03 avril 2006
“Un jardin instinctif !”
J'ai écrit ces quelques lignes le 5 mai 2005 dans ce que j'appelais déjà depuis 2 ans "mon Jardinoscope", privé puisque sur base de données du type "filemaker" et non édité sur le web. Je vous le restitue ici dans sa version originale à laquelle je n'ai ajouté que les photos et les liens pour complément d'information.
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Nous avons achété cette maison entourée de son jardin en juillet 2001. Elle est située en Région Centre dans le Loiret sur la commune de Boigny sur Bionne à quelques kilométres d'Orléans, ville située entre la Forêt d'Orléans et la Sologne sur le parcours le plus septentrionale de la Loire.
Quand nous sommes arrivés à “La Chaumière” en juillet 2001, les haies de thuyas étaient laissées en liberté depuis plus de 2 ans, la pelouse plutôt miteuse, seuls existaient les jardinières de l’entrée en briques rouges et le massif devant la maison où trônait le groseillier décoratif taillé en topiaire, et au coin, un prunus assez sévérement taillé. Aucune fleur mais beaucoup de mauvaises herbes.
A l’arrière de la maison, une terrasse en béton brut assez grossier et un barbecue inachevé, en parpaings étaient agrémentés d’un massif "de mauvaises herbes" qu’occupé un jeune groseillier (encore!) soit disant décoratif. Au fond du jardin, les restes d’une aire de sable pour les enfants devant ce qui devait être l’emplacement du stockage de bois pour la cheminée. A l’angle opposé, un socle circulaire en béton où les occupants précédents posaient, en été, une piscine gonflable pour les enfants.
Au début, nous avons fait quelques travaux d’aménagement dans la maison, notamment dans notre chambre à coucher, la salle d’eau à l’étage et créé mon atelier dans une partie du garage. Plus tard la cuisine et la chaufferie actuelle.
J’ai donc vraiment commencé le jardin en 2002, en le structurant avec des arbustes sélectionnés en fonction de l’étalement de leurs floraisons sur l’année et de 2 rosiers. Dans le même temps, j’ai commencé à fleurir les massifs existants avec des bulbes et des vivaces rapides comme les gaillardes...des débuts pas toujours bien réussis ou des résultats insatisfaisants.
J’avoue mon tatonnement, mes hésitations, certainement de nombreuses erreurs...
C’est un jardin de petite taille (20 x 20 m avec la maison au milieu qui couvre environ 110 m2), mais je l’entretien seul et je travaille en plus, j'ai donc peu de temps libre, aussi, je m’oriente vers des plantes rustiques, vivaces et faciles. J'évite donc tout ce qui demande trop de travail à protéger (laurier-roses, tulipes…) , à conserver, à soigner, etc... Le moins possible de plantes annuelles, mais davantage d'arbustes, de rosiers, de vivaces variées et nombreuses et des bulbes de printemps, d’été et d’automne qui se naturalisent…en principe.
Malgré un vague schéma fait à l’origine, c’est un jardin fait de coups de coeur nourris de mes lectures de magazines sur le jardinage, de discussions avec quelques personnes de mon entourage et d’idées prises lors de visites de parcs et jardins notamment de la région Centre où je vis.
En 2004, les travaux et les plantations ont été plus nombreux avec la restructurartion du massif adossé au barbecue et la création de trois autres massifs, sans toutefois que cela devienne obséssionnel; Il faut savoir garder un certain équilibre entre toutes les activités, mais je reconnais que c’est prenant: Le jardin est devenu pour moi une réelle passion.
Aujourd’hui, je profite du plaisir de la contemplation…Tous les jours, dès que j’ai un moment, je fais le tour du jardin, sécateur à la main,… j’admire une fleurs, une association de couleurs, je m’exerce à deviner les fragrances très variées des fleurs,… Mais, je profite aussi du plaisir d’y travailler, de créer des associations de plantes, de couleurs, de créer de nouveaux massifs, de placer des surprises ici ou la pour ajouter une touche d’humour, et ce plaisir là se renouvelle sans cesse.
Patrick L.
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