blancs,
Les oiseaux sont contents,
Ma cousin', elle m'attend, ah.
J'suis pas intimidé,
Je suis un homme et un vrai.
Bonjour, comment tu vas ?
Ta coiffur', c'est pas ça
T'as un pli à ton bas, ah...
Cousin', faut pas pleurer !
Embrasse-moi, on fait la paix.
Paul, c'est l'heur' de ton goûter.
Ecout', Paul, maman va s'inquiéter.
Au r'voir Paul, va jouer aux quatre coins
Va jouer aux billes,
Va jouer à rien,
Mais laisse-nous tranquilles !
Les cerisiers sont blancs,
Les oiseaux sont contents.
Je n'suis pas mécontent, ah.
J' n'aurais jamais cru ça.
Ell' savait jouer à la
à la, à la bébête qui monte,
Qui monte, qui monte, qui monte maman !
Les cerisiers sont blancs,
Les oiseaux sont contents !
Paroles: Maurice Vidalin. Musique: Gilbert Bécaud 1968
Ecoutez un extrait ![]()
















































